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giffard - Page 4

  • Chiffres élections: publiés mais planqués

    Il fallait les grand voir et les grand mettre. Je les ai petit vus et la FFE ne les a pas grand mis. Ils? Les chiffres du taux de participation à l’assemblée élective de la FFE. Ils étaient bien sur le site de la FFE, mais cachés dans la rubrique ‘Compte rendus’, colonne de gauche dans la rubrique ‘FFE’ du site fédéral. Mea culpa.
    Mais ce n’est pas fini: la FFE n’a pas publié ces chiffres en une, ne donne aucune information sur les votes blancs ou nuls et les tableaux de résultats ne sont pas clairs... Quand les chiffres ont-ils été publiés? Mystère, pas de date sur les documents. Vivement l'arrivée des fonctionnaires de l’État une fois la FFE devenue délégataire lol

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  • Société Générale: un Bouton peut en cacher un autre

    Mettons fin à un suspense insoutenable, à quelques interrogations voire à des quolibets : Daniel Bouton ne fait pas partie de ma famille. Mais il est président d’une grande banque, ce qui force le respect. Le rapport avec le jeu d’échecs ? Assez lointain : 1983-1984. Jean-Pierre Girard, un ami de Jean-Pierre Mercier entre autres, a convaincu la Société Générale d’être partenaire de différents tournois open en région parisienne. Ce Grand Prix Société Générale avec des vedettes comme Toro, Scholz, Giffard, Haïk, feu Andruet, Thébault, Abravanel etc. sera un véritable succès. Quelques-unes de ces joutes sont consignées dans un livret avec une sélection de parties des différents tournois (livre rare !).

    Fort enthousiaste d’une telle aide à une époque où le partenariat privé dans les échecs français était quasi inexistant à ce niveau, je décidai de changer de banque et d’ouvrir un compte à la Société Générale. Après quelques mois et un découvert par étourderie de cent malheureux francs (15 euros), icelle banque appuya très fort sur le bouton des agios. Ce qui motiva mon retour blitzique à ma banque originelle.
     
    Plus de dix ans plus tard, un ami russe voulut ouvrir un compte en France. Entre-temps, Daniel Bouton était passé aux commandes de cette grande banque. Appel téléphonique à l’agence du coin. Quinze secondes d’obséquiosité et de gêne totale après que j’eus décliné mon identité.
    Tilt! ‘Non, madame, je ne fais pas partie de la famille de M. Bouton’ – (enfin le ‘vôtre’) pensai-je. Enfin rabaissé au rang de quidam, la préposée me renvoya avec délectation sur le bord de l’échiquier comme un vulgaire cavalier aux sabots élimés. C’était la minute absolument pas nécessaire des aventures d’un autre monsieur Bouton avec la Société Générale.

  • Katz et Tsepeneag: hommes des années 1980

    Le tarif de deux joueurs d'échecs croisés par hasard dans Paris et loin de toute manifestation échiquéenne continue. Voici les deux dernières prises, toutes deux des années 1980. 

     Frédéric Katz
    « Tiens, bonjour Frédéric, que fais-tu là ? » Il est sorti de ses terres : Frédéric Katz a franchi quelques arrondissements, du Ve au XVe exactement ; une quasi épopée pour cet habitué, grand maître kibbitz du Jardin du Luxembourg qui considèrerait presque l’au-delà du périphérique comme « la province ».
    Précisons-le, sans aucune pointe de condescendance car aujourd’hui, selon lui, « la vraie ambiance de club se trouve précisément en province et non plus à Paris où les gens font la gueule ou se prennent au sérieux ». Grand amoureux des échecs et capitaine de diverses équipes de joyeux drilles du club ‘Fou du Roi’, à Paris, dans les années 1980 (Andruet, Prié, Birmingham, Lohéac, Blanc, ma pomme etc.), Frédéric dit « ne plus rien comprendre à ce monde des joueurs d’échecs ».

    Et d’ajouter avec son rire inimitable, communicatif et un brin névrosé :
    « Je ne sais même pas qui est champion du monde actuellement. J’ai décroché. Ma dernière tentative de m’occuper d’une équipe en Nationale III avec une bande de copains d’avant (Blazquez, Grichkevitch, Ladisic etc.) a cessé: j’ai arrêté à cause de toutes ces contraintes qu’on impose aux clubs, j’ai passé le relais. »
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    Dans les années 1980, il était dans la mouvance de la La Revue des Échecs, revue fondée par celle qui deviendra sa femme, Mathilde Maraninchi. Les commentateurs vedettes étaient Haïk, Giffard, Villeneuve, Nolot (pour les ordinateurs) et Bretagnolle en dessinateur génial… et blitzeur éternel  avec ou sans tarif. Beau projet que cette revue. Elle avait donné un vrai bol d’air frais et avait bien secoué cette vieille dame qu’était Europe Échecs avant de cesser sa parution au bout de quelques fructueux numéros.

    Soudain, on décide d’arrêter de faire semblant de jouer à « c’était mieux avant » et on passe par la case souvenir avec un match de coupe de France épique gagné au bluff grâce aux éclats de rire de Katz et de Birmingham contre Troyes alors que Prié et moi-même étions perdants…

    Dimitru Tsepeneag
    Trois jours plus tard, c’est l’ami Tsepeneag qui est flashé en mode promenade à 3 km/h devant le Palais du Luxembourg, accompagné de sa fille. Cette jeune femme a dû écouter les leçons de papa entre 2 et 6 ans, mais elle a lâché prise ensuite. Cela fait une quinzaine d’années que je n’ai pas vu la crinière du poète qui a fui le régime de Ceaucescu. Dimitru Tsepeneag est un écrivain, un vrai. Sur les échecs, il a écrit un seul livre sur une défense qu’il pratiqua avec succès dans les championnats de Paris des années 1980 : La Défense Alekhine. Il joue maintenant sur Internet: "Trop". Brève mais plaisante rencontre que de croiser cet homme humain, profond et sensible. C’était la journée, il faut dire : je sortais de trois heures de demi de queue, suivies d’un vrai régal : voir le dernier jour de l’exposition d’Arcimboldo qui pliait bagages le lendemain pour aller ravir les yeux des Viennois.
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