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  • Montbéliard-Belfort : exportons nos patates et nos poireaux !

    Le championnat de France des jeunes se déroule traditionnellement sur deux semaines. Cette année, le record de 1233 jeunes de 5 à 20 ans est atteint à Montbéliard. Cette édition a été impulsée par Jean-Paul Touzé, président du club de Belfort décédé le 26 octobre dernier.

    OK 1300 jeunes, on a la quantité. Mais côté qualité, c’est plutôt patates et poireaux... Il suffit de comparer avec le même championnat actuellement en Russie.

    Axone, lieu superbe. Des centaines de tables impressionnantes. Une organisation fédérale rodée. Petit peuple consomme du Coca pas light, des frites et du McDo. La ville est contente pour l’hôtellerie. Les pizzerias enfournent.

    Mais quid de nos futurs champions ?
    Ben la France n’a pas ou mal cultivé son jardin. Du coup, on exporte nos « patates » et on montre nos « poireaux » au monde en direct. Magie de l’Internet. FFE fière comme un coq.

    La catégorie juniors filles: des précieuses ridicules ?
    Coucou, déjà t’as un nombre impair de participantes : 11… pour  9 rondes ! 6 joueuses ont moins de 1700 Elo. Un grand merci à la FFE et à sa responsable d’avoir encouragé « les échecs féminins » tant d’années. On voit le résultat. Un petit stage en Géorgie est conseillé.

    Juniors garçons : "a3 de jouer"
    27 joueurs seulement dont un à 1300. 6 joueurs au-dessus de 2200. L’espoir français Jules Moussard s’est mis en mode « foutage de gueule » en jouant « 1.a3 de jouer » à Borya IDER à la 3e ronde… Le père de ce dernier a été formé à l’école russe.

    "Borya n’a foutre de 1.a3." Il a été patient et a encaissé le point sans psychoter face à cette facétie.

    Entraîné en Russie, Moussard cesserait de faire une telle mousse ou serait privé de tournois internationaux. En France, on rigole. Mais n’est pas Nataf qui veut, (Nataf-Mullon en finale de Coupe de France) jeune homme.

    Sophie Aflalo joue depuis son plus jeune âge ces championnats. Sa participation dans le junior hypocritement désigné « mixte » où elle se bat comme à l’accoutumée résume ce tournoi : illisible.


    Autres catégories : plus on descend dans les catégories, plus il y a de monde. Mais pas de petits grands champions de demain. Le côté kermesse-je défends ma ligue ou je revendique mon drapeau (oeuf corse) est par contre omniprésent.
    Le championnat jeunes est devenu un championnat de masse. La FFE le « vend » à une ville. La FFE a même cédé un open. Ben oui, mon gosse n’est pas qualifié, mais il veut jouer quand même. Je dépose plainte ou j’ai une amende ?

    Champ de patates à perte de vue
    De leur côté, certains entraîneurs font leur beurre en faisant appliquer leurs propres modèles. Exemple-type : mon élève joue mon répertoire. Sous-entendu : c’est moins de boulot à préparer et on répète à qui mieux mieux qui la Défense Scandinave qui la Défense Slave.

    Sous-variante : on fait jouer des petites sous-variantes pourraves.

    Contrainte quasi-générale : gérer le diktat des parents-employeurs qui ne comprennent rien aux 64 cases. Leur dire gentiment qu’il ne faut pas faire de sauts de cabri au moindre point marqué par leur progéniture. Leur conseiller d’acheter des jumelles, de ne pas talocher leur môme en cas de défaite et de ne pas le mettre dans le coffre de la voiture (si, si, ça c’est vu !)

    Entraîneurs : septante ans de solitude
    Ces entraîneurs, il faut les plaindre. Une réunion menée par Darko Anic, El Director de la toute nouvelle direction nationale de l’entraînement (DNE), propose de mutualiser les expériences. Vraiment pas gaulois comme réflexe, mais pourquoi pas ?

    Entre des élèves feignasses, lâchement sollicités par les études, septante années de retard dans la transmission de la connaissance et une fédération longtemps dirigée par des enseignants à qui le mot « élite » donnait des… boutons, bonne chance les gars !


    Je ne lis pas, je branche mon moteur
    Pour finir, à peu près 90 % des jeunes joueurs n’ouvrent jamais un livre et n’analysent jamais par eux-mêmes leur partie post mortem. On branche le moteur et on se dit qu’on était à "+2". Devenir esclave de la machine, il fallait y penser.

    Je connais pas mes finales, chef !
    Autre défaut hexagonal. Au cinéma, on parle d’exception française. Bon. Aux échecs, pas mal d’argent public va dans le financement d’entraîneurs via les clubs sans vraiment de contrôle sportif ni de suivi d’objectifs. Sauf pour faire du chiffre et de la grosse mousse dans les écoles avec les petits n’enfants comme en Corse ou ailleurs. Cela fait bosser des smicards, c’est cool. Et un enfant représente a priori deux électeurs.
     

    Hormis les élèves entraînés par des MI/GMI issus de l’Est (comme le faisait Spiridonov en son temps), tout le monde se concentre sur les ouvertures et rien pour les finales. Bon, OK c’est la mode au top niveau et il faut être vivant au 15e coup.
    Résultat : nos jeunes jouent les finales comme des cochons d’Inde. Ceux qui sont envoyés dans les compétitions internationales se font laminer.

    A part ça, il y a des motifs de satisfaction ; des joueurs et joueuses combattants vont jusqu’au dernier pion quel que soit le résultat. Ne citons personne, ils se reconnaîtraient tous !

    Site officiel

    Site dédié de la FFE (grille américaines par catégorie, c'est super)

    Article de l’Est républicain avec album photos

  • A quoi sert le top 12 ?

    Le championnat de France par équipes de première division se déroule actuellement à Haguenau (Bas-Rhin). Il réunit 12 équipes de 8 joueurs dont une femme de nationalité française. Cette règle est exactement la même que celle appliquée dans les divisions inférieures jusqu’en N3.

    Le champion de France en titre Clichy déroule les matches les uns après les autres et devrait engranger un titre supplémentaire. Ce championnat sur 11 jours permet aux joueurs du top de toucher quelque argent et aux dirigeants de repérer des noms pour des saisons suivantes. Sportivement, on voit encore beaucoup de nulles sans jouer… tolérées par les capitaines. Financièrement, c’est un gouffre pour les clubs.

    Mais à quoi sert le top 12 ? Revue de presque, cliquer ligne suivante

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  • Échecs « féminins » : une variante symétrique impayable !

    Un règlement oblige les équipes du Top 12 à Nationale 3 (soit 4 niveaux) à jouer avec au moins une joueuse de nationalité française. Ce qui était autrefois une mesure incitative est devenu un débat entre clubs et la fédé avec quelques effets pervers et d’autres totalement hilarants.

    « Le petit business des échecs féminins », a montré un aspect du problème dans une note du 25/10/2012.

    Mais oyez, oyez, objecteurs de conscience de la gente dame au 8e échiquier. Cette saison, un club de Nationale 2 a recruté une personne qui ne savait pas jouer pour exécuter quelques coups contre une pige de 50 €. Une seule partie dans un match sans enjeu. Et ce qui devait arriver arriva…

    Cliquer ici pour lire la suite. Interdit de rire.

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