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  • Spassky réapparaît à la télé russe

    Le 2 octobre, Boris Spassky a donné une interview à la télé publique russe, la Première Chaîne. Il a indiqué qu’il y avait une « pomme de discorde » entre sa famille et lui. Et pas seulement pour des raisons médicales où Spassky se serait senti en « résidence familiale surveillée », mais également pour une affaire de répartition de biens.

    Il serait prêt à « faire des compromis » et aurait envoyé de Moscou une demande de divorce. Le GMI Vlad Tkatchiev était présent lors de cet entretien. Spassky en a donné un second pour le site de Vlad, ‘Whychess’, où il a répondu à des questions plus… techniques.

     

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    Le reportage de la télé russe montre sa maison à Meudon et interroge à Moscou son avocate française Me Julie Losson. Elle parle parfaitement russe et se montre prudente dans ses réponses, se limitant à dire que Spassky peut parler librement et décider de lui-même.
    Mais la réponse est sûrement dans sa spécialité indiquée sur le site du cabinet parisien où elle exerce : le droit patrimonial de la famille et le droit international privé. Le décor est planté.

    De son côté, Spassky se montre tel qu’en lui-même dans ses meilleures années sur l’échiquier : combatif. Il ménage au maximum sa famille, car chaque mot pèsera dans ce « conflit familial fort » comme le rapporte la Première chaîne.

    Quelques détails

    • Il est clair qu’à la suite de son AVC, le champion ne peut plus marcher sans être aidé. On voit qu’il a été fortement maquillé pour les besoins de l’entretien. Son discours est cohérent et il a l’air d’assumer ses choix.
    • Il prétend avoir un « sponsor » pour l’aider à payer la clinique. Mais qui paie son avocate ? Une femme s’occupe de lui : Valentina Kouznetsova. Elle refuse d’être filmée et est omniprésente.
    • Son regard est dur, très dur. Il n’a plus cette insouciance de se cacher sous une blague pour amuser le public. Elles réapparaissent en passant sans le sourire de malice d’autrefois dans l’entretien qu’il donne à Tkachiev sur WhyChess.

    Ce Boris est méconnaissable sur le plan du caractère. En l’état, il ne rentrera pas en France et l’affaire semble prendre une tournure privée. Triste fin de partie sur laquelle il est interrogé par Vlad sur WhyChess en comparaison avec celle de Fischer.

    Le résumé (en anglais) sur ChessBase

    L’interview (en anglais) sur WhyChess

    Le reportage (5 min)avec l’interview du champion sur la Première Chaîne russe

  • Mark Crowther : le TWIC fait pouic

    mark_crowther_2_300.jpgFin de partie ou presque pour un ancêtre de l′Internet. L’Anglais Mark Crowther, bibliothécaire de formation, cesse la parution de TWIC (The Week In Chess), son magazine hebdomadaire électronique.

    Édité depuis 1994, TWIC était fait de parties au format PGN et de tableaux et résultats de tournois.

    Le 29 août, en pleine Olympiade, Mark a annoncé via un communiqué que la collaboration avec le 'London Chess Centre' (librairie spécailisée et site de vente en ligne tenu par le MI Malcom Pein) qui l’hébergeait et le sponsorisait depuis 1998 était terminée. L'aventure continuera peut-être sur son site personnel theweekinchess.com. Quelques jours tard, de sa page Facebook, il annonçait qu’il continuerait TWIC après septembre car il devait honorer 3 ou 4 TWIC pour ChessBase.

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  • 'Toitelgate’ à Aix: les arbitres suivent Feller au p’tit coin!

    duchamp_fontaine.jpgEncore un 'Toiletgate' à la Kramnik-Topalov? Le jeune Sébastien Feller, condamné en première instance par la FFE à 5 ans dont deux avec sursis pour une triche supposée est suivi jusque dans les toilettes au championnat d’Europe à Aix-les-Bains!

    Par des admiratrices en folie qui l’ont confondu avec Justin Bieber? Par Mme Pomian, vice-présidente fédérale qui veut un autographe?

    Non, par les arbitres. Quand Feller quitte les toilettes, réglementairement distantes de deux minutes de l’aire de jeu, Feller sort sa laisse, attache l’arbitre et l’emmène aux toilettes avec lui.

    Cette nouvelle est tout aussi dada que la Fontaine, ce ready-made de 1917 (photo ci-dessus) exposé par l’artiste Marcel Duchamp... grand amateur d’échecs et ancien membre de l’équipe de France!

    Cette nouvelle est-elle une (mauvaise) blague du 1er avril? Feller, 16e au général à deux rondes de la fin, triche-t-il à Aix-les-Bains?
    Bonus: La parano de Vallejo. La FFE diffère la promesse du différé.
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  • Un Vishy avec deux K bien frais svp!

    Pour gagner un championnat du monde, rien de mieux que d’inviter deux K. Comment? Grâce à l’Internet. Le nouveau champion du monde d’échecs, l’Indien Viswanathan Anand le confie dans un entretien en anglais en deux parties: Kasparov et Kramnik lui ont prodigué de précieux conseils à des moments critiques de son match contre Topalov.
    De son côté, Topalov disposait de 8792 processeurs, probablement prêtés par le gouvernement bulgare. Un presque ’K’ a donné un coup de main également: le numéro 1 mondial sur la liste du classement Elo, le jeune jeune Norvégien Carlsen, lui-même s’étant entraîné avec le 'retraité' Kasparov. La victoire de la psychologie et de l’expérience Kolossale contre la force brute des machines?
    Pas si simple comme le décortique Anand qui connaît les limites de la machine, mais qui a aussi fait appel aux ordinateurs dans sa préparation. Mais qu’ont-ils donc contre le Bulgare Topalov, qui a perdu le titre en s’inclinant avec les blancs dans la 12e et dernière partie du match? Lire les révélations passionnantes sur le site de ChessBase. L’importance des ordinateurs dans la pratique d’aujourd’hui: cliquer ligne suivante.

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  • Gaston-Vladimir la gaffe

     

    Mat en un! Sûrement la pression de l’argent. Le champion du monde en titre, Vladimir Kramnik, le vrai, celui qui a même battu Kasparov en match, s’est fait mater en un coup comme un débutant par la machine dans la deuxième partie jouée le 27 novembre, à Bonn. Pire: il a joué, s’est levé, est allé siroter sa tasse de thé. De retour à l’échiquier, le manipulateur avait joué le mat, presqu’en s'excusant.

    medium_gaff-kramn.3.JPG

    Cette gaffe va faire une pub énorme. Surtout pour le logiciel vainqueur. Mais quand va-t-on arrêter ces matches de foire ? Dans les années 1980-1990, ils avaient un intérêt au sens où ils donnaient des directions de recherche pour améliorer le niveau des machines. Aujourd’hui, ces mêmes machines sont comme les calculettes avec le calcul intégral ou les équations différentielles: elles ratatinent 95% des grands maîtres en parties rapides comme en parties lentes.

    Alors, que prouve ce match? Rien. Que la machine gagne ou perde. Ou plutôt si: que l’émotivité joue un grand rôle, même à haut niveau. C’est si vrai que la sonnette d’alarme avait déjà retenti dans la première partie. Comme l’a magistralement démontré le commentateur officiel, le GMI américain Yasser Seirawan sur le site de ChessBase, Kramnik a loupé plusieurs suites nettes de gain dans la phase finale de la première partie. Humain, forcément humain. La morale de l’histoire: un match entre humains est beaucoup plus intéressant, même avec ses outrances qu’un match entre un Kramnik, en pleine ou petite forme contre un ordinateur. Car le seul vainqueur ne sera pas Kramnik avec ses 500 000 dollars ou son million, mais le sponsor. Au prix d’une dévaluation de la quintessence du jeu d’échecs et de la production par ces super grands maîtres des meilleurs coups. Rappelons-nous les quelques parties atroces de Kasparov contre Deep Blue en 1997. Match perdu. Et des gaffes, déjà.

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