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On ne nous dit pas tout...

  • Carlsen et son « client » du Qatar

    Oui Carlsen est le plus fort. Oui, on a l’impression que c’est facile, qu’il renvoie la balle dans des positions simples avant de rincer son adversaire en finale. Mais certains joueurs craquent leur slip avant même de le rencontrer. C’est le cas de Nakamura, son client mené quelque chose comme 12 à 0. Et rien n’y fait.

    Dans un genre tout aussi craqueur, le GMI azéri Mamedyarov est comme un petit lapin face à un lion féroce chaque fois qu’ils s’assied face à Magnus Carlsen. En son temps, on disait de Tal qu’il « hypnotisait » ses adversaires. Idem pour Karpov et ses nerfs d’acier en toute circonstance. Ou Petrossian qui prévenait toute menace avant même qu’elle survienne dans la tête de l’adversaire. Leur point commun ? Euh… champions du monde.

    Voilà comment a été résumé dans des termes mesurés ce qu’est un « client » et comment « un fort joueur a toujours de la chance ».

    En mode texto le passionné d’échecs parisien "Grabbi Jacob" résume l’affrontement de la 8e ronde Mamedyarov-Carlsen de ce tournoi d’anthologie qu’il a suivi en direct sur le net :

    « Mamed en mode truffo-patzer, mais Minus est monstrueux : il joue tous les coups de l’ordi ! Et Vlad a les noirs demain… »

    2015_QAT_Mam_

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    Photo site officiel de Katerina Savina

    Site officiel avec parties et moult photos

    La partie entre les deux champions se rejoue ici

  • Pal Benko, né à Amiens !

    Dans les années 1980, j’ai mis la main sur un bijou écrit par Arpad Elo : The Rating of Chess Players, Past and Present. Ce mathématicien américain d’origine hongrois a développé une théorie statistique permettant d’établir notre classement et a donc simulé les classements des joueurs du passé.

    Principalement technique (et encore en vente sur Internet), le bouquin comporte toutefois une carte du monde où l’on voit les pays de naissance des GMI d’avant 1960 (année de publication du livre, pas moyen de remettre la main sur le bouquin à date dans ma bibliothèque).

    La France ne comportait qu’un seul point. Quel GMI pouvait donc être né en France ? Il s’agit curieusement d’un ex-compatriote : Pal Benko !

    Ni une ni deux, la mairie d’Amiens m’a gracieusement fourni l’acte de naissance : c’est possible (acte de naissance > 75 ans). Paul Charles Antal BENKO est né le (dimanche) quinze juillet mil neuf cent vingt-huit à treize heures au 109 rue Saint Leü. Son père s’appelle Paul également.

    Que faisait la famille en France alors que les parents sont retournés plus tard en Hongrie ? Mystère. De son côté, Arpad Elo est né en Hongrie dans un village qui compte en 2015 moins de 600 habitants et est mort en 1992. Ses parents étaient fermiers.

    Pour jouer, et avant Kortchnoï, Benko a pris la tangente du monde communiste en 1957 à Reykjavik. Il avait à peine vingt ans.

    Fiche Wikipedia de Benkő Pál comme on dit en hongrois.

    Fiche Wikipedia de Arpad Elo

    Historique du Elo en France déjà expliqué sur ze blog (avec photo du Arpad !)

    Archives du blog par mois, catégorie et mot-clé.

    Eléments sur la biographie de Benko, cliquer ligne suivante

    Lire la suite

  • Islande : Équipe de France (déconnade)

    Le championnat d’Europe par équipes vient de se terminer à Reykjavik. L’équipe « mixte » traditionnellement composée d’hommes essentiellement termine à la 4e place, son rang de départ. A une place du podium synonyme de médaille et surtout de prix:)

    Tout ça pour ça. Entourée des GMI Libiszewski et Mazé, l’équipe a tout de même failli malgré les tweets du bonheur ou les selfies sourire publiés pendant la journée de repos et non à la fin du film comme l’équipe de Russie !

    Certes, une 4e place ex aequo « se joue à des détails » (Édouard), mais regardons les maillons faibles : 4 défaites en tout sur 36 parties : deux pour Laurent Fressinet et deux pour Romain Édouard ; ce dernier, au lieu de prendre une nulle « d’équipe », a continué une attaque et a perdu à la 8e ronde. Faute. Les deux dernières rondes sont toujours cruciales dans une telle compétition et les demi-points valent très très chers.

    Et les entraîneurs ? En mode déconne sympa, on est tous potes. Le problème ? Le « retour d’expérience » est nul depuis des dizaines d’années en équipe de France. Les entraîneurs sont nommés par cooptation en fonction des affinités avec le président en place : qui se souvient encore du sélectionneur Joël Lautier sous la présidence Moingt 17 qui traitait Romain Édouard de « chèvre » ?

    Revenons en 2015

    Bilan comme dans « L’Équipe », un journal qui traite un peu les joueurs d’échecs comme des neuneus surdoués :


    Vachier-Lagrave, 3 gains, 0 défaite
    Monsieur Top gun avec une grosse tronche de gaucher contrarié apparent ; un coup à droite, un coup à gauche, il est injouable et quasi imbattable (+3 avec 6/9). Même pas peur. Il gratte 8 points Elo, la médaille de bronze du 1er échiquier. Sa partie contre Vallejo Pons est un monument. Mais pourquoi la planète l’appelle MVL ? Même pas drôle !

    Bacrot, 2 gains, 0 défaite
    Va s’acheter une Berline pour fêter ses succès avec la Berlinoise. 5/8 (+2). Il gratte 6 points Elo et score aux moments opportuns. Encore un super joueur d’équipe… médaille d'argent au 4e. Étienne, Étienne !

    Fressinet, 2 gains, 2 défaites
    Où est le joueur qui nettoyait Roublevsky dans un match France-Russie aux Olympiades de Turin en 2006 ? Craquage lié à des raisons extra-échiquéennes ? Jeu décevant et défaite impensable contre son ex-pote secondant, le Hongrois Rapport. Dommage. Fressinet perd rarement, marque souvent des points importants, mais quand le Dacquois passe à côté, il ne fait pas les choses à moitié. Et toujours avec son sourire énervant.


    Édouard, 1 gain, 2 défaites
    Gros décalage entre les déclarations d’intention sur twitter « on est tous potes, on a bossé, c’était dur, on a raté la médaille à un chouilla » et les prises de décision. Candidat pour le prochain « maillon faible » et pour le « je me prends super au sérieux ». A d’ailleurs été repéré comme tel par les équipes adverses. Perte de 6 points dans le Spiel.

    Tkachiev, 2 gains, 0 défaite
    La Soviet School sans alcool, c’est cool. Au 5e échiquier, il a fait le job, notamment dans une superbe partie de la 9e et dernière ronde où il a atomisé « Tivi », Tiviakov. Gain de 6 points Elo dans la chess besace.

    L’équipe féminine

    Entraîneur : Cornette, le bien-nommé.
    Dans quel sens doit-on parler d’entraîneur ? Nettoyage technique 2-0 des Russes contre une équipe de France qui fait illusion et qui se prend un 4-0 contre l’Ukraine !

    Globalement, on a plutôt l’impression de voir des joueuses en vacances et un « entraîneur » qui fait copain-copine-j’encaisse mon chèque avec des titrées en mode smiley.
    La FFE ferait bien d’embaucher un homme à poigne type Andrei FILATOV pour mettre de l’ordre dans tout cela.
    Individuellement, les joueuses veulent bien faire (Skripchenko, médaille de bronze au 2e échiquier...), mais casser l’encadrement basé sur la séduction est une priorité. Que peut-on dire de plus ?

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