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18 février 2014

La FFE offre huit premières dames de France à François Hollande !

EXCLUSIF ! Dans un communiqué presque imaginaire en provenance du siège fédéral à Élancourt (Yvelines), la Fédération Française des Échecs, par la voix de son président, nous relate la visite du président fédéral Diego Salazar au Palais de l’Élysée. Jaloux du plan média du jeune Fahim, ce jeune Bangladais qui a pu rester avec son père sur le territoire français grâce au Premier ministre François Fillon, Diego a tapé tout en haut. Magnéto, Diego.

Echecs64 : Diego, comment t’es venu cette idée géniale de fournir un casse-tête supplémentaire à notre président à tous ?
Diego Salazar : Tout d’abord, j’avais trouvé le comportement présidentiel en scooter un peu CAVALIER. Le cavalier saute par-dessus sa barrière de pions, mais tout de même…

Echecs 64 : Mais tu es FOU de dire cela ! La FFE risque une suspension des subventions !
Diego Salazar : Tu ne me connais pas. J’ai tellement de bagout que je serais capable de vendre de la glace aux Esquimaux et de jouer un sacré TOUR à n’importe qui. Regarde mon député Benoist Apparu, je l’avais dans ma poche avec mon club Châlons-en-Champagne quand il était adjoint au maire.

Echecs 64 : Mais Diego, tu es à l’Élysée, ce n’est pas la même catégorie !
Diego Salazar : C’est pour cela que j’ai eu l’idée d’offrir un sac’ de DAME à la présidence. Stylé, non ?

Echecs 64 : Un sac de marque ? Mais le président est officiellement célibataire.
Diego Salazar : Tu es vraiment un enfant en politique. On dirait l’ancien président fédéral  Jean-Claude Moingt, fraîchement exclu du PS à Clichy ! Je pensais à un sacrifice de DAME puis je me suis ravisé. Je me suis dit qu’il fallait toutes les mettre en valeur.

Echecs64 : Diego, tu es le ROI de l’esbroufe. Et dire que dans ta campagne tu disais redonner la parole aux 800 et quelque clubs et que depuis presque un an, ils la ferment tous. Génial. Comment as-tu fait avec le président ?
Diego Salazar : Au début, j’ai voulu poser la colle du loup et des PIONS-agneaux sur l’échiquier. Mais j’ai pensé qu’on pourrait friser l’incident diplomatique avec cet exercice pour débutants. Alors je suis arrivé avec un bel échiquier fabriqué en France : on m’avait prévenu, Arnaud de Montebourg attendait à la porte depuis deux heures. Il tweettait. D’ailleurs, je suis passé avant lui. L’huissier m’a fait entrer, j’ai mis les huit dames sur le bel échiquier sans qu’elles puissent se prendre. Le président Hollande a été fasciné !

 

8D.jpg

Echecs64 : Encore plus fort que dix passages de Fahim à la radio-tévé ou celui de notre championne Marie Sebag dans une émission de télé-réalité !
Diego Salazar : Sûr et certain. Le président était tellement émoustillé qu’il a voulu absolument jouer une partie contre moi. J’ai quand même 2000 Elo...  Un copain ministre lui avait conseillé la variante Caro-Strauss-Kann, mais quand je lui ai dit que c’était une défense passive et que la Défense Hollandaise était douteuse, il a renoncé. Tu sais, au PS, les François sont de fins tacticiens finalement.

Echecs64 : En guise de remerciement, quelle mission t’as confié le président ?
Diego Salazar : Rien, nada. Je rentre écœuré avec mon salaire de président des pièces de buis. Mais, j’ai eu droit à un secret. Ce problème des huit dames ne comporte que 12 positions fondamentales. Et pour cela, il faut même un lemme en maths, tu imagines ? Alors il a avoué : « C’est vrai, je l’aime. Mais surtout, ne le répétez pas. » Et tu sais quoi ? Il est vraiment très fort en politique ce Hollande. Car il ne m’a pas dit laquelle des huit dames était concernée.

Problème des 8 dames, un vrai problème mathématique (Wikipedia)

03 janvier 2014

Moi, Sven Magnus Øen C., 23 ans, drogué des échecs…

2014_Carlsen_itw_stufftolearn.JPGSven Magnus Øen Carlsen est devenu, à 22 ans et 358 jours, le nouveau champion du monde. Dans un entretien totalement face à face sur le plateau de la télévision norvégienne, sa colonne vertébrale en diagonale sur une chaise tournante, Magnus a répondu à un paquet de questions autour du jeu.
Quand un champion parle dans sa langue maternelle, et pas seulement celle des 64 cases, il se laisse plus facilement aller. Fischer, Kasparov, le champion compare son style à ces deux monstres sacrés.

L’entretien est sous-titré en anglais. Pour ceux qui ne maîtrisent pas le norvégien, un seul mot de français a surgi dans ces 26 minutes d’entretien : « trist ».

Voici le résumé impertinent de ce qu’a pu dire Carlsen et qu’il n’a pas vraiment révélé dans ses entretiens d’après-match.

  •  Je lis encore des BD de Donald Duck. Oui, d’accord dans les avions pour me détendre. Mais d’autres plus âgés le font aussi et me l’ont avoué. Je ne dirai pas leurs noms.
  • Trois semaines avant le match, j’étais à Oman. On a travaillé les échecs à fond pendant deux semaines et la dernière semaine, j’ai fait du sport et je me suis détendu.
  •  Oui, je suis superstitieux sur les stylos. Beaucoup d’autres joueurs le sont. J’ai tellement mal joué les deux premières parties que j’ai jeté le stylo. On m’en a donné un neuf et ensuite, ça a été.
    Une personne est venue me demander de signer le livre du match Botvinnik-Tal 1960. J’ai refusé car Tal a gagné ce match, mais n’a plus jamais été champion du monde ensuite.
  • Pour jouer à l’aveugle en simultanée, il est important pour moi de voir le visage de mon adversaire. J’associe la table et la place à ce visage et à la partie. Des fois, j’oublie tout. Je suis alors obligé de me concentrer très fort. Et parfois de procéder par élimination pour retrouver le fil.
  • Pourquoi chui fort ? Ché pas expliquer.
  • Il y a encore beaucoup de choses que je ne comprends pas aux échecs. Et tant que j’aurai toutes ces choses devant moi et la motivation, je continuerai. Comme le dit Simen (Agdestein) en plaisantant à moitié, le problème n’est pas d’être le plus fort, mais le moins faible.

  •  Oui, la célébrité fait que plus de jeunes femmes viennent vers moi. Mais avec tous ces engagements, ces voyages, je suis célibataire actuellement.

11 décembre 2013

Carlsen champion du monde: interview presque imaginaire!

Happé par les médias du monde entier, Magnus Carlsen n’a pas eu le temps de nous consacrer un entretien. C’est maintenant chose faite. Un entretien presque imaginaire où Carlsen revient sur son match et ses petits secrets, le rôle de Fressinet et son secondant officiel Hammer.

Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui croient aux interviews officielles. Et ceux qui creusent… et qui tombent sur l’entretien presque imaginaire avec le 16e champion du monde !

Echecs64 : Magnus, tu es devenu le 16e champion du monde depuis le 22 novembre 2013 en gagnant 3 parties sur les 10 jouées contre Anand. Ton sentiment ?
Magnus Carlsen : Tu vois, le monde se divise en deux catégories. Ceux qui veulent un match en 24 parties pour devenir champion du monde et ceux qui creusent. Toi, tu creuses avec ton p’tit stylo.

Echecs64 : Mais Magnus, le match était en 12 parties !
MC : Faute. En 8 parties : les 2 premières nulles d’échauffement en 16 et 25 coups comptent pour du beurre. Après, tout s’est joué sur 8 parties où j’ai marqué 3 points. Et bonsoir Clara.

Echecs64 : Qui as-tu remercié en premier en France ?
MC : Lautier. Mais il n’est plus dans les Pages Blanches. T’as pas son adresse en Russie ? Il a participé à la Dream Team qui a battu Kaspied (c’est une trouvaille de Fressinette, je l’adore !) via Kramnik en 2000. Ah ! La Défense Berlinoise ! Elle me donne des érections, même la nuit. Je lui avais demandé avant le match quelques tuyaux. Trop pris, il m’a aiguillé sur Fressinet. Merci les Frenchies !

Echecs64 : Concrètement, qu’a-t-il fait ?
MC : Il m’a amené un catalogue de bagnoles. Il croyait que je voulais acheter une Berline à Chennai. Laurent a vraiment du mal avec l’anglais.

Echecs64 : Ah ! tu es vache, il met l’ambiance avec son accent du Sud.
MC : Oui, mais en anglais, il le perd ! T’aurais vu comme mes sœurs se marraient en lui faisant répéter ‘My tailor is rich’. C’est vrai qu’il est sympa. Mais il est ‘too weak, too slow’ *:) Heureux !

carlsen,anand,agdestein,Echecs64 : Tu n’as révélé que ton vieux pote Ludwig Hammer comme secondant. Tu continues de te moquer du monde ? On cite Nepomiachti et même Kramnik !
MC : Ils sont tous jaloux parce qu’ils ne peuvent pas chanter la version norvégienne de Si j’avais un marteau. Je te conseille la VO. Bah oui, Hammer, cela veut dire marteau. Et franchement, il a bossé comme une brute.

Echecs64 : Quand viens-tu jouer en France ?
MC : Justement, tu ne connais pas un club qui peut m’embaucher ? Je vais déchirer ma licence à Clichy ! Je reste tout le temps sur le banc de touche. Tu te rends compte, ne pas sélectionner le premier joueur au Elo ?! Avec un nouveau club, ça ira sûrement mieux et ptet bien que ça leur rapportera des subventions publiques.

Echecs64 : Tu maîtrises l’argot, c’est impressionnant.
MC : En toute modestie, j’ai appris en 15 jours. La Fress, c’est un bon prof. Too strong et très quick en argot.

Echecs64 : Revenons au match. Franchement, c’était chiant. Que des parties techniques, du gavage de Berlinoise.
MC : Désolé pour mes fans, mais je me lève à midi et j’ai horreur de calculer. Alors j’échange les dames et je gratte les cases pendant des heures. Ils n’ont pas l’habitude ces patzers de GMI. S’ils savaient… J’ai fait des séances de spiritisme ! Capablanca m’a tout expliqué pour trouver le meilleur coup instantanément.

Echecs64 : Kasparov t’a félicité après ta victoire ?
MC : Tous les e-mails qui arrivent de Kaspied vont direct dans le pourriel. La boîte à spams en bon français. Paraît qu’il me cire les pompes sur twitter. Il est venu faire son kéké à Chennai pendant le match pour gêner Anand. C’était pathétique. J’ai battu Anand d’une seule main…

Echecs64 : Mais en 2009, tu t’es entraîné avec lui pourtant !
MC : C’est plutôt lui qui a appris sur moi ! J’avais pas besoin de ses variantes. Je suis un échangiste de dames et je passe en finale. Il est devenu fou. Il m’a dit qu’on ne pouvait pas mélanger le sexe et les échecs. Tu vois, il n’a rien compris. Il n’a aucun humour.

Comme Karpov jeune, tu ne me feras jamais lever avant midi.

J’ai envoyé un texto à Papa et à mon manager, Espen Agdestein, le frère de Simen : on lui a donné son chèque et on l’a effacé. Espen lui a envoyé le CD des Doors avec This is The End. J’étais mort de rire !

Echecs64 : Quels sont tes objectifs ?
MC : Gagner tous les tournois. Comme Karpov dans les années 1970-1980, mais sans placer mes potes pour faire des nulles faciles et moins bosser. Je veux tous les rincer. Too weak, too slow.

Echecs64 : Tu vas demander cher ?
MC : Oui, Espen fait bien le job pour les royalties. Mais c’est surtout mes adversaires qui vont prendre cher. Tous des crevards. Ils attendaient l’échec et mat d’Anand. Car en tant que punching ball, grâce à moi, ils vont gagner plus d’argent dans tous les tournois auxquels je participerai !

Echecs64 : Ce n’était pas trop dur l’ambiance en Inde ?
MC : Visité aucun temple. Suis pas sorti de l’hôtel. Mes sœurs se sont éclatées à essayer des saris dans tous les sens. Ma mère et mon père m’ont dit que ce pays avait plus d’un milliard d’habitants.

Echecs64 : T’as une tête de jeune boxeur, tu dis tout le temps ‘may be’. D’où te vient ce sympathique côté de nerd ?
MC : Je veux faire du ChessBoxing. Non, mais arrête, dans tes rêves ! Depuis que j’échange les dames sur l’échiquier, j’ai une girlfriend. Scoop : je ne l’ai pas rencontrée au tournoi du Cap d’Agde.

Echecs64 : Tu nous la présenteras ?
MC : Sur CNN d’abord. Sur Facebook ensuite. Bah oui, MC en France, c’est un rappeur. Moi, je suis une marque internationale. Tu verras, sur Facebook, je ne ferai pas comme Aronian qui montre les citrouilles du jardin de sa mère ou les photos de sa copine sous toutes les coutures.

Echecs64 : Qui pourrais-tu remercier parmi les anciens champions du monde ?
MC : Lasker. Je kiffe la Berlinoise.

Echecs64 : Et Fischer ? Bobby, quand même. Il jouait à fond toutes les positions comme toi.
MC : Qui ça ? Connais pas. Il a joué un tournoi récemment ?

Echecs64 : Quand tu viendras en France, quel monument historique visiteras-tu en premier ?
MC : La fédération française. Tivi (Tiviakov) m’a raconté ; la mare aux canards l’a fait rigoler. On ira en famille. On louera un hélico.

Echecs64 : Mais pourquoi ? T’es pas écolo ! Y’a les transports en commun.
MC : Tivi a mis 5h pour y aller de Paris. OK, il s’est cru dans une Défense Scandinave et est parti au nord de Paris alors que c’est au sud-ouest. Quel poireau !

Echecs64 : Tu rencontreras le président Diego Salazar ?
MC : D’abord une simultanée contre l’équipe de France. Un ‘Faites vous la main’. Ensuite la grosse bouffe avec Diego.

Echecs64 : Amateur de cuisine française ?
MC : Tu vois, le monde se divise en deux catégories. Ceux qui aiment la cuisine française. Et ceux qui aiment Quick. Toi, ton président, il aime Quick. D’ailleurs il va me pistonner pour ma carte de fidélité.

Echecs64 : Merci Magnus, de ta disponibilité.
MC : (Carlsen prend alors son téléphone) Espen, prépare la facture pour l’interview d’Echecs64. Rajoute quelques zéros à 64, ce type dit n’importe quoi.

09 novembre 2013

Nulle falote du Clichois Carlsen : il renvoie Fressinet !

Après une nulle sans saveur et sans épice dans la première partie du match Anand-Carlsen à Chennai, Echecs64 s’est faufilé entre les fans demandant un autographe au champion norvégien.
Dans une
interview blitz presque imaginaire, alors qu’il regagnait sa chambre du 10e étage, le verdict de Carlsen est tombé : il renvoie son secondant clichois Fressinet !

Alors Magnus, tu as rendu hommage à Réti avec ce double fianchetto ? Franchement, c’était génial comme entame, qu’est-ce qu’on s’est ennuyé !
Oui, j’ai écouté les conseils de Fressinet, mon secondant français. Je le savais. Il est trop faible, trop lent. Too weak, too slow, comme je l’avais chambré en blitz cet été. C’est comme ça que j’ai joué aujourd’hui. Mauvais karma à Chennai. Je me sépare de Laurent a tempo. Dommage, il m’a bien fait rigoler.

Tu es licencié depuis plusieurs années à Clichy Échecs comme lui. Tu n’as pas joué la moindre partie de compétition en championnat de France par équipes. Ce manque d’entraînement a-t-il pesé lourd ?
Oui absolument ! Et je remercie les sponsors. Être licencié pour ne pas jouer, c’est un truc français génial autorisé par Bruxelles et vos subventions publiques (le champion voit passer son secondant Nielsen). « Heine, réserve un aller simple en pousse-pousse pour Laurent direction l’aéroport. Si Clichy a une piste d’atterrissage potable, prends-lui un billet direct. »

Tu n’es pas un peu sévère avec notre Fernandel échiquéen ? Il est aimable, il sourit tout le temps, il a joué dans les grands films et les nanars de l’ancienne équipe fédérale quand même.
Oui, mais en tant que Français, il a fait une grosse faute… de goût. Il n’est pas resté en observation une semaine dans les cuisines du Hyatt Hotel. Et depuis dix jours, je souffre. J’ai mangé trop épicé. A moins que ce ne soit l’inverse. Et du coup, mon jeu est sans saveur. S’il te plaît, tu n’as pas le téléphone de Paul Bocuse ?

23 octobre 2013

Interview (presque) imaginaire de Diego Salazar

Reprise des entretiens presque imaginaires. Aujourd'hui, le président fédéral Diego SALAZAR répond du tac au toc à des questions échevelées préparées après une longue enquête de faits divers presque imaginaires au sein de la Fédération.

Alors, "Diego +17", quoi de neuf sept mois après ton élection un peu surprenante et gagnée de si peu ?

Je vais m’inspirer de la politique de transparence de l’équipe précédente et on va voir ce qu’on va voir!

Justement il paraît qu’un audit est en cours sur la gestion...
Mort de rire ! Un audit n’est pas fait pour les auditeurs. Vive les affaires publiques, vive la France!

Diego, t’es euphorique, où en est le débat sur l’échiquier féminin obligatoire en équipe ?
Quel débat? Je décide tel Napoléon. Après des années où on n’a rien fait et où d’ailleurs cette mesure n’a aucun effet, je vais prendre une grande décision : on va organiser un championnat de France féminin par équipes en Corse. Pour encourager le développement des « échecs féminins » au-delà de 15 ans. Lol !

Attention, j’émets une condition : il y aura un échiquier masculin (déjà) obligatoire et le reste que des femmes. C’est ma surprise et mon hommage à mon Léo, mon bon perdant. Cela coûtera tellement cher au sponsor local qu’il finira en pièces détachées. Voici les bonnes pratiques de la FFE : faire payer de vrais sponsors qui aiment les échecs, et pas seulement les échecs « continentaux ».

Quel humour, guide suprême. Peut-on rapidement revenir sur cette élection?
J’ai commis une grosse erreur. La prochaine fois, on louera des bus pour faire venir les clubs lointains. Ah ces 17 voix d’écart, je me les repasse ligue par ligue des fois avant de m’endormir. Quel pied ! Je rigole encore des gaffes de communication commises par la liste adverse.

Mais multi-président, quid de la communication ou du débat sur ces licences B dites « loisir » qui gonflent les effectifs de moult clubs et que tu avais tancées pendant la campagne ?
Quel débat? Je te donne la réponse en trois mots : « C’est-comme-avant ». Les clubs prennent des licences B pour les écoliers. Cela coûte moins cher et pour les subventions, ça fait du chiffre. Sur les 60 000 licenciés, je ne suis pas sûr qu’on ait 7 000 licenciés majeurs, vaccinés et résidents sur notre territoire qui jouent au moins 3 parties de compétition dans l’année.

Ah si ! Une seule ligue a suivi mes instructions : la ligue de Corse. Pour rigoler à la FFE, son acronyme est CRS. Ils ont fait du bon boulot, une purge exemplaire. Au 31 août 2012, chiffres arrêtés pour les quotas de l’élection, la ligue de Corse était le bon soldat : 837 licenciés A et 5490 licenciés B (dont 1591 à Bastia et 1556 à Ajaccio).

Maintenant l’île termine en Beauté avec seulement 8 clubs et compte 127 licenciés A et 0 licenciés B. Bastia n’a plus que 20 licenciés A contre 42 à Ajaccio. Des chiffres des années 1980 et encore.
Je suis inquiet. Ou les mômes jouent à cache-cache dans le maquis pendant la leçon d’échecs ou ils ont arrêté les échecs pour le macramé et il s’agit alors d’une chute gravissime du « développement de notre sport ». Cela va sûrement mettre des instructeurs au chômage ! Mais bon, sans la Corse, même pas peur ! La FFE continue sa politique de l’autruche et la variante « planche à billets » des licences B.

Diego_solo.JPGDiego, tu es le président qui a battu le record de "ma trombine partout" sur le site et les revues fédérales ou remises de prix, comment vois-tu nos relations avec la FIDE?
Comme sur les photos. Cheese devant et attaque de mat par derrière. Bon c’est vrai que je vois Kasparov partout en ce moment. Il est même venu dans nos locaux pour voir ma belle cravate. Il n’en avait pas ce jour-là et me demandait des conseils pour se présenter contre Kirsan à la FIDE.

Bachar Kouatly a cassé l’ambiance quand il a rappelé à Garri que le trophée Korloff (un cavalier serti de diamants) gagné à Lyon suite à sa victoire au championnat du monde en 1990… ben c’était Kirsan l’acheteur et Babar (le coup) intermédiaire.

Mais Garri n’est pas mauvais joueur avec les arnaques de Kirsan ; j’ai découvert que c’était un pro du sourire faux-cul. Faut que je m’entraîne comme lui car je fais trop sympa on m’a dit.

J’ai dit à Garri qu’on était des grands démocrates désormais et que les clubs allaient voter pour décider de la position de la France. Échecs participatifs... il a éclaté de rire ! Il m’a fait remarquer que et lui et Kirsan savaient que j’étais le seul à mettre le bulletin dans l’urne au final. Quelle rigolade autour des petits fours et mon champagne à pas cher que j’avais ramené à la Fédé.

Parlons maintenant de la FFE...
Ah tais-toi, même depuis les élections, mon GPS bogue pour retrouver la Commanderie des Templiers. Au bout de la 7e visite après cette élection historique, je m’étais repéré grâce au Léon de Bruxelles à proximité ! Tu te rends compte, ils n’ont pas de carte de fidélité ! Moi, c’est le McDo ma cantine, pas la mezzanine de la FFE où chaque salarié apporte sa gamelle. Ah ça m’donne faim. Je voudrais un Maxi Best...

Et le personnel ?
Comme je dis à ma nouvelle recrue Marie Sebag alias Souris blanche sur le Net, quand le chat long est parti, les soucis dansent.

Mais Diego, le dicton, c’est les souris, pas les soucis.
Non pas à la FFE. Tu sais on se régale quand même. A chaque fois qu’on soulève le tapis d’un dossier, j’ai envie d’inviter le Comité directeur au McDo pour faire des économies sur les frais de bouche et d’entamer une psychothérapie de groupe. Impossible de faire ça dans mon bureau, c’est tout pour la pomme du Dg Laurent Vérat.
Il fait 35 m2, c’est plus grand que celui d’Elkabbach ou d’un sous-ministre ! Au moins, on est une grande fédération.


En fait, tu annonces en exclusivité mondiale que n’as pas de bureau ?
Si. J’en ai 3 : 3 téléphones mobiles, mais rien pour m’asseoir et pas d’ordinateur. Je suis un nain à côté de DSK qui en avait 7.

Justement, la FFE compte faire du lobbying auprès des hommes politiques?
Non c’est bidon. La dernière fois qu’on l’a fait, une sous-ministre est sortie de l’ombre grâce à nous pour un projet plus qu’incertain avec Garri à l’Unesco. Cela avait déjà foiré l’an passé…

Remarque l’avantage avec DSK, c’est que sur l’échiquier, il était "le meilleur d’entre eux".

Son niveau est, sans jeu de mots je le précise, 1700 Elo les bras levés.
Si, si. Mais il fait baisser l’économie de la FFE : il n’a pas repris sa licence virtuelle dans le club anciennement hébergé administrativement par la FFE.

echecs_pour_tous_et_partout_bd.JPGQuel est ton programme des visites à tous ces petits clubs qui ont voté pour ta liste et qui ne voient rien venir?
Ch’te donne du scoop, et du lourd. Je vais me prendre un chauffeur, un photographe perso, une clé 4G pour que le reportage passe avant les infos en jet continu sur la Corse sur le site fédéral et me faire, de Châlons, 9h19 de route sans compter les arrêts. Ça coûtera 129 € à la fédération sans les Mc Do plus 43, 80 € de péage. Idem au retour. Faut pas que je me fasse taper sur les doigts pour les dépenses, j’ai tout organisé avec Mappy.com !

Alors mon programme est le suivant : Départ de Châlons-en-Champagne, 3 clubs en 5 jours, hébergement chez l’habitant avec supers bouffes locales, tu m’connais.

1. Le Cavalier Gaillard de Brive-la-Gaillarde: 14 licences A, 49 licences B. Ils ont d’excellentes méthodes d’apprentissage.
2. Cahors Échecs (21  A, 3 B). Je zappe Toulouse, c’est trop gros trop fort. Et puis je suis sûr qu’ils m’auraient invité dans d’interminables banquets.
3. Échiquier luchonnais à Bagnères de Luchon (7 A, 9 B), si possible pendant une étape du Tour de France cycliste. Si j’ai mal à la tête ou le rhume des foins, j’enchaîne avec une cure thermale.

Faut quand même que je me rattrape.

Pourquoi ?
Eh bien, depuis que je suis président, je gagne tout le temps. Des points Miles, des bonus SNCF, des nouveaux amis sur Facebook. Alors le p’tit club, c’est vrai que je m’en fous depuis que j’ai été élu, mais il  faut comprendre, moi aussi je souffre : toutes ces mains à serrer les fins de semaine un peu partout en Europe avec des VIP, c’est dur !


Que penses-tu de l’émulation du trio Vachier-Lagrave (MVL), Bacrot et Fressinet?
Ils sont exemplaires et pensent déjà à leur reconversion. C
est comme ça que la FFE supporte lélite. On m’a dit que MVL allait entamer un stage de fou-rire thérapie pour performer à la remise des prix et lors des entretiens pour se faire embaucher plus tard à La Défense. Lui, un joueur d’attaque, tu imagines ?
Bacrot suit des cours intensifs d’anglais et d’amabilité devant la caméra. Il veut copier mon pote Fontaine, mais sans le côté Nelson Monfort. Un des ses secondants m’a dit qu’il s’entraînait tous les jours quand il ne se rase pas.

Quant à Fressinet, il a le business dans la peau. Suite à ses défaites répétitives contre Bacrot où il se fait « cagouler » à chaque fois, il va ouvrir des magasins de cagoule. Il a prospecté et il paraît que ça va revenir à la mode dans les pays de l’Est. Il sera coach : comment porter la cagoule discrètement ou de manière ostentatoire, comment l’éviter, comment développer la cagoule dans un club, ce gars fourmille d’idées, il m’a bluffé ! Tu vois, en France, on a personne dans le top 10 mondial, mais on a des idées !

Merci Guide suprême pour cet entretien vérité presque imaginaire et à un de ces quatre autour d’un verre de champagne à pas cher.

 
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