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Bertolo

  • Décès de Sylvain Zinser

    ZinserC’est en voulant faire le 11 février au soir une démonstration des élucubrations de mon compte Twitter dont je venais de me rappeler le mot de passe que la nouvelle m’est tombée sur la tête : un tweet  d’Europe Echecs annonçait le décès de Sylvain Zinser, l’un des piliers historiques d'EE !

    La nouvelle est tombée le 11 février. Sylvain est décédé le 10 février. Il avait 76 ans. Tous les lecteurs d’Europe Échecs connaissent son nom et sa plume. Peu l’ont rencontré ou vu.
    Portrait et hommage perso de ce monument des échecs français avec un hommage de Simone Marfisi dans les commentaires.

    La suite ? Cliquer ligne suivante (Photos : R. Lecomte)

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  • Haïk et Giffard, la paire reconstituée

    Aldo. Vous connaissez ? Non, pas cet acteur italien copain de Charles Gérard et Belmondo. Pourtant, quand, dans les années 1970, on disait Aldo (ou Haïk), venait immédiatement Nicolas (ou Giffard) en écho. Comme Dupont et Dupond dans Tintin ou Roux et Combaluzier.

    En début de saison, le choc. J’apprends par mon camarade de club Nicolas Giffard une nouvelle épatante : « Aldo » va rejouer et intégrer l’équipe de Nationale I. Haïk et Giffard dans la même équipe au XXIe siècle, c’est du scoop ! Coup de chance en ce 13/1/13 ? Notre équipe de Nationale II jouait aussi à Drancy. Une occasion unique de revoir les deux compères et de fixer sur pellicule l’événement.

    Haïk et Giffard : les inséparables
    Aldo Haïk et Nicolas Giffard ont été de grandes vedettes dans les années 1970 et au début des années 1980. Deux inséparables. Deux combattants acharnés dans leurs duels malgré leur amitié indéfectible (photo de N. Giffard, Le Touquet 1995, nulle). Un modèle de tenue à la table. Et surtout, surtout, un premier titre de maître international décroché par Aldo Haïk en 1977. Une génération bouillonnante fut décomplexée. Elle s’engouffra dans la brèche, douze ans avant la chute du Mur.

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    haïk,giffard

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  • Mme Polou, Boutteville, Babar Kouatly & C°

    Des nouvelles d’Irène Polougaïevsky
    Il faisait froid en décembre 2006 au pied de la tour Montparnasse, à Paris. La patinoire « Delanoë » attirait parents aventureux et enfants ravis. À quinze mètres, au milieu d’une foule compacte, je l’ai reconnue entre mille : Irène Polougaïevsky, la veuve de Lev. « Privet ! ». Quelques nanosecondes de frayeur comme si elle voyait un « zi-va du 9-3 » brutalement converti au russe. Double faute: mon bonnet à la Serpico (la série, pas le film avec Al Pacino) a redoublé l’effet de surprise. D’un geste, il part dans les airs. Quelque 2 000 cheveux sur les 3 000 syndicaux se font attaquer par le froid. Fiat lux ! Le visage d’Irène s’illumine du même sourire. Embrayage immédiat, attaque en première rangée et direction pour les potins de la planète des échecs. Oui, elle appelle toujours sa fille tous les jours. Oui, elle vous bombardé amicalement de questions. Oui, elle fréquente toujours « la haute » des 64 cases de Moscou : « Karpov, Kasparov ne s’intéressent plus aux échecs, ils font de la politique maintenant (…) ah ! ce n’est plus ce que c’était bien sûr, tu vois comme çà a changé (…) moi à la belle époque, j’étais nulle en affaires. Ce n’était pas le cas de la femme de Smyslov, je peux te le dire (…) et alors, tu t’es remarié etc. »
    Bref, nous sommes passés des coqs du Elo à l’âne français. Propos privés sur sa charmante petite-fille, ravie de patiner en compagnie de ma progéniture également. C’est fou, mais pour « Polou », j’ai eu comme l’impression que c’était hier. Il est décédé en 1995. J’entends encore, dans les années 1980, Jean-Claude Moingt (le joueur) vanter les mérites de son livre, Grandmaster Preparation.
    La photo de la patinoire de Montparnasse est visible en archives sur le site de l’internaute

    César Boutteville rejoue !
    Le sextuple champion de France César Boutteville rejoue! À 90 ans, qui dit mieux? Après le décès de sa femme l’an passé, le démon des 64 cases lui est revenu. Embauché presque malgré lui par son club du Chesnay-Versailles, César Boutteville a redécouvert les joies de la première table en Nationale IV et du 3e échiquier en Nationale III. Il ne devait jouer qu’à domicile vu son grand âge. Mais il s’est laissé convaincre : « Nous avons joué à Pétaouchnok l’autre fois ». Joint par téléphone début janvier, « monsieur 6 fois champion de France » nous affirmait: « Ma compréhension du jeu est toujours bonne. Ce qui me fait défaut, voyez-vous, c’est la pratique, et particulièrement ces cadences rapides après le 40e. J’ai perdu une partie gagnante ainsi. Mais l’essentiel, c’est que je m’amuse. » medium_Ol1966_La_Havane_Prins-Bouteville.2.jpgLe tout dit avec sympathie avec son inimitable ton pince-sans-rire. En 2001, Europe Échecs (n° 505, p. 44) via ma pomme lui avait consacré la une. Elle fut critiquée par certains lecteurs. Mais la même année, en août, César Boutteville était l’invité d’honneur du championnat de France à Marseille. Il fut toutefois renvoyé presque illico à son domicile après la photo traditionnelle sur l’estrade. Pas glop.
    Et maintenant ?
    J’ai comme l’impression que maestro Boutteville attend les prochains matches. Déjà, dans l’un de ses derniers tournois, à Ostende en 1990, je me souviens de cette allure faussement tranquille de cet homme petit, hyper accrocheur, et qui se détendait par une promenade le long de la plage au bras de son épouse. À son dernier tournoi à Metz l’année suivante, il avait eu sa dernière satisfaction de compétiteur : « J’avais battu le GMI roumain Ghitescu, vous connaissez, Bouton? ». Oui, maître Boutteville. Comme je crains et admire encore votre talent.

    Voir ci-dessus: match Pays-Bas vs France à l’Olympiade de La Havane 1966 (voir aussi colonne de droite, en bas, « Grands personnages »). 188 parties tirées de la carrière de César Boutteville (format CBV):

    Boutteville.cbv 

    Un Babar respiratoire
    Ordinairement faussement consensuel et obséquieux dans ses éditoriaux, Babar Kouatly s’est toutefois montré inventif dans sa dernière livraison d’Europe Échecs. Son style pachydermique a pondu le concept de « respiration démocratique » à propos des élections présidentielles dites « françaises ». Ce nouveau concept me bronche vraiment! Babar Kouatly fait semblant d’assembler des phrases. Babar Kouatly fait semblant de posséder EE alors que la société l’éditant appartient à la femme de son beau-fils. Tout le monde croit Babar réd-chef alors que Jean-Michel Péniblet fait tout le boulot. Saviez-vous qu'un Babar Kouatly, ça trompe énormément?
    Dans l’ombre, Mme Babar Kouatly (née Anne Geritzen) fait semblant de corriger les multiples fautes et coquilles d’EE. Et son fils fait semblant de faire une mise en page alors qu’il commande AUSSI des articles aux collaborateurs d'EE, le tout en facturant ce 'travail' à sa propre épouse! Belle respiration familiale participative! Ah ! si le fondateur Raoul Bertolo voyait tout cela…


    EE le site : les rois, c'est moi!
    L’animateur du site d’EE veut sûrement une augmentation. Ne sachant comment cirer les chaussures italiennes de son (grand) maître bienaimé, il s’est seulement trompé de deux siècles. À propos d’une interview datant d’un an de Babar Kouatly sur une webradio peu accessible, on lit ceci sur le site d’EE : « Bachar Kouatly, premier grand maître international français depuis la Révolution française… ». 
    Pour un gars dont le pseudo est ‘Reyes’ (rois en français), c’est un beau lapsus. Mais où était le spécialiste EE de l’histoire échiquéenne, Jean-Michel Péniblet pour le corriger? Ailleurs, et sûrement mort de rire, mais intérieurement muet, en position Secret Défonce.
    Gé-ème-i, voyons, voyons la définition dans le Dictionnaire des échecs de Le Lionnais et Maget, et non pas dans un vulgaire traité de dianétique: « Le titre de GMI a été introduit en 1907 au tournoi d’Ostende par Bernstein et Rubinstein et conféré pour la première fois, en 1914, par le tsar de Russie aux cinq finalistes du tournoi de Petrograd (Lasker, Capablanca, Alekhine, Tarrasch et Marshall) ... Aujourd'hui, il est décerné officiellement par la FIDE. »
    Et pour l'augmentation, il faudra fumer un peu moins de moquette, mon cher Reyes. Comme dit souvent Babar (véridique!): "Plus cher que zéro, c'est cher."

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