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De Greef

  • Van Ruymbeke, Bataille sans Fontaine, De Greef

    La moyenne est maintenue. Quand ce n’est pas des joueurs d’échecs, ce sont des « pipol » : 2 à 3 par mois. Croisés au hasard dans les rues de Paris, dans le métro. Par ordre d’apparition, Pascal Bataille sans Fontaine. Normal, l’une des sociétés de Bataille a son siège dans le XVe, près de chez moi. Régulièrement, il s’engonce le soir dans sa Berline aux vitres fumées. Une blonde, nettement plus jeune, le suit.

    Autre rencontre rajeunissante et rafraîchissante : l’ancien directeur des programmes et directeur général de Canal +, Alain de Greef. Toujours dans le même quartier, reconnaissable entre mille : une pile de journaux sous le bras, un dimanche matin, seul. À la sortie de la seule boulangerie ouverte du quartier Balard, il balance nonchalamment une pièce au mendiant du coin. J’entends la voix des Guignols le moquant : « Ça vaaaaaa. »

    Mais le plus hallucinant, c’était aujourd’hui, 4 avril. Assis par hasard à côté d’un monsieur à moustache poivre et sel. Imparable. Dossiers avec cette couleur verte inimitable des pochettes d’instruction. Lisant Le Monde. C’est le juge Renaud van Ruymbeke. Je l’avais vu en direct lors d’un procès avec des juges professionnels contre des poseurs de bombes corses. Mais sur le coup, son nom m’échappe.
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    Pourquoi ? Un article du même jour de 20 Minutes m’a pollué : le juge Fabrice Burgaud vient de remporter un procès pour « injure publique », allégeant Libération de 20 000 euros. Deux stations de la ligne 12 pour temporiser et j’attaque : « Excusez-moi, vous n’êtes pas juge ? » Réponse au couteau, aimable : « Si. ». Je décide de passer en comparution immédiate devant cet as de l’instruction : « Je me disais bien que vous étiez suspect avec ce journal et la pile de dossiers ». Un sourire arraché, c’est toujours cela pris pour un gars qui mange de l’affaire Clearstream nuit et jour. Trois stations pour causer, moi de mon passé de journaleux, lui des bâtons dans ses roues, sur ses routes, passées ou futures. Il me lance trois mots qui résument sa philosophie : « Faut jamais transiger.» Merci, d'juge. On est sur la même longueur d’ondes. Comme aux échecs, faut toujours s’accrocher. Et ne jamais lâcher.

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