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Interviews imaginaires

  • Top 12 : combien ça coûte ?

    Le championnat de France par équipes de huit joueurs de "première division" (Top 12, au moins un homme et une femme français) va débuter à Grau du Roi, une petite station pépères et mémères nîmois hors saison entre La Grande Motte et Aigues-Mortes et bondée de touristes l’été. Quelques-uns des meilleurs joueurs du monde vont remplir les meilleures équipes le temps d’une pige comprise entre 200 et 600 € par partie.

    Ils joueront 11 parties au maximum. Ces tarifs très chers pour le petit monde des 64 cases le sont d’autant plus pour les clubs qui paient leurs joueurs en tant que salarié ou pas assez pour les joueurs qui se déclarent à l’Urssaf ou aux impôts.

    L’opacité sur la rémunération des joueurs professionnels a toujours été de mise. On connaît en général (mais pas toujours) les prix des petits et très grands tournois mais pratiquement jamais les cachets… pour ceux qui en ont.

    Il en va de même du budget des équipes du Top 12. Silence radio fédérale. Zéro enquête côté Europe Échecs. Ce mot a derechef disparu des pages de la revue mensuelle bisontine qui confond le mois de mai et de juin…

    La majorité des clubs touche de l’argent public (conseil régional, mairie, agglomération) et les sponsors locaux ou nationaux sont si rares. La visibilité du top 12 se confine dans le confidentiel. Alors, pourquoi dépenser tout cet argent public pour 11 jours de gloriole ?

    Pour un titre se jouant entre trois équipes au maximum ? Pour avoir le plaisir de fréquenter des professionnels étrangers ne rendant AUCUN service à leur club le reste de l’année ?

    Réponse (presque) imaginaire fédérale : « Échecs64, je vous demande de vous taire. » A part cela, il y aura sûrement des parties de très haut niveau, retransmises en direct, très intéressantes, mais qui passeront au-dessus du crâne de 90 % des licenciés. Amen.

    A suivre en direct sur le site dédié de la FFE dès le 30 mai.

  • Le vrai poisson d’avril de la FFE

    Le vrai poisson d’avril de la FFE tient en trois mots : DÉVELOPPER LES ÉCHECS.
    Tu parles, Charles ! Au comité directeur du 28 mars, beaucoup de blabla, moult clubs absents (démotivés ?) avec ou sans procuration, un compte rendu officieux dudit CD sur Facebook, pas mal de choses faites d’un point de vue institutionnel, une politique des jeunes toujours en jachère et une opposition rasée ou rasante.

    Heureusement, un espion fédéral est allé en vacances en Corse. Il s’est fait filmer et a traîné, comme le gars de la pub LIDL dans les rayons de buis : « Allô, chef ? Ils ont des produits frais et régionaux. On est mal, on est très mal ! »

    Enfin, pour le fun, beaucoup de poissons d’avril sont à lire plusieurs fois par semaine sur le compte twitter du blog. 140 mots, cela limite tout blaba…

    2015_developper.jpg

  • Olympiades : la FFE dit ‘no’ à Nino

    Nino Maisuradze, championne de France 2013 grâce à une victoire au départage blitz sur Mathilde Congiu n’est pas sélectionnée en EDF (équipe de France) pour les Olympiades de Tromsø débutant le 1er août.
    Le courant n’est apparemment pas passé avec le sélectionneur, le GMI Cornette. Pour info, le champion de France Hicham Hamdouchi n’a pas été pris non plus dans l’équipe masculine, même pas pour couper les citrons.

    Tout débute par un chouinage public de Nino elle-même sur sa page Facebook. Le sélectionneur Cornette aurait justifié son choix par un génial et diplomatique « ton niveau est inférieur aux autres ». Bon…

    Les « amis » de la toile s’en offusquent. La FFE se réveille et la contacte ou la fait contacter pour demander de bouche fermer. Mais Nino, elle sait pas fermer sa bouche. Alors, la réplique est venue comme un boomerang ce 29 juillet sur le site de ChessBase, qui fait une bonne pub sur ce coup… un vrai coup de comm’ de la championne de France !
    Plus prosaïquement, elle viendra défendre son titre sur l’échiquier lors du championnat de France fin août à Nîmes.

    Echecs64, toujours en embuscade virtuelle, a réalisé une interview presque imaginaire sur cette non sélection où la seule règle – comme dans d’autres sports collectifs – est dans les mains du seul sélectionneur.

    *****

    Echecs 64 : Alors, Nino, heureuse de rester sur le banc de touche ?
    Nino M. : Je suis FIER du choix de la France par la voix de son sélectionneur. C’est normal, FIER, c’est le nom de mon grand maître de mari. Il est brésilien. Lui, il était fu-rieux. Il m’a dit en portugais, à la brésilienne : c’est la « li-qui-da-sa-on to-tchal ». En fait, il m’a arnaqué, ça veut dire « les soldes ». J’ai failli tomber dans le piège.

    Echecs64 : Tu prends toujours tout avec le sourire. Même ton titre l’an passé, où tout juste après avoir accouché, tu as joué tout le tournoi sans perdre de parties longues.
    Nino : En fait, ça me fait beaucoup rire, mais je vais me plaindre à François.

    Echecs64 : François Ier ?
    Nino : Non, tu sais, je suis une globe-trotteuse des tournois. Je vais demander direct à François Hollande. D’ailleurs, je l’ai rencontré à Tbilissi, va voir la photo sur Chessbase.com.
    Il m’a à la bonne, mais lui aussi n’était pas content. Le président fédéral l’a écarté pour faire l’équipe de France féminine, tu te rends compte ?

    2013_maisuradze_Nancy.JPGEchecs64 : Tu vas suivre les Olympiades ?
    Nino : Oui, en direct sur l’Internet. Je veux voir ce que feront les copines sans moi. Je veux, une fois pour toutes, en avoir le « corps net ».

    Echecs64 : Finalement, il n’y a pas que sur Facebook que tu veux te faire des « amis ».
    Nino : Regarde les entraîneurs, ce sont aussi des joueurs en activité ! Mazé et ‘Corps-net’ vont tous deux participer au National à Nîmes, quelques jours après l’Olympiade. Mazé devra donc se battre contre les 3 joueurs qu’il aura supportés, Bacrot, Fressinet et Édouard.

    Echecs64 : Merci Nino pour cette interview presque imaginaire.

    ***

    Dossier complet du bin’s et le point officiel sur Europe Échecs

    Les chances de l’EDF à Tromsø
    9e au classement sur la ligne de départ avec Sebag, Milliet, Guichard, Collas et Congiu, l’équipe de France devra probablement, sans Skripchenko, se surpasser pour dépasser la 5e place légendaire obtenue à Calvià en 2004.

    Un vrai stage d’hommes, zéro stage pour les femmes
    Au nom de l’égalité des chances, pas de stage avant les Olympiades pour l’équipe féminine. Les hommes, les vrais, les durs, les tatoués en avaient eu un... risible : il n’y avait que 3 joueurs sur 5 et 2 entraîneurs !

    Photo issue de la vidéo de Nancy Echecs 2013.

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