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  • Équipe de France : interview de Sébastien Mazé

    La France est vice-championne d’Europe par équipes de 4 derrière l’Azerbaïdjan et devant… la Russie ! Le tournoi s’est déroulé du 7 au 18 novembre 2013 à Varsovie. Battue sur le fil à la 9e ronde par la Russie qui revenait de nulle part, elle fête une deuxième place après avoir été en tête tout le tournoi.

    Joie, bonne ambiance, symbiose avec le capitaine et le préparateur, on se demande pourquoi la FFE n’avait pas trouvé avant une telle formule magique. L’ancien entraîneur de l’équipe de France, licencié récemment, pourra s’en inspirer lors de lointaines responsabilités. Et les anciens responsables aussi car les joueurs ne demandaient qu’une chose : jouer pour la gagne.

    Ils se connaissent tous depuis des années et ne jouent pas vraiment pour une haute récompense. Cette deuxième place a rapporté 9 000 € à la fédération, ce qui a permis de partiellement répartir les primes équivalentes à chaque joueur du fait de ce bon résultat : un peu plus de 4 000 € chacun.

    Avec un impardonnable retard, Echecs64 parle de l’événement. Le nouveau champion du monde Carlsen et notre champion du monde vétéran Vaïsser attendront. C’est pourquoi nous avons posé dix courtes questions au capitaine : le GMI Sébastien Mazé.

    La consigne était : « Réponses impertinentes et dans la déconne. » Pitaine a encore réussi ! Il est arrivé au moins deuxième !

    Echecs64 : Salut Seb. Ton pseudo est mazetovic sur twitter. Comment s’est passée la préparation des cinq mousquetaires avant la compétition ? Réunion de choc à la fédé, suivi des matches de foot avec MVL, footing à Clairefontaine, stage de hors-bord en Corse ?
    Sébastien Mazé : Cette année, on n’a pas trouvé le financement pour le hors-bord en Corse ! Plus sérieusement, on espère faire un stage tous ensemble avant les Olympiades [août 2014 à Tromsø, Norvège.]


    Echecs64 :
    La FFE a annoncé l’absence de Fressinet pour « raisons personnelles ». On supputait sa présence aux côtés de Carlsen, mais ce dernier a affirmé qu’il n’avait « qu’un marteau » (le GMI Hammer) comme secondant. Avec Fressinet, c’était la médaille d’or ou la mauvaise ambiance assurée dans l’équipe du fait d’une rivalité Bacrot-Fressinet sur l’échiquier ?

    SM : L’époque des rivalités est révolue. Laurent était occupé cette année, mais sans aucun doute, il sera là l’année prochaine.

    Echecs64 : Combien de fois avez-vous chanté ‘Étienne, Étienne’ avant de décider de le mettre au 1 en bloqueur plutôt que d’envoyer MVL planter ses banderilles ?
    SM : Plusieurs compos étaient possibles mais on a opté pour l’expérience d’Étienne au 1. Par contre, on a pas mal chanté Papayou de Carlos !

    Echecs64 : Combien d’heures par jour dormait Gozzoli resté en France ?
    SM : Yannick récupère encore, quinze jours après la fin de la compétition. Il a effectué plusieurs nuits blanches de travail pendant le tournoi.

    Echecs64 : Y a-t-il eu une frayeur du type : « Mon joueur ne s’est pas réveillé, il va arriver 20 s en retard et on se prend une bulle à cause de la règle zéro tolérance ? »
    SM : Pour les joueurs, pas de frayeurs ! En revanche, pour donner la compo à 8 h du mat, c’est une autre histoire...

    Echecs64 : A propos de bulles, à quelle ronde est arrivé le président fédéral ? A-t-il amené son champagne ?
    SM : Diego est arrivé à la ronde 7 [Azerbaïdjan-France, 2-2] avec une sacrée bonne humeur et une grosse envie de gagner.

    Echecs64 : Quels étaient les restaurants préférés de l’équipe ? On a vu sur Facebook des photos de MVL se bâfrer de brochettes. Cela faisait Obélix, mais en version Mickey Mouse pour le format.
    SM : On a trouvé le meilleur resto Sushi d’Europe ! Du coup, c’est devenu notre QG.

    Echecs64 : Comment expliquer la baisse de régime de Tkachiev dans le match contre la Russie ?
    SM : Vlad a joué en moyenne 7 h sur ses 8 parties ! Il n’a pas baissé de régime. Il était au top tout le tournoi, mais il est tombé sur un grand Andreikin.

    Echecs64 : Même si on ne refait pas le match, vous avez envoyé une boîte de chocolats à Van Kampen après qu’il ait raté un gain évident dans une finale T contre C contre Morozevitch, ce qui permet à la Russie de gagner contre les Pays-Bas au lieu du match nul et qui aurait du coup changé l’appariement de la dernière ronde ?
    SM : Van Kampen était déçu lui-même qu’on l’ait laissé tranquille. Mais c’est vrai que c’est un tournant.

    Echecs64 : Quelles sont les cinq parties mémorables de l’EdF que tu vas agrafer dans ta chambre et qui rallumeront une tonne de souvenirs ?
    SM : Les parties de Romain et Vlad contre l’Ukraine [Édouard-Efimenko 1-0, Moissenko-Tkachiev 0-1]. Un régal.
    Les parties d’Étienne contre Mamedyarov (nulle) et Aronian (défaite). La première de toute beauté et la seconde, un gros ascenseur émotionnel. Et les deux boucheries de Max contre la Grèce et l’Arménie.


    Échecs64 : Médaille d’or d’Édouard au 3e échiquier. Franchement, pour celui que Lautier appelait « la chèvre », il n’a pas forcé son talent *:D La banane !
    SM : Je crois qu’il n’était pas trop en forme ?

    Merci Sébastien, à bientôt dans le cyber-espace ou en observateur au stage de hors-bord !


    Page FFE dédiée avec photos

    Site officiel

    Chess-results : Tous les résultats dans tous les sens, équipes, échiquier par échiquier etc.

    Et l’équipe de France féminine ? A joué sur la case i9. Tournoi raté. Interdit de rire, cliquez ligne suivante.

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  • Interview (presque) imaginaire de Diego Salazar

    Reprise des entretiens presque imaginaires. Aujourd'hui, le président fédéral Diego SALAZAR répond du tac au toc à des questions échevelées préparées après une longue enquête de faits divers presque imaginaires au sein de la Fédération.

    Alors, "Diego +17", quoi de neuf sept mois après ton élection un peu surprenante et gagnée de si peu ?

    Je vais m’inspirer de la politique de transparence de l’équipe précédente et on va voir ce qu’on va voir!

    Justement il paraît qu’un audit est en cours sur la gestion...
    Mort de rire ! Un audit n’est pas fait pour les auditeurs. Vive les affaires publiques, vive la France!

    Diego, t’es euphorique, où en est le débat sur l’échiquier féminin obligatoire en équipe ?
    Quel débat? Je décide tel Napoléon. Après des années où on n’a rien fait et où d’ailleurs cette mesure n’a aucun effet, je vais prendre une grande décision : on va organiser un championnat de France féminin par équipes en Corse. Pour encourager le développement des « échecs féminins » au-delà de 15 ans. Lol !

    Attention, j’émets une condition : il y aura un échiquier masculin (déjà) obligatoire et le reste que des femmes. C’est ma surprise et mon hommage à mon Léo, mon bon perdant. Cela coûtera tellement cher au sponsor local qu’il finira en pièces détachées. Voici les bonnes pratiques de la FFE : faire payer de vrais sponsors qui aiment les échecs, et pas seulement les échecs « continentaux ».

    Quel humour, guide suprême. Peut-on rapidement revenir sur cette élection?
    J’ai commis une grosse erreur. La prochaine fois, on louera des bus pour faire venir les clubs lointains. Ah ces 17 voix d’écart, je me les repasse ligue par ligue des fois avant de m’endormir. Quel pied ! Je rigole encore des gaffes de communication commises par la liste adverse.

    Mais multi-président, quid de la communication ou du débat sur ces licences B dites « loisir » qui gonflent les effectifs de moult clubs et que tu avais tancées pendant la campagne ?
    Quel débat? Je te donne la réponse en trois mots : « C’est-comme-avant ». Les clubs prennent des licences B pour les écoliers. Cela coûte moins cher et pour les subventions, ça fait du chiffre. Sur les 60 000 licenciés, je ne suis pas sûr qu’on ait 7 000 licenciés majeurs, vaccinés et résidents sur notre territoire qui jouent au moins 3 parties de compétition dans l’année.

    Ah si ! Une seule ligue a suivi mes instructions : la ligue de Corse. Pour rigoler à la FFE, son acronyme est CRS. Ils ont fait du bon boulot, une purge exemplaire. Au 31 août 2012, chiffres arrêtés pour les quotas de l’élection, la ligue de Corse était le bon soldat : 837 licenciés A et 5490 licenciés B (dont 1591 à Bastia et 1556 à Ajaccio).

    Maintenant l’île termine en Beauté avec seulement 8 clubs et compte 127 licenciés A et 0 licenciés B. Bastia n’a plus que 20 licenciés A contre 42 à Ajaccio. Des chiffres des années 1980 et encore.
    Je suis inquiet. Ou les mômes jouent à cache-cache dans le maquis pendant la leçon d’échecs ou ils ont arrêté les échecs pour le macramé et il s’agit alors d’une chute gravissime du « développement de notre sport ». Cela va sûrement mettre des instructeurs au chômage ! Mais bon, sans la Corse, même pas peur ! La FFE continue sa politique de l’autruche et la variante « planche à billets » des licences B.

    Diego_solo.JPGDiego, tu es le président qui a battu le record de "ma trombine partout" sur le site et les revues fédérales ou remises de prix, comment vois-tu nos relations avec la FIDE?
    Comme sur les photos. Cheese devant et attaque de mat par derrière. Bon c’est vrai que je vois Kasparov partout en ce moment. Il est même venu dans nos locaux pour voir ma belle cravate. Il n’en avait pas ce jour-là et me demandait des conseils pour se présenter contre Kirsan à la FIDE.

    Bachar Kouatly a cassé l’ambiance quand il a rappelé à Garri que le trophée Korloff (un cavalier serti de diamants) gagné à Lyon suite à sa victoire au championnat du monde en 1990… ben c’était Kirsan l’acheteur et Babar (le coup) intermédiaire.

    Mais Garri n’est pas mauvais joueur avec les arnaques de Kirsan ; j’ai découvert que c’était un pro du sourire faux-cul. Faut que je m’entraîne comme lui car je fais trop sympa on m’a dit.

    J’ai dit à Garri qu’on était des grands démocrates désormais et que les clubs allaient voter pour décider de la position de la France. Échecs participatifs... il a éclaté de rire ! Il m’a fait remarquer que et lui et Kirsan savaient que j’étais le seul à mettre le bulletin dans l’urne au final. Quelle rigolade autour des petits fours et mon champagne à pas cher que j’avais ramené à la Fédé.

    Parlons maintenant de la FFE...
    Ah tais-toi, même depuis les élections, mon GPS bogue pour retrouver la Commanderie des Templiers. Au bout de la 7e visite après cette élection historique, je m’étais repéré grâce au Léon de Bruxelles à proximité ! Tu te rends compte, ils n’ont pas de carte de fidélité ! Moi, c’est le McDo ma cantine, pas la mezzanine de la FFE où chaque salarié apporte sa gamelle. Ah ça m’donne faim. Je voudrais un Maxi Best...

    Et le personnel ?
    Comme je dis à ma nouvelle recrue Marie Sebag alias Souris blanche sur le Net, quand le chat long est parti, les soucis dansent.

    Mais Diego, le dicton, c’est les souris, pas les soucis.
    Non pas à la FFE. Tu sais on se régale quand même. A chaque fois qu’on soulève le tapis d’un dossier, j’ai envie d’inviter le Comité directeur au McDo pour faire des économies sur les frais de bouche et d’entamer une psychothérapie de groupe. Impossible de faire ça dans mon bureau, c’est tout pour la pomme du Dg Laurent Vérat.
    Il fait 35 m2, c’est plus grand que celui d’Elkabbach ou d’un sous-ministre ! Au moins, on est une grande fédération.


    En fait, tu annonces en exclusivité mondiale que n’as pas de bureau ?
    Si. J’en ai 3 : 3 téléphones mobiles, mais rien pour m’asseoir et pas d’ordinateur. Je suis un nain à côté de DSK qui en avait 7.

    Justement, la FFE compte faire du lobbying auprès des hommes politiques?
    Non c’est bidon. La dernière fois qu’on l’a fait, une sous-ministre est sortie de l’ombre grâce à nous pour un projet plus qu’incertain avec Garri à l’Unesco. Cela avait déjà foiré l’an passé…

    Remarque l’avantage avec DSK, c’est que sur l’échiquier, il était "le meilleur d’entre eux".

    Son niveau est, sans jeu de mots je le précise, 1700 Elo les bras levés.
    Si, si. Mais il fait baisser l’économie de la FFE : il n’a pas repris sa licence virtuelle dans le club anciennement hébergé administrativement par la FFE.

    echecs_pour_tous_et_partout_bd.JPGQuel est ton programme des visites à tous ces petits clubs qui ont voté pour ta liste et qui ne voient rien venir?
    Ch’te donne du scoop, et du lourd. Je vais me prendre un chauffeur, un photographe perso, une clé 4G pour que le reportage passe avant les infos en jet continu sur la Corse sur le site fédéral et me faire, de Châlons, 9h19 de route sans compter les arrêts. Ça coûtera 129 € à la fédération sans les Mc Do plus 43, 80 € de péage. Idem au retour. Faut pas que je me fasse taper sur les doigts pour les dépenses, j’ai tout organisé avec Mappy.com !

    Alors mon programme est le suivant : Départ de Châlons-en-Champagne, 3 clubs en 5 jours, hébergement chez l’habitant avec supers bouffes locales, tu m’connais.

    1. Le Cavalier Gaillard de Brive-la-Gaillarde: 14 licences A, 49 licences B. Ils ont d’excellentes méthodes d’apprentissage.
    2. Cahors Échecs (21  A, 3 B). Je zappe Toulouse, c’est trop gros trop fort. Et puis je suis sûr qu’ils m’auraient invité dans d’interminables banquets.
    3. Échiquier luchonnais à Bagnères de Luchon (7 A, 9 B), si possible pendant une étape du Tour de France cycliste. Si j’ai mal à la tête ou le rhume des foins, j’enchaîne avec une cure thermale.

    Faut quand même que je me rattrape.

    Pourquoi ?
    Eh bien, depuis que je suis président, je gagne tout le temps. Des points Miles, des bonus SNCF, des nouveaux amis sur Facebook. Alors le p’tit club, c’est vrai que je m’en fous depuis que j’ai été élu, mais il  faut comprendre, moi aussi je souffre : toutes ces mains à serrer les fins de semaine un peu partout en Europe avec des VIP, c’est dur !


    Que penses-tu de l’émulation du trio Vachier-Lagrave (MVL), Bacrot et Fressinet?
    Ils sont exemplaires et pensent déjà à leur reconversion. C
    est comme ça que la FFE supporte lélite. On m’a dit que MVL allait entamer un stage de fou-rire thérapie pour performer à la remise des prix et lors des entretiens pour se faire embaucher plus tard à La Défense. Lui, un joueur d’attaque, tu imagines ?
    Bacrot suit des cours intensifs d’anglais et d’amabilité devant la caméra. Il veut copier mon pote Fontaine, mais sans le côté Nelson Monfort. Un des ses secondants m’a dit qu’il s’entraînait tous les jours quand il ne se rase pas.

    Quant à Fressinet, il a le business dans la peau. Suite à ses défaites répétitives contre Bacrot où il se fait « cagouler » à chaque fois, il va ouvrir des magasins de cagoule. Il a prospecté et il paraît que ça va revenir à la mode dans les pays de l’Est. Il sera coach : comment porter la cagoule discrètement ou de manière ostentatoire, comment l’éviter, comment développer la cagoule dans un club, ce gars fourmille d’idées, il m’a bluffé ! Tu vois, en France, on a personne dans le top 10 mondial, mais on a des idées !

    Merci Guide suprême pour cet entretien vérité presque imaginaire et à un de ces quatre autour d’un verre de champagne à pas cher.

  • Réunion des ligues : gaffes fédérales

    Le président Diego Salazar alias Don Diego a décidé de sortir le lasso. Émoustillé par le recrutement plus que probable de Marie Sebag alias Souris Blanche (sur Internet) par son club Chat-Long, il a décidé de faire un grand numéro de câlinothérapie aux ligues. Toutes étaient convoquées mi-septembre  – « conviées en vue d’échanger en toute convivialité »  comme il est écrit en langue de bois sur le site. Bref, un triple saut d’amour à Élan-court.

    Première gaffe fédérale
    Aucun bus ou covoiturage n’a été prévu afin d’acheminer ce beau monde venu de toute la France dans la Commanderie des Templiers (Élancourt, Yvelines), siège fédéral à une heure et demi par les transports en commun du centre de Paris.
    « J’ai mis plus de temps pour venir en TGV de chez moi à Paris que pour faire Paris-Élancourt » s’amuse presque ce président de ligue. « Métro, train, bus et après l’arrêt de bus, il faut marcher longtemps et il pleuvait. » Marche ou rêve, prochaine devise fédérale.

    Deuxième gaffe digne du mat du berger
    Aucun club ne la ferait, pas même dans une AG ordinaire : zéro feuille de présence ! Et pourtant, pas mal de spécialistes du coupage de pattes de mouches en quatre étaient dans la salle.

    Il y avait même le directeur général, les vice-présidents et la secrétaire générale. Mais c’était le ouikend, toutes les cravates étaient restées au vestiaire. Du coup, la FFE annonce sur son site « une vingtaine de ligues ».


    D’après l’album photos, j’en vois dix-huit max. Bien sûr, les ligues ultra-marines ne sont pas venues. Petite larme : la ligue de Corse non plus. Son président semble avoir décidé une fois pour toutes de ne pas exporter la convivialité légendaire de son île, mais d’exercer son droit de bouder et au passage de refuser le verdict des urnes.

    Don Diego fait tourner sa feuille de paie
    Pour que les choses soient claires, le président a fait tourner sa feuille de paie. Comme un joint, tout le monde s’en est délecté. Sauf erreur, l’information n’est sortie nulle part depuis mars alors qu’elle pourrait être publique. Apparemment elle serait légèrement supérieure (en net) à son Elo (2005). Nous voilà rassuré ?

    Top 12 : tirage au sort perdant
    Grand moment de comm’ : le tirage au sort entre potes des rencontres du championnat de France des 12 meilleures équipes (Top 12). On a eu les photos, mais pas le son des appariements planqués au fin fond du site après 7 clics. Mais tous ont bu un bon coup au nom de « cette compétition phare de notre fédération ». C’est nous qui paie.


    On se dit tout ou presque
    Parmi les thèmes abordés, le partenariat avorté avec Europe Échecs. C’était couru d’avance, mais tout le monde s’en fout puisquun vice-président fédéral a refait affaire avec cette structure dans un autre cadre par ailleurs.

    La ligue d’Île-de-France (1/6e des licenciés) a claironné sur son site avoir enfin obtenu un nombre de qualifiés pour les championnats de France jeunes en rapport avec son nombre de licenciés. Comme si une barrière province-Paris avait été brisée… Sans rire, j’entends cette demande enfin exaucée depuis mes premières années de compétition soit… 1975.

    Le pack, prix champenois Magnum
    La FFE a mis en ligne un pack de communication que les clubs peuvent s’acheter. Coût : 360 euros ; hors de prix, mal ciblé pour les besoins des petits clubs. Le plus drôle ? Ce pack a été fait par une entreprise corse euh… pardon par une entreprise du côté de Châlons-en-Champagne. Bref, on ne prend pas les mêmes, mais on recommence.

    Les présidents de ligue dont le club n’avait pas voté Salazar se sont exprimé dans une atmosphère franche mais pas toujours chaleureuse. Une ligue avec 400 licenciés a fait de la résistance comme dans une guérilla urbaine et dans le plus pur style des affrontements au sein des associations.

    Un audit inaudible que personne ne veut voir
    Le moins drôle de tous les sujets mis sur la table et là où la FFE a un bâton de dynamite dans les mains, c’est à propos d’un « audit interne » en cours sur la gestion de la fédération. J’en tremble de joie. Peut-être qu’une fois tout analysé, un vrai cabinet de pros se mettra sur l’affaire avec le commissaire aux comptes. On parie que Don Diego fera circuler le rapport d’analyse ?

    Croissez et créez
    Diego de la Vega a demandé sans rire aux présidents de ligue de « créer des clubs ». Un, tu trouves le bénévole rare qui va se taper tout le travail, ranger les jeux, faire en sorte que les toilettes soient toujours propres. Deux, le local. Trois, la mairie sympathique qui va te subventionner et t’aider. Et pourquoi cette demande ? La FFE perd des clubs ? Elle se fourvoie à faire de la licence B dans les écoles ?

    Nouveau onglets du site : raté ?
    Si on veut trouver le classement d’un joueur ou le nom d’un club, il faut chercher dans le bazar de présentation du site de la FFE. Ces deux onglets étaient en valeur dans la barre du haut, ils sont maintenant remixés pour qu
    ’on ne les voie pas. Rappel : la FFE est une fédération de clubs avec dedans un truc qui s’appelle joueurs.

    On leur a préféré ‘Mon compte’ , ‘Directeurs de groupes’,  ‘Gérer son club’ sans parler de ‘Zone de jeu’ dont le lien ne marche plus.

    Pour se replier sur soi-même et ne pas communiquer, la FFE peut encore mieux faire.

  • Hamdouchi 88e champion de France

    Hicham Hamdouchi est devenu champion de France à l’issue des deux parties de départages contre Jean-Marc Degraeve alias ‘Jim’. Hamdouchi perd deux parties contre Sokolov et Édouard, mais a aligné 6 victoires et 2 nulles.

    De son côté, JIM n’a perdu qu’une partie (contre Romain Édouard), mais n’a aligné que 5 victoires dont 4 contre les 4 derniers (Le Roux, Vaïsser, Cornette, Sebag) dans son légendaire style « d’écrase-patates ».

    La dernière ronde fut toutefois palpitante : il dut ramer 107 coups avant de marquer le face à Le Roux, qui a loupé une suite de nulle (90.Rf3 et transfert du fou sur la diagonale a2-g8).

    En finissant tous deux ex æquo avec 7,5 sur 11 (+6 =3 -2 pour Hamdouchi et +5 =5 -1 pour Degraeve), le départage s’imposait le 23/8 à 14 h, soit quatre heures après le début des opens.

    Les départages : « on n’analyse pas les blitz »
    Selon le vieil adage, « on n’analyse pas les blitz », aucun commentaire n’est nécessaire quant aux parties de départage jouées en 15 min + 5 s : nulle dans la première et gain blanc d’Hamdouchi dans la seconde.

    Après 11 rondes à une cadence classique, un jour de repos, des conditions sympa de jeu pour 12 champions faisant parfois des simulacres de parties avec des nulles masquées, pourquoi faire des départages durant moins d’une heure pour un titre qui n’a aucune valeur marchande hormis un nom dans des tablettes ? Le ou les ex æquo sont oubliés et ont-ils moins de mérite ?
    Il n’y pas de système parfait et s’il faut désigner un seul vainqueur, autant jouer aux échecs, mais jouer à une cadence différente est une vraie loterie.

    Le roi Édouard doublé sur le fil
    Malgré leur demi-point de retard sur le leader Édouard après la 9e ronde, Degraeve et Hamdouchi avaient deux dernières rondes relativement favorables comparativement à Édouard qui les avait battus :

    Degraeve-Sebag (1-0, 71) et Le Roux-Degraeve (0-1, 107) ;

    Wirig-Hamdouchi (0-1, 64) et Hamdouchi-Cornette (1-0, 39) ;
    Édouard-Bauer (=, 36) et Tkachiev-Édouard (1-0, 65).


    Grille du National sur le site FFE

    Parties à télécharger ou visualiser sur le site fédéral

    Christian Bauer déconcentré car sur ses terres ?

    En dehors de l’an passé, C. Bauer a été champion de France en 1996. Depuis, il a mangé du Bacrot et un tas d’autres hommes en forme dans le National. Alors pourquoi le Lorrain n’a-t-il pas scoré cette année – comme Degraeve – dans ce championnat faible sans les Fressinet, MVL et Bacrot ?

    Petite « Secret Story »
    Marie Sebag est restée jusqu’au bout malgré sa dernière place. On pouvait craindre qu’elle ne quittât cette si belle cité après des débuts difficiles. Mais non. Son mérite est finalement d’avoir montré la voie à toutes les joueuses : pour progresser, il faut jouer des tournois forts voire très forts et ne pas se cantonner dans les tournois réservés aux femmes ou rester vissée à l’échiquier « féminin » en équipe. Ainsi soient-elles.

    Des défaites, des hommes peu en forme
    Parmi les sept premiers, Hamdouchi, Bauer et Wirig ont encaissé 2 défaites… et l’un d’eux est champion de France. Assez rare dans un championnat de France.

    Accession et National : on ne départage pas pareil !
    Les prochains « bleus » du National seront Chabanon et Roser. ‘Chab’, connaît la musique du National. Il a outrageusement dominé le tournoi en s’offrant le luxe de perdre la dernière ronde contre le cadet Jules Moussard.

    Il termine avec 8,5/11 (+7 =3 -1) suivi de Roser et Mullon à 8.
    Roser est qualifié pour le National grâce à un demi-point de départage ou 3 points de perf Elo ; j’ignore le règlement, d’ailleurs, ce point n’est pas indiqué pour le non-initié.

    Grille de l’Accession

    Si la France a supprimé la guillotine tardivement, elle reste à l’œuvre pour la qualification de l’Accession vers le National : pas de confortable départage en partie rapide devant une foule ébahie alors que ce système existe pour désigner les titres de champion de France jeunes.

    L’enjeu est pourtant de taille : en quoi le 3e du tournoi, ex æquo avec le 2e, est-il ‘out’ et doit retenter sa chance l’an prochain ?


    Ce règlement est quelque peu insultant pour les joueurs de l’Accession ; aucune considération, on laisse un obscur et volatile départage décider de qui va monter dans le National, le prestigieux tournoi. On prend les deux premiers et basta. Vite un comité machin pour réfléchir sur le sujet.

    Épris des prix
    On m’a annoncé que le premier prix du National féminin (remporté au départage par Maisuradze face à Congiu) était de 4 000 €. Pas de nouvelle officielle, sauf pour les joueurs sur place car tous les prix de tous les tournois étaient affichés à Nancy. On dirait que l’argent est sale.

    Certes, la FFE n’a pas non plus annoncé officiellement le salaire du nouveau président, mais ce n’est pas une raison. Ainsi, on aurait pu faire un ratio avec le ticket d’entrée payé en milliers d’euros par la ville de Nancy sans compter la mise à disposition des infrastructures etc.
    Nouvelle équipe certes, mais pour les prix, on plonge la tête dans le sable comme les autres années. « Redonnons la parole à la transparence ? »

    Heureusement, le blog du Canal Saint Martin a photographié la liste des prix de tous les tournois. C’est ici et merci à lui!

  • National : Sebag et 11 masculines

    2013_nancy_affiche.jpgLe championnat de France féminin a débuté dimanche 11 août à Nancy. 11 rondes avant la fin, et pour briser la politique de discrimination positive, la FFE a décidé de sacrer d’ores et déjà Marie Sebag comme championne de France en l’absence des mousquetaires Bacrot, Fressinet, Istratescu et Vachier-Lagrave, partis admirer les « nuits blanches » à la Coupe du monde de Tromsø (Norvège).

    Ainsi, 11 masculines ont été invitées dans le National. Toutes à plus de 2500 Elo, elles feront de la figuration active. Cette initiative est à saluer tant la désaffection des masculines est grande. La politique d’encouragement des féminines a tellement porté ses fruits depuis 25 ans que la FFE envisage d’imposer non pas un échiquier masculine dans les équipes, mais deux pour la rentrée.

    Nancy : site officiel du 88e championnat de France

    Commentaires en direct avec 150 moi-je/min du GMI Prié sur ce lien.

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