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  • Réunion des ligues : gaffes fédérales

    Le président Diego Salazar alias Don Diego a décidé de sortir le lasso. Émoustillé par le recrutement plus que probable de Marie Sebag alias Souris Blanche (sur Internet) par son club Chat-Long, il a décidé de faire un grand numéro de câlinothérapie aux ligues. Toutes étaient convoquées mi-septembre  – « conviées en vue d’échanger en toute convivialité »  comme il est écrit en langue de bois sur le site. Bref, un triple saut d’amour à Élan-court.

    Première gaffe fédérale
    Aucun bus ou covoiturage n’a été prévu afin d’acheminer ce beau monde venu de toute la France dans la Commanderie des Templiers (Élancourt, Yvelines), siège fédéral à une heure et demi par les transports en commun du centre de Paris.
    « J’ai mis plus de temps pour venir en TGV de chez moi à Paris que pour faire Paris-Élancourt » s’amuse presque ce président de ligue. « Métro, train, bus et après l’arrêt de bus, il faut marcher longtemps et il pleuvait. » Marche ou rêve, prochaine devise fédérale.

    Deuxième gaffe digne du mat du berger
    Aucun club ne la ferait, pas même dans une AG ordinaire : zéro feuille de présence ! Et pourtant, pas mal de spécialistes du coupage de pattes de mouches en quatre étaient dans la salle.

    Il y avait même le directeur général, les vice-présidents et la secrétaire générale. Mais c’était le ouikend, toutes les cravates étaient restées au vestiaire. Du coup, la FFE annonce sur son site « une vingtaine de ligues ».


    D’après l’album photos, j’en vois dix-huit max. Bien sûr, les ligues ultra-marines ne sont pas venues. Petite larme : la ligue de Corse non plus. Son président semble avoir décidé une fois pour toutes de ne pas exporter la convivialité légendaire de son île, mais d’exercer son droit de bouder et au passage de refuser le verdict des urnes.

    Don Diego fait tourner sa feuille de paie
    Pour que les choses soient claires, le président a fait tourner sa feuille de paie. Comme un joint, tout le monde s’en est délecté. Sauf erreur, l’information n’est sortie nulle part depuis mars alors qu’elle pourrait être publique. Apparemment elle serait légèrement supérieure (en net) à son Elo (2005). Nous voilà rassuré ?

    Top 12 : tirage au sort perdant
    Grand moment de comm’ : le tirage au sort entre potes des rencontres du championnat de France des 12 meilleures équipes (Top 12). On a eu les photos, mais pas le son des appariements planqués au fin fond du site après 7 clics. Mais tous ont bu un bon coup au nom de « cette compétition phare de notre fédération ». C’est nous qui paie.


    On se dit tout ou presque
    Parmi les thèmes abordés, le partenariat avorté avec Europe Échecs. C’était couru d’avance, mais tout le monde s’en fout puisquun vice-président fédéral a refait affaire avec cette structure dans un autre cadre par ailleurs.

    La ligue d’Île-de-France (1/6e des licenciés) a claironné sur son site avoir enfin obtenu un nombre de qualifiés pour les championnats de France jeunes en rapport avec son nombre de licenciés. Comme si une barrière province-Paris avait été brisée… Sans rire, j’entends cette demande enfin exaucée depuis mes premières années de compétition soit… 1975.

    Le pack, prix champenois Magnum
    La FFE a mis en ligne un pack de communication que les clubs peuvent s’acheter. Coût : 360 euros ; hors de prix, mal ciblé pour les besoins des petits clubs. Le plus drôle ? Ce pack a été fait par une entreprise corse euh… pardon par une entreprise du côté de Châlons-en-Champagne. Bref, on ne prend pas les mêmes, mais on recommence.

    Les présidents de ligue dont le club n’avait pas voté Salazar se sont exprimé dans une atmosphère franche mais pas toujours chaleureuse. Une ligue avec 400 licenciés a fait de la résistance comme dans une guérilla urbaine et dans le plus pur style des affrontements au sein des associations.

    Un audit inaudible que personne ne veut voir
    Le moins drôle de tous les sujets mis sur la table et là où la FFE a un bâton de dynamite dans les mains, c’est à propos d’un « audit interne » en cours sur la gestion de la fédération. J’en tremble de joie. Peut-être qu’une fois tout analysé, un vrai cabinet de pros se mettra sur l’affaire avec le commissaire aux comptes. On parie que Don Diego fera circuler le rapport d’analyse ?

    Croissez et créez
    Diego de la Vega a demandé sans rire aux présidents de ligue de « créer des clubs ». Un, tu trouves le bénévole rare qui va se taper tout le travail, ranger les jeux, faire en sorte que les toilettes soient toujours propres. Deux, le local. Trois, la mairie sympathique qui va te subventionner et t’aider. Et pourquoi cette demande ? La FFE perd des clubs ? Elle se fourvoie à faire de la licence B dans les écoles ?

    Nouveau onglets du site : raté ?
    Si on veut trouver le classement d’un joueur ou le nom d’un club, il faut chercher dans le bazar de présentation du site de la FFE. Ces deux onglets étaient en valeur dans la barre du haut, ils sont maintenant remixés pour qu
    ’on ne les voie pas. Rappel : la FFE est une fédération de clubs avec dedans un truc qui s’appelle joueurs.

    On leur a préféré ‘Mon compte’ , ‘Directeurs de groupes’,  ‘Gérer son club’ sans parler de ‘Zone de jeu’ dont le lien ne marche plus.

    Pour se replier sur soi-même et ne pas communiquer, la FFE peut encore mieux faire.

  • Hamdouchi 88e champion de France

    Hicham Hamdouchi est devenu champion de France à l’issue des deux parties de départages contre Jean-Marc Degraeve alias ‘Jim’. Hamdouchi perd deux parties contre Sokolov et Édouard, mais a aligné 6 victoires et 2 nulles.

    De son côté, JIM n’a perdu qu’une partie (contre Romain Édouard), mais n’a aligné que 5 victoires dont 4 contre les 4 derniers (Le Roux, Vaïsser, Cornette, Sebag) dans son légendaire style « d’écrase-patates ».

    La dernière ronde fut toutefois palpitante : il dut ramer 107 coups avant de marquer le face à Le Roux, qui a loupé une suite de nulle (90.Rf3 et transfert du fou sur la diagonale a2-g8).

    En finissant tous deux ex æquo avec 7,5 sur 11 (+6 =3 -2 pour Hamdouchi et +5 =5 -1 pour Degraeve), le départage s’imposait le 23/8 à 14 h, soit quatre heures après le début des opens.

    Les départages : « on n’analyse pas les blitz »
    Selon le vieil adage, « on n’analyse pas les blitz », aucun commentaire n’est nécessaire quant aux parties de départage jouées en 15 min + 5 s : nulle dans la première et gain blanc d’Hamdouchi dans la seconde.

    Après 11 rondes à une cadence classique, un jour de repos, des conditions sympa de jeu pour 12 champions faisant parfois des simulacres de parties avec des nulles masquées, pourquoi faire des départages durant moins d’une heure pour un titre qui n’a aucune valeur marchande hormis un nom dans des tablettes ? Le ou les ex æquo sont oubliés et ont-ils moins de mérite ?
    Il n’y pas de système parfait et s’il faut désigner un seul vainqueur, autant jouer aux échecs, mais jouer à une cadence différente est une vraie loterie.

    Le roi Édouard doublé sur le fil
    Malgré leur demi-point de retard sur le leader Édouard après la 9e ronde, Degraeve et Hamdouchi avaient deux dernières rondes relativement favorables comparativement à Édouard qui les avait battus :

    Degraeve-Sebag (1-0, 71) et Le Roux-Degraeve (0-1, 107) ;

    Wirig-Hamdouchi (0-1, 64) et Hamdouchi-Cornette (1-0, 39) ;
    Édouard-Bauer (=, 36) et Tkachiev-Édouard (1-0, 65).


    Grille du National sur le site FFE

    Parties à télécharger ou visualiser sur le site fédéral

    Christian Bauer déconcentré car sur ses terres ?

    En dehors de l’an passé, C. Bauer a été champion de France en 1996. Depuis, il a mangé du Bacrot et un tas d’autres hommes en forme dans le National. Alors pourquoi le Lorrain n’a-t-il pas scoré cette année – comme Degraeve – dans ce championnat faible sans les Fressinet, MVL et Bacrot ?

    Petite « Secret Story »
    Marie Sebag est restée jusqu’au bout malgré sa dernière place. On pouvait craindre qu’elle ne quittât cette si belle cité après des débuts difficiles. Mais non. Son mérite est finalement d’avoir montré la voie à toutes les joueuses : pour progresser, il faut jouer des tournois forts voire très forts et ne pas se cantonner dans les tournois réservés aux femmes ou rester vissée à l’échiquier « féminin » en équipe. Ainsi soient-elles.

    Des défaites, des hommes peu en forme
    Parmi les sept premiers, Hamdouchi, Bauer et Wirig ont encaissé 2 défaites… et l’un d’eux est champion de France. Assez rare dans un championnat de France.

    Accession et National : on ne départage pas pareil !
    Les prochains « bleus » du National seront Chabanon et Roser. ‘Chab’, connaît la musique du National. Il a outrageusement dominé le tournoi en s’offrant le luxe de perdre la dernière ronde contre le cadet Jules Moussard.

    Il termine avec 8,5/11 (+7 =3 -1) suivi de Roser et Mullon à 8.
    Roser est qualifié pour le National grâce à un demi-point de départage ou 3 points de perf Elo ; j’ignore le règlement, d’ailleurs, ce point n’est pas indiqué pour le non-initié.

    Grille de l’Accession

    Si la France a supprimé la guillotine tardivement, elle reste à l’œuvre pour la qualification de l’Accession vers le National : pas de confortable départage en partie rapide devant une foule ébahie alors que ce système existe pour désigner les titres de champion de France jeunes.

    L’enjeu est pourtant de taille : en quoi le 3e du tournoi, ex æquo avec le 2e, est-il ‘out’ et doit retenter sa chance l’an prochain ?


    Ce règlement est quelque peu insultant pour les joueurs de l’Accession ; aucune considération, on laisse un obscur et volatile départage décider de qui va monter dans le National, le prestigieux tournoi. On prend les deux premiers et basta. Vite un comité machin pour réfléchir sur le sujet.

    Épris des prix
    On m’a annoncé que le premier prix du National féminin (remporté au départage par Maisuradze face à Congiu) était de 4 000 €. Pas de nouvelle officielle, sauf pour les joueurs sur place car tous les prix de tous les tournois étaient affichés à Nancy. On dirait que l’argent est sale.

    Certes, la FFE n’a pas non plus annoncé officiellement le salaire du nouveau président, mais ce n’est pas une raison. Ainsi, on aurait pu faire un ratio avec le ticket d’entrée payé en milliers d’euros par la ville de Nancy sans compter la mise à disposition des infrastructures etc.
    Nouvelle équipe certes, mais pour les prix, on plonge la tête dans le sable comme les autres années. « Redonnons la parole à la transparence ? »

    Heureusement, le blog du Canal Saint Martin a photographié la liste des prix de tous les tournois. C’est ici et merci à lui!

  • National : Sebag et 11 masculines

    2013_nancy_affiche.jpgLe championnat de France féminin a débuté dimanche 11 août à Nancy. 11 rondes avant la fin, et pour briser la politique de discrimination positive, la FFE a décidé de sacrer d’ores et déjà Marie Sebag comme championne de France en l’absence des mousquetaires Bacrot, Fressinet, Istratescu et Vachier-Lagrave, partis admirer les « nuits blanches » à la Coupe du monde de Tromsø (Norvège).

    Ainsi, 11 masculines ont été invitées dans le National. Toutes à plus de 2500 Elo, elles feront de la figuration active. Cette initiative est à saluer tant la désaffection des masculines est grande. La politique d’encouragement des féminines a tellement porté ses fruits depuis 25 ans que la FFE envisage d’imposer non pas un échiquier masculine dans les équipes, mais deux pour la rentrée.

    Nancy : site officiel du 88e championnat de France

    Commentaires en direct avec 150 moi-je/min du GMI Prié sur ce lien.

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