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Interdit de rire !

  • Europe Échecs découvre les échecs à l’école !

    A cinquante six ans, il n’est jamais trop tard. Europe Échecs, la revue mensuelle « mondiale d’expression française » vient de découvrir les bienfaits du jeu d’échecs à l’école… au Blanc-Mesnil ! Info ou intox ? Plutôt un coup de mousse de son actionnaire archi-majoritaire et rédacteur en chef gratuit Babar Kouatly dans un impeccable exercice de redécouverte de l’eau chaude avec mention bien…
    Précision: EE est distribué gratuitement aux quelque 900 clubs de France moyennant un « cahier fédéral » produit par la fédé et livré clés en mains dans les pages d’EE. Les échecs à l’école sont donc un scoop...

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  • Le CD a cédé : ri-Lyon un peu

    Réunion fédérale ce week-end pour prendre de grandes décisions Cela fait un bail que la FFE sait que son bail à St-Quentin-en-Yvelines échoit bientôt et coûte 58 000 euros par an.

    Alors déménageons. Direction provisoire: être accueilli dans le nid douillet de Lyon Olympique Échecs, 350 membres au compteur, ze club du secrétaire général et ex-vice-président Christophe Leroy.
    La FFE va à Lyon? Comme dans la chanson, on dirait le sud. Peut-être même avant d’arriver en Corse, non c'est une blagounette. Quitte à être démocratique, la FFE a donné le choix au CD entre Lyon ou Lyon.

    De nombreuses années sous le règne du président Moingt17 cumulées avec celles du président Salazar, ajoutées à l’envie de changer d’ère? Le directeur général Laurent Vérat s’en va. Entre bosser à 4 minutes 30 s de chez lui claquement de portière compris et vivre dans la deuxième ville de France, il a préféré la variante "élan-court", c’est-à-dire négocier une rupture de contrat conventionnelle et rester maison.

    Deux jours après la réunion historique feutrée, le compte rendu fédéral n’est toujours pas publié. Le brave ex-bénévole ex-dédommagé et ex-viré de la FFE Sylvain Rivier est intervenu sur un forum privé (d’imagination) tandis que l’arbitre Stéphane Escafre alias Arbitro plante ses banderilles et promet un compte rendu exhaustif. Pendant ce temps-là, le licencié regarde à peine ces joutes.

    La version en moins de 140 caractères depuis dimanche sur twitter ze blog.

  • Top 12 : victoire de Bisch-Winner !

    Et d’un ! Après plusieurs essais infructueux, Bischwiller, terre d’échecs depuis des dizaines d’années, mais avec 5 fois moins d’habitants que le tenant Clichy, remporte pour la première fois le titre suprême de champion de France par équipes sur huit échiquiers, le Top 12.
    Tout s’est passé dans la bonne humeur à Grau-du-Roi sous le soleil exactement avec  beaucoup de matches serrés.

    Après avoir été champion de France chez les féminines, les jeunes et les cadets, Bischwiller était venu avec une ambition : gagner. Pour son président Roland Reeb, dans les échecs depuis 1971 et infatigable propagandiste, c’est l’aboutissement d’un long chemin.

    6e en 2012, 3e en 2013, 2e en 2014, il fallait bien que cela passe un jour. Mais comment contrer la suprématie de Clichy, une équipe qui réunit Vachier-Lagrave, M. et Mme Fressinet et globalement un effectif qui  « tourne » bien avec très peu de pertes individuelles ?

    Réponse : top recruter avec l’argent du généreux sponsor allemand, l’homme d’affaires Wolfgang Grenke qui s’est déjà fait un nom dans l’organisation de tournois de haut niveau en Allemagne.

    Bacrot, déjà sociétaire de Bischwiller suite au naufrage de Marseille, a  dû se réjouir de voir venir son camarade et coéquipier allemand Naiditsch, 22e mondial. Premier transfert de pote.
    Deuxième transfert de choix, le 10e mondial Anish Giri. Ce Russos-népalais jouant pour les Pays-Bas est une jeune machine à idées.
    Il a la plume alerte dans la revue New In Chess. Et le joyeux drille est capable d’imiter les atermoiements de son coéquipier végétarien Schlosser devant les plats français. Pire : il peut faire rire son président !

    L’intégration des deux top transferts s’est faite sans problème et Bischwiller s’est mis en mode "Bisch-Winner", la trouvaille labellisée Étienne Mensch.

    La différence entre Clichy et Bischwiller a tenu à peu. Tout sur un match. Clichy un peu en deçà au niveau forme. Bischwiller qui ne lâche rien et qui part avec un mental de vainqueur. L’équipe n’a ensuite rien laissé comme Clichy à ses plus belles heures malgré un échiquier féminin nettement moins fort que Clichy.

    Après avoir battu Clichy 2-1 (voir ci-dessous) Bischwiller s’est fait une frayeur contre Mulhouse. Mathilde Choisy (Mulhouse) était la dernière à jouer alors que son équipe était menée 2-1.
    En au moins deux occasions quand il restait moins de 2 minutes aux joueuses, elle a raté le gain au moins deux fois de manière triviale contre Nino Maisuradzé. Ce n’était pas son jour… De dépit, elle mit en commentaire sur sa page Facebook après la partie : « La corde ».

    choisy_maisu_97e.JPG
    Dans cette position, il est difficile de se forcer à jouer 97.Te6+ qui mène à une finale gagnante F+C sans pion après 97…Dxe6 98.Fxe6 Rxg6.

    Mais en équipe, c'est le seul coup ! Les blancs vont ramer des heures pour gagner. Il faut juste connaître la méthode. C’est facile et ça eut pu rapporter gros.
    Mathilde Choisy a voulu prolonger le suspense par 97.Te4 et c’est nul dans un fauteuil après 97…a3 : le fou devra se sacrifier contre le pion.

     



    Deuxième occasion en or où, après avoir bataillé dans son style sans compromission et inimitable, Nino Maisuradzé commet la dernière erreur comme aurait pu dire ce cher Tartacover.

    2015_choisy_mais_105e.JPGMaisuradzé vient de jouer 104…a2 pensant que 105.Fxa2 est forcé. Il le fut dans la tête de Choisy alors que sous l’œil médusé de milliers d’internautes, l’ordinateur annonça un mat pour les blancs !

    105.Ce6+ Rg6 (105... Rg8 106. Tf8+ Rh7 107. Fd3+ Rh6 108. Tf6+ Rh5 109. Fe2 mat !) 106. Fd3+ Rh6 107. Th4 mat.

    La partie se termina par 105. Fxa2 Dxa2 106. Cf3 Db3 Nulle

    Ben oui, toujours plus facile dans son fauteuil avec ordi. D’un autre côté, le roi est cerné…
    A leur décharge, les deux joueuses avaient avec une pression énorme : le score du match et le fait de jouer avec moins d'une minute par coup... De leur côté, les grands-maîtres qui assistaient au spectacle ont failli avoir des attaques cardiaques !

     Alors, l’équipe Bisch-Winner a-t-elle ronronné comme un vieux chat ? « Pas si simple assure Roland Reeb. Jean Netzer, notre maître international formé au club et vice-chamipon junior est le capitaine. Il connaît les joueurs. Mais comme dans bon nombre d’équipes où tout le monde se connaît bien, les compositions vont de soi pour les couleurs ou pour sortir un joueur fatigué. »

    A 800 km de Grau-du-Roi et vingt secondes via l’Internet (retransmissions des coups et parfois bavardes fédérales), Netzer père, maire de Bischwiller, a dû bicher de voir sa ville ajoutée à une longue listée souvent trustée par Clichy et Strasbourg.

    Avant de revenir au pays, l’équipe a dûment fait péter les bouchons de champagne d’un sponsor local dont c’était la spécialité… Les plus sages sont rentrés tôt, d’autres se sont à peine couchés. Il n’était pas question de s’y prendre une ronde avant la fin. Bischwiller aurait pu se permettre le luxe de perdre son dernier match contre Montpellier. Premier seul avec 11 victoires sur 11, c’est mieux que premier ex æquo au « départage particulier » en jargon fédéral.

     

    2015_top12_bisch.JPG

    Habillés couleur rouge sponsor pour mieux cacher les T-shirts et jeans, de gauche à droite: Naiditsch, Schlosser (masqué) Giri, Ragger, Bacrot, Le Roux, Marcelin, Reeb, Jean Netzer (capitaine), Maisuradzé, Édouard (cousin éloigné de Buster Keaton). 

    Site officiel du top 12 2015 avec parties, photos, vidéos, statistiques. A revivre sans modération.

    Descentes, montées
    Les trois équipes qui descendent en Nationale I sont Grasse, Metz et Poitiers-Migné. Les trois équipes montantes sont Drancy, Nice Alekhine et et les Picards de Saint-Quentin.

    DES VICTOIRES ÂPRES

    Ronde 4 : Bischwiller–Châlons-en-Champagne 3-2


    Ronde 6 : Bischwiller-Clichy 2-1

    Ech1 Giri-Fressinet 1-0
    Ech4 : Jakovenko-Bacrot 0-1
    Ech8: Skripchenko-Maisuradzé 1-0


    Clichy a fait des choix bizarres dans la composition sur les 4 premiers échiquiers : Fressinet au 1 noir alors qu’il a tendance à raser plus bas et surtout Vachier-Lagrave au 3 noir. Le GMI autrichien Markus Ragger s’est mis en pilote automatique contre lui et lui a dégoté l’une des nombreuses variantes de nulle (certes complexe) de la Grünfeld fétiche du Français. Bon, Clichy se repassera le match au magnétoscope…

    Ronde 8 :
    Bischwiller-Mulhouse 2-1 (voir 8e échiquier, partie tragi-comique plus haut).

  • Les vraies vedettes du Taupe 12

    Le championnat de France par équipes de première division, le « Top 12 » a débuté à Grau-du-Roi fin mai. Quelques-uns des meilleurs top Chef de l’échiquier mondial sont présents : So (Clichy), Giri et Naiditsch (Bischwiller).

    Question médiatique, en dehors du monde virtuel de la retransmission des parties sur le Net (dont certaines commentées), c’est « Taupe 12 ». Même le retour de Sébastien Feller, le sanctionné qui a purgé sa peine, passe inaperçu...

    Du coup, quelques planqués de l’échiquier en profitent : ces professionnels payés font le spectacle et signent, comme on l’a vu dans la partie Smith (Montpellier)-Matlakov (Clichy) une nulle « je te renvoie la ba-balle » en 14 coups !

    A leur décharge, la même position a été répétée et, pauvres choux, elle avait mis à dure épreuve leurs méninges dès le 11e coup : 1.d4 Nf6 2.c4 e6 3.Cf3 d5 4.g3 Fb4+ 5.Fd2 Fe7 6.Fg2 c6 7.Dc2 O-O 8.O-O Cbd7 9.Ff4 b6 10.Td1 Fb7 11.Ce5 Ch5 12.Fc1 Chf6 13.Ff4 Ch5 14.Fc1 Chf6 Nulle

    Pardon à nos recordmen Salgado Lopez-Giri (9 coups), Fedorchuk-Ipatov (11 coups) et surtout à nos champions hexagonaux.

    Étienne Bacrot (Bischwiller) en signe 3 ! (B-Rianzantsev, 22 et Llanes Hurtado-B, 21, Brunner-B, 20) contre des adversaires nettement à sa portée. Son ex-client Laurent Fressinet (Clichy) lui emboîte le pas avec 2 nulles : Fressinet-Brochet, 18 et Riazantsev-F, 18.

    Au total, 25 parties sur les 192 des quatre premières rondes se terminent par la nulle avant le 22e coup, soit au moins une par match en moyenne. On entend presque les capitaines applaudir et les arbitres opiner du chef.

    La retransmission en différé de 30 min à partir de 15 h est adaptée aux joueurs, mais à quels spectateurs s’adresse-t-elle sauf à utiliser au bureau la touche 'ALT flèches' pour que le chef n’y voit que du feu en plus de la mini-télé calée entre les jambes réglée sans le son sur France 2 pour Roland-Garros ?

    En passant…
    Il faut traverser virtuellement la Manche et se rendre en Grande-Bretagne sur le site theweekinchess.com pour avoir DANS UN SEUL FICHIER l’intégralité des parties au format ChessBase ou équivalent. (rectifié depuis la publication de cette note sur le site fédéral. Merki!)

    Sébastien Feller (Évry) ne se planque pas et monte au premier échiquier. Mais après pratiquement cinq ans sans jouer à ce niveau suite aux différentes sanctions fédérales et de la FIDE dans l’affaire de la triche à l’Olympiade de Khanty-Mansïïsk (Russie), la reprise est dure et il multiplie les fautes tactiques que sa position soit égale, inférieure… ou complètement gagnante. Trois défaites au compteur sur ces positions et une nulle dans une variante quasi forcée de la Catalane.

    Retransmission sur le site officiel où l’on est vraiment dans l’ambiance. On rêve d’un championnat de France pour amateurs dans de telles conditions.

    chessdom.com et chessbomb.com suivent aussi l’événement.

  • Top 12 : combien ça coûte ?

    Le championnat de France par équipes de huit joueurs de "première division" (Top 12, au moins un homme et une femme français) va débuter à Grau du Roi, une petite station pépères et mémères nîmois hors saison entre La Grande Motte et Aigues-Mortes et bondée de touristes l’été. Quelques-uns des meilleurs joueurs du monde vont remplir les meilleures équipes le temps d’une pige comprise entre 200 et 600 € par partie.

    Ils joueront 11 parties au maximum. Ces tarifs très chers pour le petit monde des 64 cases le sont d’autant plus pour les clubs qui paient leurs joueurs en tant que salarié ou pas assez pour les joueurs qui se déclarent à l’Urssaf ou aux impôts.

    L’opacité sur la rémunération des joueurs professionnels a toujours été de mise. On connaît en général (mais pas toujours) les prix des petits et très grands tournois mais pratiquement jamais les cachets… pour ceux qui en ont.

    Il en va de même du budget des équipes du Top 12. Silence radio fédérale. Zéro enquête côté Europe Échecs. Ce mot a derechef disparu des pages de la revue mensuelle bisontine qui confond le mois de mai et de juin…

    La majorité des clubs touche de l’argent public (conseil régional, mairie, agglomération) et les sponsors locaux ou nationaux sont si rares. La visibilité du top 12 se confine dans le confidentiel. Alors, pourquoi dépenser tout cet argent public pour 11 jours de gloriole ?

    Pour un titre se jouant entre trois équipes au maximum ? Pour avoir le plaisir de fréquenter des professionnels étrangers ne rendant AUCUN service à leur club le reste de l’année ?

    Réponse (presque) imaginaire fédérale : « Échecs64, je vous demande de vous taire. » A part cela, il y aura sûrement des parties de très haut niveau, retransmises en direct, très intéressantes, mais qui passeront au-dessus du crâne de 90 % des licenciés. Amen.

    A suivre en direct sur le site dédié de la FFE dès le 30 mai.

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