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  • Gilles Andruet: 'Echecs et mort' sur France 2 le 11/10 à 14h50

    L’émission de France "Faites entrer l’accusé", consacrée aux affaires criminelles change de "case" (jargon télévisuel) et s’installe provisoirement pour quelques semaines le samedi après-midi au lieu du dimanche soir, une heure de grande écoute.

    Gilles Andruet, champion de France 1988, maître international et fils de Jean-Claude Andruet, champion de rallye a été sauvagement assassiné le 22 octobre août 1995. Son assassinat reste impuni. A la suite de l’acquittement du dernier mis en cause de la famille Rhoul, 'FLEA' comme le surnomment ses fans, a consacré un numéro à cette affaire complexe.

    Andruet_wiki.jpgTrois accusés, un condamné pour recel, un condamné... mais acquitté en appel et enfin un acquittement du dernier mis en cause qui est venu s’expliquer devant la justice après avoir été extradé du Maroc.

    Et toujours pas de réponse sur le nom du ou des assassins du champion fantasque qui s'était perdu dans le backgammon et le casino. Mais pour les uns et les autres, et notamment le père de Gilles, reste une "intime conviction".

    Faites entrer l’accusé, "Échecs et mort" samedi 11/10/2014 sur France 2 et toute une semaine en replay.


    L’affaire Andruet au cours des années sur Echecs64

    Premier procès, suivi heure par heure devant la Cour d’assises de l’Essonne

  • Le championnat des paris

    89e édition du championnat de Paris, 622 participants hors forfaitistes, un temps de chien, une coupe du monde de football au Brésil qui fait abandonner quelques-uns pour voir des matches capitaux… et le sport, le vrai.

    Le championnat se déroulait pour la première fois au stade Charléty où des meetings d’athlétisme ont rythmé le premier week-end et où des matches du Paris Football club attirent les foules en pleine saison.

    La salle de jeu était gigantesque de sorte qu’on pourrait presque y organiser un championnat de France, une compétition qui réunit chaque année environ 1000 participants.

    salle_Charlety_droits_IDF.jpgLe CHIP n’est pas chic, mais reste une compétition de masse qui rajeunit. L’organisation ronronne, on a presque l’impression que c’est facile !
    Les clubs d’Île-de-France fournissent le gros des troupes. Tous les joueurs viennent pour en découdre, pas pour les prix (cinq seulement dans l’open A) y compris les maîtres du tournoi FIDE où personne n’est invité en dehors des frais d’inscription payés par pratiquement personne.

    Divers stages avaient lieu dans les étages (auto-entrepreneur...) mais un seul était bien visible sur le plancher des vaches : le stage ‘AF4’. Quézaco ? 4e vol Air France à destination de Papeete tous frais payés par la ligue avec TON argent ?

    Non... plus modestement, il s’agissait d’un stage d’arbitre débutant. Ainsi, la championne Marie Sebag (Échiquier Châlonnais du président Salazar), Celia Duffaud fille de sa maman présidente de Tous aux Échecs (Montreuil) et une jeunette de Villepreux (club des Yvelines, 22 licences A, 2 licences B, vieux village à visiter) vont grossir les rangs du ‘corps arbitral’.

    En cas de validation aux étapes supérieures (j’y connais rien), elles seront abonnées à la version masculine de la baffe, çàd LE BAF, le Bulletin des Arbitres Fédéraux.

    Rentrer dans ce monde impitoyable et consulter les anciens numéros en ligne, c’est par ici.

    Bref, tournoi multiforme, offres multiples, sandwiches variés et à la fin, c’est toujours l’Allemagne qui gagne ou plutôt Fedorchuk. Président fédéral sourire présent à la remise des prix. Cette 89e édition fut une réussite. Photo ci-contre © ligue IDF.

    CHIP_FIDE_Fedortchouk.JPGTournoi FIDE (40 participants)
    Gagné au départage par Sergey Fedorchuk devant son bourreau de la 8e ronde, son camarade de club d’Évry Grand Roque Gharamian et Tregoubov avec 6,5 sur 9.

    C’est la seconde fois que le trophée est remporté par le grand maître ukrainien, redoutable en milieu de jeu et en finale. S’il 'chipe' une troisième fois la coupe du ‘CHIP’, il aura droit à la coupe énorme stockée en devanture de la ligue d’IDF… et à un chèque bonus de 5000 €.

    Rusen RUSEV (Lutèce-Échecs/Paris/2337 Elo) réalise sa première norme de maître international avec une performance à 2568. Il est le seul parmi les candidats maîtres à avoir attrapé ce fameux résultat.

    Ce tournoi comportait peu de joueurs et les champions crapahutaient dans un joyeux anonymat (aucun chevalet, on ne sait pas qui est qui). Les échiquiers DGT ont conservé pour l’éternité les parties des dix premières tables sur la page des résultats.

    Grille américaine

    Tournoi A (134 participants)
    Beaucoup de jeunes et l’inévitable Gromovs pour décrocher la première place de ce traditionnel tournoi où les plus de 1900 Elo peuvent accrocher n’importe qui. Le bourreau 2013 de Gromovs au CHIP, Benoît René, a été victime dès la première ronde d’un joueur à 1973 Elo. Il s’est autorisé derechef des vacances prématurées de forfaitiste. Lequel 1973 a fait forfait les deux dernières rondes…

    ChipA_Fy.JPGLe tournoi est remporté avec 7,5 sur 9 par le jeune Malgache Fy RAKOTOMAHARO (2114, Clichy). Il devance au départage Ludovic Gantner (2171, Tour Blanche-Paris). A cause de son âge (15 ans) le changement de la constante pour le Elo le booste (explications site FFE).

    Le jeune Fy gagne une brouette de 109 points Elo sur 9 parties ! Arrivé de Madagascar chez PP (club du Petit Pouchet à Paris), il a vite été repéré par les recruteurs de Clichy qui l’ont aspiré en voyant ses résultats flamboyants aux tournois de DD Clauzel.

    Fy fait fi de la théorie des ouvertures. Cela aurait pu lui coûter une défaite en finale contre le Brésilien Gervasio, mais son cavalier virevoltant l’a sauvé.

    Le trentenaire et co-vainqueur Ludovic Gantner a fait jouer le métier. Il a ‘strip-teasé’ Gromovs stratégiquement dans la dernière ronde avec les blancs. Sachant que l’autre joue tout a tempo dans les 30 premiers coups et avait déjà sauvé deux poubelles avec ce stratagème, la tache n’était pas simple. Bravo!

    Mention spéciale aux sportifs Bourogaa, Daurelle, Grigorian, Kozlowski, Micottis, Mirimanian, Montabord, Vlachos qui ont joué l’après-midi dans le petit championnat a (parties de 3 h 30 maximum) et dans le tournoi du soir A (environ 5 h de jeu si tu vas en finale, petit scarabée).

    Grille américaine

    Tournoi BOKUYAZ_Duru_1725_TUR.JPG
    Si vous n’aviez jamais vu des têtes de turcs, il fallait rester près des
    premières tables. Deux des membres de l’équipe nationale jeunes ont animé le tournoi et notamment une jeune fille devant un public impressionné. Le poussin Isik CAN remporte seul le tournoi avec 8 sur 9. Suivent 3 joueurs dont sa compatriote Duru OKUYAZ contre qui il a fait nulle à 8e ronde.

    Mais la jeune Duru qui a mené la danse du tournoi s’incline à la dernière ronde contre Sylvain Durand (Petit Pouchet-Paris) qui rejoint le podium tout comme le cadet du JEEN-Paris Lyova AKULYAN, le grand pote blitzeur d’Hayk Mirimanian.
    A quand une exportation de nos jeunes pousses dans les tournois européens pour se faire les dents ?

    Tournoi C : rien suivi. La grille américaine nous sauve la mise : Maxime Tregoubov le pupille fils du GMI arrive 5e avec 7 points sur 8. Il a séché la première ronde ! Il y a 4 ex æquo à 7,5. Ces 'fayots' ont joué les 9 rondes.

    Jouer l’après-midi
    Les tournois petit a, b, c permettaient aux joueurs voulant profiter de leurs soirées de jouer des parties plus rapides (60 min + 30s par coup). L’inusable Roger Ferry ainsi participé au tournoi petit a remporté par Santamaria et Daurelle.


    2014_CHIPa_Ferry_ChB_apres_46enoir_Ta2.jpg'Car-Ferry' a rectifié un certain nombre de jeunes. Fahim Mohammad (Créteil) n’a pas réussi à le battre, et n’en revenait pas de la force du joueur fidèle au club de Colombes. Fahim est né en 2000 et Roger Ferry en 1932.

    Un autre jeune a quasiment balancé les pièces quand ‘Monsieur’ Ferry l’a gratté en finale après avoir courbé l’échine toute la partie.

    Photo (© ligue IDF): Roger Ferry regarde la pendule (moins de 2 min) de son farceur d'adversaire sous l’œil d’un revenant à la compétition, Marc Ébalard.

    Voir les grilles américaines sur la page des résultats

    Le fun : savoir si vous êtes sur la COMPIL PHOTOS déroulée sous une version remasterisée bof de Chase, la musique mythique du film Midnignt Express c'est ici

  • Karpov-Kasparov sur France 5

    Un documentaire de 52 min est diffusé sur France 5 le jeudi 23 janvier à 21 h 35. C’est le premier de la série Duels. Duels n’est pas le fils illégitime du téléfilm de Spielberg où un homme est poursuivi par un poids lourd pendant 90 min, mais bien un résumé des matches de championnat du monde Karpov-Kasparov entre 1985 et 1990.

    Résumé n’est pas vraiment le mot approprié. Le prisme de l’histoire est passé par là avec la chute du communisme et l’image des deux champions a été polie. Quelle est l’idée de la série Duels ? : « Il s’agit de portraits croisés de deux personnalités observées à travers le prisme de leur rivalité. Ce ne sont pas des ennemis par nature ou des guerriers dont le métier, l’engagement ou même l’Histoire rendraient inévitable la confrontation.

    Mais ce sont des adversaires, des concurrents, qui ont parfois eu le même rêve, poursuivent en général le même but, mais que la vie, le tempérament, l’ambition et toute une série de ressorts intimes ont mis en situation d’affrontement. Leur rivalité (…) se fera à la fois révélatrice et amplificatrice de fractures et divisions déjà existantes dans la société.
    Signé : dossier de presse.

    kk_image-accueil.jpgLes 17 prochains documentaires promettent avec   Delon-Belmondo, Anquetil-Poulidor, Pétain-Blum, Picasso-Matisse, De Gaulle-Beuve Méry etc.

    La première vertu de ce documentaire – et ce n’est pas une mince affaire –, est d’avoir réussi à faire parler LES DEUX champions SANS langue de bois. N’importe quelle personne qui ne sait pas jouer peut imaginer la somme de travail et les rivalités en coulisse lors d’un championnat du monde.

    Et les joueurs d’échecs ? Ils sont comme les autres. Ils ont peut-être vu le déroulé des 100 et quelque parties, ce haut de l’iceberg. Ils ont cru comprendre. Mais « les deux K » avaient des d’années d’avance. Ils ont écrasé la concurrence et ont élevé leur niveau l’un l’autre. Sans un mot, et via des centaines d’heures d’affrontement, ils se connaissent mieux que leur femme respective. Kasparov : « J’ai vu, à l’expression de ses yeux, un instant après avoir joué, qu’il avait compris qu’il venait de rater un coup gagnant. »

    De nombreux collaborateurs ou témoins des deux camps sont interrogés. Le fameux Nikitine parle aux caméras comme il l’avait écrit dans sa biographie sur Kasparov (Payot). Congédié par Karpov car il critiquait le fait que son patron ait cherché à contacter Bobby Fischer pour jouer un match, il s’était promis de se venger. Et c’est ainsi qu’il forma ce jeune homme d’un père juif (mort trop tôt) et d’une mère arménienne déniché dans la pétaudière de Bakou, loin, bien loin du tout-puissant comité des sports moscovite.

    Les intervenants russes ont été interrogés par une équipe russe avec à quelques endroits, une traduction inappropriée (ex: "séance" mot russe désignant une "séance de parties simultanées"). Ils sont à l’aise et les questions ont été bien préparées.

    Les images d’archives montrent à quel point les échecs étaient l’instrument sportif utilisé par la propagande soviétique pour démontrer la supériorité de ses théories sur le reste du monde. Oui, Kasparov et Karpov, tout comme leurs précédesseurs soviétiques dans les championnats du monde, jouaient dans des théâtres grandioses et bondés. Oui la théâtralité, le rite étaient en soi une propagande.

    Jusqu’au jour où tout explosa. Jusqu’au jour où Kasparov fit voler en éclats ce décorum en s’adressant à la presse internationale suite à l’interruption du match de 1984, quelques longs mois avant l’arrivée de Gorbatchev.

    Pour tous ceux qui n’ont pas suivi ces joutes ou n’ont jamais vu ces images, ce documentaire reconstitue le film de matches au sommet. Il dépasse le cadre des 64 cases, il préfigure le changement radical de cette Russie éternelle et une implosion de « l’Empire ». Dommage que la mère de Kasparov n’ait pas été interrogée ou plus probablement, ait refusé de l’être.

    Mais qui a gagné la partie dans ce duel à distance où les deux champions ont joué le jeu du question-réponse ? Il semble que, comme sur l’échiquier, Kasparov a marqué les points dans la guerre médiatique (le score final de leurs rencontres est signalé dans le générique de fin) mais que Karpov est à la manœuvre et démontre d’une manière brillantissime et discrète sa compréhension du jeu et de ses enjeux.

    A la fin du documentaire, Kasparov confie en effet que dans sa prison de Moscou (suite aux manifestations) il ne voulut pas croire que la revue d’échecs que lui faisait passer un gardien était un geste de Karpov. Il ne savait pas non plus que Karpov avait cherché à lui rendre visite et qu’on le lui avait interdit.

    C’est alors que Kasparov, dont la modestie n’est pas la spécialité, s’est mis à respecter face caméra l’homme Karpov, au-delà des rivalités de champion, d’ex-champion et de caractères totalement opposés ; la grande force de Kasparov a toujours été de savoir analyser ses erreurs. Dans cette touche finale et humaine, Kasparov montre son vrai visage. Les deux K sont indissociables.

    Extraits de toutes les vidéos de la série Duels

    Présentation de France 5 avec dossier de presse téléchargeable.

    Rediffusions : 28/01 à 23 h 50 et 3/02 à 5 h 40

    En différé sur Internet (streaming) sur le site de France 5

    Un quiz sur le site de France 5 a été mis en place à l'occasion de ce documentaire et un jeu en érable est en jeu (parrainage de la librairie spécialisée Variantes).

    Duels (2013)

    Auteurs : Frédéric Gazeau et Jean-Charles Deniau
    Réalisateurs : Jean-Charles Deniau et Sergueï Kostine

    Production : Roche Productions avec la participation de France Télévisions
    Disponible en audiodescription

    Les Français interrogés dans le documentaire : Éric Birmingham, Christophe Bouton, Pierre Nolot, Olivier Renet. La diffusion en avant-première a été organisée à l’Opéra comique. L’agent de Kasparov en France Dan-Antoine Blanc-Shapira était présent.
    Le Tout-Paris du documentaire et de la production convié par France Télévisions était là. Le "cocktail dinatoire" de luxe était suivi d’une soirée avec un DJ et de la musique des années 1980.

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