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Apicella

  • Hou sont les femmes ?

    Hou a perdu exprès une partie en 5 coups à l’open de Gibraltar. Retour sur cet incroyable épisode qui n’a pas été sanctionné. Suite et analyse du dramo-buzz plus bas.

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  • La Nationale 1 féminine ? Connais pas

    La Nationale 1 féminine ? Connais pas.
    Vous n’avez pas loupé une miette des loupés techniques du top cheftaine 12 féminin. Vous allez adorer le silence fédéral sur la Nationale 1 féminine, jouée aux mêmes dates. Le gag est le même, la FFE adore le comique de répétition : on joue 2 fois moins de rondes qu’il n’y a d’équipes : 5 rondes pour le Top 12 et 3 rondes pour la N1F dans quatre groupes de 6 équipes. La première de chaque groupe grimpe de bonheur aux rideaux du Top 12F.

    Coucou, dans la poule de Tours, il n’y avait que 5 équipes. Du coup, les équipes sont appariées au système Molter dixit le directeur de groupe, un truc qui me rappelle mes débuts, en... 1975 à Lésigny (Seine-et-Marne) sous la houlette de René-Yves Cotting, lequel vit arriver incrédule Manuel Apicella.
    Pour accéder à tous ces résultats, pas de lien direct, l’internaute est invité à faire, du site fédéral :
    (Rubrique Compétitions): Par Équipes clic,
    Interclubs féminins clic,
    Nationale I clic, et balade des gens heureux au sein des 4 groupes : Esbarres (prononcer 'ébar', petite village gaulois qui attire tous les joueurs de Dijon), Tours, Nîmes et Clichy montent en Top 12. C’était notre rubrique : le niveau des échecs féminins n’en finit plus de progresser et la FFE n’en parle pas.

    Open monstre à Majorque
    La petite ville de Llucamajor accueille un open de 185 joueurs avec une brochette de titrés. Agdestein et Granda Zuniga ont fait le déplacement, mais Fedortchouk a débuté avec 6,5 sur 7. Le GMI Thal Abergel est défait d’entrée par un espoir angolais de 47 ans à 1877 Elo, lequel enchaîne avec une nulle contre une joueuse polonaise à 2377.

    Thal sera vengé par le deuxième représentant français, Vincent Schmit (2119), un jeune qui monte. Suivent Jean-Roger Louvrier Saint-Mary (2033) et Joël Léost (1445) partis bronzer. Les parties débutent à 20 h 30 !

    Liste des joueurs, résultats, parties sur chess-results.com

    Metz : Shoker a choqué
    3e et dernière norme de GMI pour Samy Shoker, formé et récemment revenu à Bois-Colombes mais qui bat pavillon FIDE égyptien. Shoker termine premier au départage (6,5 sur 9) devant plein de gros z’Elo au traditionnel tournoi de Metz. Le site de Bois-Co retrace son parcours.

    Ce tournoi est tellement traditionnel que le fidèle Aldo Haïk est sorti de sa tanière pour une honorable 16e place (5 sur 9). 

    Quand Bricard joue serrure
    En ouvrant une porte de la plus haute importance, mes yeux ont encore calculé une variante. La clé Bricard - c’est une marque - m’a rappelé que le GMI (nîmois depuis cette saison) ne joue pas que 1... Cc6 sur 1.e4. Il sait aussi jouer serrure avec les noirs comme avec les blancs et contre n’importe qui. Non, mais !

    Mais où est donc OrniCAR ?
    Carlsen, Caruana, Kariakine (et non car-jacking) : les meilleurs mondiaux n’ont pas trouvé de commandite dans l’automobile alors que la pub télé nous en abreuve. Bon OK, le pourcentage de ceux qui ont le permis de conduire est assez faible.

  • Hamdouchi 88e champion de France

    Hicham Hamdouchi est devenu champion de France à l’issue des deux parties de départages contre Jean-Marc Degraeve alias ‘Jim’. Hamdouchi perd deux parties contre Sokolov et Édouard, mais a aligné 6 victoires et 2 nulles.

    De son côté, JIM n’a perdu qu’une partie (contre Romain Édouard), mais n’a aligné que 5 victoires dont 4 contre les 4 derniers (Le Roux, Vaïsser, Cornette, Sebag) dans son légendaire style « d’écrase-patates ».

    La dernière ronde fut toutefois palpitante : il dut ramer 107 coups avant de marquer le face à Le Roux, qui a loupé une suite de nulle (90.Rf3 et transfert du fou sur la diagonale a2-g8).

    En finissant tous deux ex æquo avec 7,5 sur 11 (+6 =3 -2 pour Hamdouchi et +5 =5 -1 pour Degraeve), le départage s’imposait le 23/8 à 14 h, soit quatre heures après le début des opens.

    Les départages : « on n’analyse pas les blitz »
    Selon le vieil adage, « on n’analyse pas les blitz », aucun commentaire n’est nécessaire quant aux parties de départage jouées en 15 min + 5 s : nulle dans la première et gain blanc d’Hamdouchi dans la seconde.

    Après 11 rondes à une cadence classique, un jour de repos, des conditions sympa de jeu pour 12 champions faisant parfois des simulacres de parties avec des nulles masquées, pourquoi faire des départages durant moins d’une heure pour un titre qui n’a aucune valeur marchande hormis un nom dans des tablettes ? Le ou les ex æquo sont oubliés et ont-ils moins de mérite ?
    Il n’y pas de système parfait et s’il faut désigner un seul vainqueur, autant jouer aux échecs, mais jouer à une cadence différente est une vraie loterie.

    Le roi Édouard doublé sur le fil
    Malgré leur demi-point de retard sur le leader Édouard après la 9e ronde, Degraeve et Hamdouchi avaient deux dernières rondes relativement favorables comparativement à Édouard qui les avait battus :

    Degraeve-Sebag (1-0, 71) et Le Roux-Degraeve (0-1, 107) ;

    Wirig-Hamdouchi (0-1, 64) et Hamdouchi-Cornette (1-0, 39) ;
    Édouard-Bauer (=, 36) et Tkachiev-Édouard (1-0, 65).


    Grille du National sur le site FFE

    Parties à télécharger ou visualiser sur le site fédéral

    Christian Bauer déconcentré car sur ses terres ?

    En dehors de l’an passé, C. Bauer a été champion de France en 1996. Depuis, il a mangé du Bacrot et un tas d’autres hommes en forme dans le National. Alors pourquoi le Lorrain n’a-t-il pas scoré cette année – comme Degraeve – dans ce championnat faible sans les Fressinet, MVL et Bacrot ?

    Petite « Secret Story »
    Marie Sebag est restée jusqu’au bout malgré sa dernière place. On pouvait craindre qu’elle ne quittât cette si belle cité après des débuts difficiles. Mais non. Son mérite est finalement d’avoir montré la voie à toutes les joueuses : pour progresser, il faut jouer des tournois forts voire très forts et ne pas se cantonner dans les tournois réservés aux femmes ou rester vissée à l’échiquier « féminin » en équipe. Ainsi soient-elles.

    Des défaites, des hommes peu en forme
    Parmi les sept premiers, Hamdouchi, Bauer et Wirig ont encaissé 2 défaites… et l’un d’eux est champion de France. Assez rare dans un championnat de France.

    Accession et National : on ne départage pas pareil !
    Les prochains « bleus » du National seront Chabanon et Roser. ‘Chab’, connaît la musique du National. Il a outrageusement dominé le tournoi en s’offrant le luxe de perdre la dernière ronde contre le cadet Jules Moussard.

    Il termine avec 8,5/11 (+7 =3 -1) suivi de Roser et Mullon à 8.
    Roser est qualifié pour le National grâce à un demi-point de départage ou 3 points de perf Elo ; j’ignore le règlement, d’ailleurs, ce point n’est pas indiqué pour le non-initié.

    Grille de l’Accession

    Si la France a supprimé la guillotine tardivement, elle reste à l’œuvre pour la qualification de l’Accession vers le National : pas de confortable départage en partie rapide devant une foule ébahie alors que ce système existe pour désigner les titres de champion de France jeunes.

    L’enjeu est pourtant de taille : en quoi le 3e du tournoi, ex æquo avec le 2e, est-il ‘out’ et doit retenter sa chance l’an prochain ?


    Ce règlement est quelque peu insultant pour les joueurs de l’Accession ; aucune considération, on laisse un obscur et volatile départage décider de qui va monter dans le National, le prestigieux tournoi. On prend les deux premiers et basta. Vite un comité machin pour réfléchir sur le sujet.

    Épris des prix
    On m’a annoncé que le premier prix du National féminin (remporté au départage par Maisuradze face à Congiu) était de 4 000 €. Pas de nouvelle officielle, sauf pour les joueurs sur place car tous les prix de tous les tournois étaient affichés à Nancy. On dirait que l’argent est sale.

    Certes, la FFE n’a pas non plus annoncé officiellement le salaire du nouveau président, mais ce n’est pas une raison. Ainsi, on aurait pu faire un ratio avec le ticket d’entrée payé en milliers d’euros par la ville de Nancy sans compter la mise à disposition des infrastructures etc.
    Nouvelle équipe certes, mais pour les prix, on plonge la tête dans le sable comme les autres années. « Redonnons la parole à la transparence ? »

    Heureusement, le blog du Canal Saint Martin a photographié la liste des prix de tous les tournois. C’est ici et merci à lui!

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