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mazé

  • Islande : Équipe de France (déconnade)

    Le championnat d’Europe par équipes vient de se terminer à Reykjavik. L’équipe « mixte » traditionnellement composée d’hommes essentiellement termine à la 4e place, son rang de départ. A une place du podium synonyme de médaille et surtout de prix:)

    Tout ça pour ça. Entourée des GMI Libiszewski et Mazé, l’équipe a tout de même failli malgré les tweets du bonheur ou les selfies sourire publiés pendant la journée de repos et non à la fin du film comme l’équipe de Russie !

    Certes, une 4e place ex aequo « se joue à des détails » (Édouard), mais regardons les maillons faibles : 4 défaites en tout sur 36 parties : deux pour Laurent Fressinet et deux pour Romain Édouard ; ce dernier, au lieu de prendre une nulle « d’équipe », a continué une attaque et a perdu à la 8e ronde. Faute. Les deux dernières rondes sont toujours cruciales dans une telle compétition et les demi-points valent très très chers.

    Et les entraîneurs ? En mode déconne sympa, on est tous potes. Le problème ? Le « retour d’expérience » est nul depuis des dizaines d’années en équipe de France. Les entraîneurs sont nommés par cooptation en fonction des affinités avec le président en place : qui se souvient encore du sélectionneur Joël Lautier sous la présidence Moingt 17 qui traitait Romain Édouard de « chèvre » ?

    Revenons en 2015

    Bilan comme dans « L’Équipe », un journal qui traite un peu les joueurs d’échecs comme des neuneus surdoués :


    Vachier-Lagrave, 3 gains, 0 défaite
    Monsieur Top gun avec une grosse tronche de gaucher contrarié apparent ; un coup à droite, un coup à gauche, il est injouable et quasi imbattable (+3 avec 6/9). Même pas peur. Il gratte 8 points Elo, la médaille de bronze du 1er échiquier. Sa partie contre Vallejo Pons est un monument. Mais pourquoi la planète l’appelle MVL ? Même pas drôle !

    Bacrot, 2 gains, 0 défaite
    Va s’acheter une Berline pour fêter ses succès avec la Berlinoise. 5/8 (+2). Il gratte 6 points Elo et score aux moments opportuns. Encore un super joueur d’équipe… médaille d'argent au 4e. Étienne, Étienne !

    Fressinet, 2 gains, 2 défaites
    Où est le joueur qui nettoyait Roublevsky dans un match France-Russie aux Olympiades de Turin en 2006 ? Craquage lié à des raisons extra-échiquéennes ? Jeu décevant et défaite impensable contre son ex-pote secondant, le Hongrois Rapport. Dommage. Fressinet perd rarement, marque souvent des points importants, mais quand le Dacquois passe à côté, il ne fait pas les choses à moitié. Et toujours avec son sourire énervant.


    Édouard, 1 gain, 2 défaites
    Gros décalage entre les déclarations d’intention sur twitter « on est tous potes, on a bossé, c’était dur, on a raté la médaille à un chouilla » et les prises de décision. Candidat pour le prochain « maillon faible » et pour le « je me prends super au sérieux ». A d’ailleurs été repéré comme tel par les équipes adverses. Perte de 6 points dans le Spiel.

    Tkachiev, 2 gains, 0 défaite
    La Soviet School sans alcool, c’est cool. Au 5e échiquier, il a fait le job, notamment dans une superbe partie de la 9e et dernière ronde où il a atomisé « Tivi », Tiviakov. Gain de 6 points Elo dans la chess besace.

    L’équipe féminine

    Entraîneur : Cornette, le bien-nommé.
    Dans quel sens doit-on parler d’entraîneur ? Nettoyage technique 2-0 des Russes contre une équipe de France qui fait illusion et qui se prend un 4-0 contre l’Ukraine !

    Globalement, on a plutôt l’impression de voir des joueuses en vacances et un « entraîneur » qui fait copain-copine-j’encaisse mon chèque avec des titrées en mode smiley.
    La FFE ferait bien d’embaucher un homme à poigne type Andrei FILATOV pour mettre de l’ordre dans tout cela.
    Individuellement, les joueuses veulent bien faire (Skripchenko, médaille de bronze au 2e échiquier...), mais casser l’encadrement basé sur la séduction est une priorité. Que peut-on dire de plus ?

  • Rapide et Blitz à Paris : Fressinet ze King

    Le grand maître Laurent Fressinet a dominé samedi les Internationaux de blitz de Paris en terminant seul premier malgré une défaite contre Andréï  Chekatchev.

    Il termine en revanche invaincu dans le tournoi rapide du lendemain avec une nulle contre Trégoubov et Fédortchouk.

    Le tournoi rapide des As (+ de 2000 Elo) a rassemblé 58 participants ; les tournois Accession et Avenir rassemblaient quelques vieux requins et des grappes de jeunes.

    Dans le blitz de la veille, la cadence était un peu lente : 5 min + 2 s ce qui a fait dire aux organisateurs que deux rondes de plus auraient pu être organisées (le 3+2, c’est quand même du « vrai » blitz, mais les pendules électroniques sont moins faciles à régler sur les centaines de table…)

    Le tournoi blitz en 9 rondes a débuté à 14h30 et s’est terminé à 18h30 sans interruption. Tout était bien huilé tant que tout un chacun amenait a tempo son résultat, ce qui est toujours motivant… quand on a gagné.

    Les 12 premières tables enregistraient les coups sur des échiquiers électroniques. La ligue a promis que l’on pourrait avoir les télécharger prochainement. Son président, Robert Iasoni, ne pourra plus se distinguer avant quelques jours dans un bel canto : il n’avait plus de voix. Il faut dire qu’il sortait, avec son équipe, d’une semaine d’incantations diverses et non primesautières à destination de centaines de jeunes dans le championnat de ligue, qualificatif pour le championnat de France des jeunes en avril à Pau.

    r&B_fress_gou.jpgIl a toutefois pu annoncer aux amoureux des points ‘Ego’ que ce tournoi ne compterait pas pour le classement blitz international « malgré nos nombreuses demandes à la FFE ». Traduction : la fédé n’a probablement pas voulu verser la dîme pour un classement international dont tout le monde se fiche éperdument. Ce n’est pas le cas pour le classement national et pour quelques malins…

    Photo: Gain de Fressinet avec les noirs contre Guliyev à la 3e ronde du blitz sous les yeux de Hayk Mirimanian tandis que le MI Monroy et le GMI Tchékatchev kibbitzent la partie d’à côté.



    L’arnaque au classement

    Si certains joueurs ne s’expliquent pas de bonne foi leur classement blitz (difficile à trouver sur le site FFE), d’autres ont un classement inexplicable ou le font baisser à dessein pour gratter un petit prix à coup sûr dans le tournoi ‘B’. C’est une triche de poireau.
    Ce fut le cas l’an passé de l’ami LICAYAN qui a encore tout perdu ce samedi ou presque dans le blitz des As.

    Mais prenons le cas de l’ami Renzo SOTELO. C’est l’arnaque grand format. Habitué des blitz au Jardin du Luxembourg, c’est un client coriace.

    Le pauvre chou n’avait que 1660 au classement blitz. Il a donc joué, à 38 ans, le tournoi ‘Avenir’… est arrivé premier avec 8,5 sur 9 avant d’enchaîner comme une fleur le lendemain le tournoi rapide avec son classement (rapide) de… 2330. Il termine d’ailleurs 11e avec 6/9 en perdant contre le GMI Le Roux à la dernière ronde et est le seul non titré parmi les 12 premiers.

    Son classement en parties longues est de 2031 et la FIDE écrit (peut-être à tort ?) que son classement rapide est de 2111 et blitz de 2079. Sa place est réservée au Temple de la renommée.

    Coucou, je m’appelle MVL. Tu joues à la variante ‘refus’ ?
    Maxime Vachier-Lagrave est passé voir ses potes et n’a pu s’empêcher de jouer ; mais pas au blitz car sûrement trop fort ! Il a joué avec le GMI Sébastien Mazé en blitz à la variante « refus ».

    A tout moment, on peut refuser le coup de l’adversaire qui en choisit un autre. Il y a une part de poker menteur dans cette forme dérivée du jeu et cela est carrément infernal quand les combines commencent à poindre leur nez !
    Mazé a gagné la partie filmée et quelques autres également.
    Voir l’essentiel de la partie Mazé-MVL en vidéo

  • Équipe de France : interview de Sébastien Mazé

    La France est vice-championne d’Europe par équipes de 4 derrière l’Azerbaïdjan et devant… la Russie ! Le tournoi s’est déroulé du 7 au 18 novembre 2013 à Varsovie. Battue sur le fil à la 9e ronde par la Russie qui revenait de nulle part, elle fête une deuxième place après avoir été en tête tout le tournoi.

    Joie, bonne ambiance, symbiose avec le capitaine et le préparateur, on se demande pourquoi la FFE n’avait pas trouvé avant une telle formule magique. L’ancien entraîneur de l’équipe de France, licencié récemment, pourra s’en inspirer lors de lointaines responsabilités. Et les anciens responsables aussi car les joueurs ne demandaient qu’une chose : jouer pour la gagne.

    Ils se connaissent tous depuis des années et ne jouent pas vraiment pour une haute récompense. Cette deuxième place a rapporté 9 000 € à la fédération, ce qui a permis de partiellement répartir les primes équivalentes à chaque joueur du fait de ce bon résultat : un peu plus de 4 000 € chacun.

    Avec un impardonnable retard, Echecs64 parle de l’événement. Le nouveau champion du monde Carlsen et notre champion du monde vétéran Vaïsser attendront. C’est pourquoi nous avons posé dix courtes questions au capitaine : le GMI Sébastien Mazé.

    La consigne était : « Réponses impertinentes et dans la déconne. » Pitaine a encore réussi ! Il est arrivé au moins deuxième !

    Echecs64 : Salut Seb. Ton pseudo est mazetovic sur twitter. Comment s’est passée la préparation des cinq mousquetaires avant la compétition ? Réunion de choc à la fédé, suivi des matches de foot avec MVL, footing à Clairefontaine, stage de hors-bord en Corse ?
    Sébastien Mazé : Cette année, on n’a pas trouvé le financement pour le hors-bord en Corse ! Plus sérieusement, on espère faire un stage tous ensemble avant les Olympiades [août 2014 à Tromsø, Norvège.]


    Echecs64 :
    La FFE a annoncé l’absence de Fressinet pour « raisons personnelles ». On supputait sa présence aux côtés de Carlsen, mais ce dernier a affirmé qu’il n’avait « qu’un marteau » (le GMI Hammer) comme secondant. Avec Fressinet, c’était la médaille d’or ou la mauvaise ambiance assurée dans l’équipe du fait d’une rivalité Bacrot-Fressinet sur l’échiquier ?

    SM : L’époque des rivalités est révolue. Laurent était occupé cette année, mais sans aucun doute, il sera là l’année prochaine.

    Echecs64 : Combien de fois avez-vous chanté ‘Étienne, Étienne’ avant de décider de le mettre au 1 en bloqueur plutôt que d’envoyer MVL planter ses banderilles ?
    SM : Plusieurs compos étaient possibles mais on a opté pour l’expérience d’Étienne au 1. Par contre, on a pas mal chanté Papayou de Carlos !

    Echecs64 : Combien d’heures par jour dormait Gozzoli resté en France ?
    SM : Yannick récupère encore, quinze jours après la fin de la compétition. Il a effectué plusieurs nuits blanches de travail pendant le tournoi.

    Echecs64 : Y a-t-il eu une frayeur du type : « Mon joueur ne s’est pas réveillé, il va arriver 20 s en retard et on se prend une bulle à cause de la règle zéro tolérance ? »
    SM : Pour les joueurs, pas de frayeurs ! En revanche, pour donner la compo à 8 h du mat, c’est une autre histoire...

    Echecs64 : A propos de bulles, à quelle ronde est arrivé le président fédéral ? A-t-il amené son champagne ?
    SM : Diego est arrivé à la ronde 7 [Azerbaïdjan-France, 2-2] avec une sacrée bonne humeur et une grosse envie de gagner.

    Echecs64 : Quels étaient les restaurants préférés de l’équipe ? On a vu sur Facebook des photos de MVL se bâfrer de brochettes. Cela faisait Obélix, mais en version Mickey Mouse pour le format.
    SM : On a trouvé le meilleur resto Sushi d’Europe ! Du coup, c’est devenu notre QG.

    Echecs64 : Comment expliquer la baisse de régime de Tkachiev dans le match contre la Russie ?
    SM : Vlad a joué en moyenne 7 h sur ses 8 parties ! Il n’a pas baissé de régime. Il était au top tout le tournoi, mais il est tombé sur un grand Andreikin.

    Echecs64 : Même si on ne refait pas le match, vous avez envoyé une boîte de chocolats à Van Kampen après qu’il ait raté un gain évident dans une finale T contre C contre Morozevitch, ce qui permet à la Russie de gagner contre les Pays-Bas au lieu du match nul et qui aurait du coup changé l’appariement de la dernière ronde ?
    SM : Van Kampen était déçu lui-même qu’on l’ait laissé tranquille. Mais c’est vrai que c’est un tournant.

    Echecs64 : Quelles sont les cinq parties mémorables de l’EdF que tu vas agrafer dans ta chambre et qui rallumeront une tonne de souvenirs ?
    SM : Les parties de Romain et Vlad contre l’Ukraine [Édouard-Efimenko 1-0, Moissenko-Tkachiev 0-1]. Un régal.
    Les parties d’Étienne contre Mamedyarov (nulle) et Aronian (défaite). La première de toute beauté et la seconde, un gros ascenseur émotionnel. Et les deux boucheries de Max contre la Grèce et l’Arménie.


    Échecs64 : Médaille d’or d’Édouard au 3e échiquier. Franchement, pour celui que Lautier appelait « la chèvre », il n’a pas forcé son talent *:D La banane !
    SM : Je crois qu’il n’était pas trop en forme ?

    Merci Sébastien, à bientôt dans le cyber-espace ou en observateur au stage de hors-bord !


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    Site officiel

    Chess-results : Tous les résultats dans tous les sens, équipes, échiquier par échiquier etc.

    Et l’équipe de France féminine ? A joué sur la case i9. Tournoi raté. Interdit de rire, cliquez ligne suivante.

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