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boutteville - Page 3

  • Boutteville et le Royal Automobile Club

    Le Royal Automobile Club L’Automobile Club de France et son homologue britannique, le Royal Automobile Club ont joué leur rencontre annuelle amicale le week-end du 10 octobre, à Paris, place de la Concorde, au siège du RAC de l’ACF à côté de l’hôtel Crillon sur 14 échiquiers.

    02mutkin_boutteville_0_1boutteville_mutkin.jpegIl s’agissait de parties rapides jouées en matinée. L’invité surprise était César Boutteville, six fois champion de France. Bon pied bon œil, il a pris son train de banlieue et a marché de la gare Saint-Lazare à la place de la Concorde, en crachant – sans avaler –, la fumée de quelques Gauloises avec filtre! À 91 ans, ce n’était pas un marathon car M. Boutteville connaît le quartier comme sa poche (« Tiens dans l’temps, ils servaient du pot au feu toute l’année, ici » indique-t-il en montrant une poste donnant sur la rue Tronchet). M. Boutteville a gagné 2 fois, perdu une fois (une pièce donnée en zeitnot) et a fait une nulle.

    L’ACF e RAC Paris a gagné dans la bonne humeur les 4 rondes. La première journée s’est achevée au célèbre restaurant Le Procope. La revanche aura lieu l’an prochain au RAC de Londres. Des joueurs comme le GMI anglais Stean Mestel ont déjà participé à de telles rencontres. Ce qui reste impressionnant est la concentration de M. Boutteville, qui ne bouge pas de son siège. Et surtout sa compréhension du jeu. Quant aux anecdotes et à son franc-parler, nous y reviendrons.

    © Photos RAC de Londres et ACF, partie Boutteville-Feather.

    Paris Oct 2008-Boutteville_Feather.jpgLe compte-rendu de l’ACF du RAC Paris, du RAC-London (en anglais) et quelques photos, cliquer sur suite.

    Sans oublier l'album photo, en bas à droite, en dessous des archives.

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  • Mme Polou, Boutteville, Babar Kouatly & C°

    Des nouvelles d’Irène Polougaïevsky
    Il faisait froid en décembre 2006 au pied de la tour Montparnasse, à Paris. La patinoire « Delanoë » attirait parents aventureux et enfants ravis. À quinze mètres, au milieu d’une foule compacte, je l’ai reconnue entre mille : Irène Polougaïevsky, la veuve de Lev. « Privet ! ». Quelques nanosecondes de frayeur comme si elle voyait un « zi-va du 9-3 » brutalement converti au russe. Double faute: mon bonnet à la Serpico (la série, pas le film avec Al Pacino) a redoublé l’effet de surprise. D’un geste, il part dans les airs. Quelque 2 000 cheveux sur les 3 000 syndicaux se font attaquer par le froid. Fiat lux ! Le visage d’Irène s’illumine du même sourire. Embrayage immédiat, attaque en première rangée et direction pour les potins de la planète des échecs. Oui, elle appelle toujours sa fille tous les jours. Oui, elle vous bombardé amicalement de questions. Oui, elle fréquente toujours « la haute » des 64 cases de Moscou : « Karpov, Kasparov ne s’intéressent plus aux échecs, ils font de la politique maintenant (…) ah ! ce n’est plus ce que c’était bien sûr, tu vois comme çà a changé (…) moi à la belle époque, j’étais nulle en affaires. Ce n’était pas le cas de la femme de Smyslov, je peux te le dire (…) et alors, tu t’es remarié etc. »
    Bref, nous sommes passés des coqs du Elo à l’âne français. Propos privés sur sa charmante petite-fille, ravie de patiner en compagnie de ma progéniture également. C’est fou, mais pour « Polou », j’ai eu comme l’impression que c’était hier. Il est décédé en 1995. J’entends encore, dans les années 1980, Jean-Claude Moingt (le joueur) vanter les mérites de son livre, Grandmaster Preparation.
    La photo de la patinoire de Montparnasse est visible en archives sur le site de l’internaute

    César Boutteville rejoue !
    Le sextuple champion de France César Boutteville rejoue! À 90 ans, qui dit mieux? Après le décès de sa femme l’an passé, le démon des 64 cases lui est revenu. Embauché presque malgré lui par son club du Chesnay-Versailles, César Boutteville a redécouvert les joies de la première table en Nationale IV et du 3e échiquier en Nationale III. Il ne devait jouer qu’à domicile vu son grand âge. Mais il s’est laissé convaincre : « Nous avons joué à Pétaouchnok l’autre fois ». Joint par téléphone début janvier, « monsieur 6 fois champion de France » nous affirmait: « Ma compréhension du jeu est toujours bonne. Ce qui me fait défaut, voyez-vous, c’est la pratique, et particulièrement ces cadences rapides après le 40e. J’ai perdu une partie gagnante ainsi. Mais l’essentiel, c’est que je m’amuse. » medium_Ol1966_La_Havane_Prins-Bouteville.2.jpgLe tout dit avec sympathie avec son inimitable ton pince-sans-rire. En 2001, Europe Échecs (n° 505, p. 44) via ma pomme lui avait consacré la une. Elle fut critiquée par certains lecteurs. Mais la même année, en août, César Boutteville était l’invité d’honneur du championnat de France à Marseille. Il fut toutefois renvoyé presque illico à son domicile après la photo traditionnelle sur l’estrade. Pas glop.
    Et maintenant ?
    J’ai comme l’impression que maestro Boutteville attend les prochains matches. Déjà, dans l’un de ses derniers tournois, à Ostende en 1990, je me souviens de cette allure faussement tranquille de cet homme petit, hyper accrocheur, et qui se détendait par une promenade le long de la plage au bras de son épouse. À son dernier tournoi à Metz l’année suivante, il avait eu sa dernière satisfaction de compétiteur : « J’avais battu le GMI roumain Ghitescu, vous connaissez, Bouton? ». Oui, maître Boutteville. Comme je crains et admire encore votre talent.

    Voir ci-dessus: match Pays-Bas vs France à l’Olympiade de La Havane 1966 (voir aussi colonne de droite, en bas, « Grands personnages »). 188 parties tirées de la carrière de César Boutteville (format CBV):

    Boutteville.cbv 

    Un Babar respiratoire
    Ordinairement faussement consensuel et obséquieux dans ses éditoriaux, Babar Kouatly s’est toutefois montré inventif dans sa dernière livraison d’Europe Échecs. Son style pachydermique a pondu le concept de « respiration démocratique » à propos des élections présidentielles dites « françaises ». Ce nouveau concept me bronche vraiment! Babar Kouatly fait semblant d’assembler des phrases. Babar Kouatly fait semblant de posséder EE alors que la société l’éditant appartient à la femme de son beau-fils. Tout le monde croit Babar réd-chef alors que Jean-Michel Péniblet fait tout le boulot. Saviez-vous qu'un Babar Kouatly, ça trompe énormément?
    Dans l’ombre, Mme Babar Kouatly (née Anne Geritzen) fait semblant de corriger les multiples fautes et coquilles d’EE. Et son fils fait semblant de faire une mise en page alors qu’il commande AUSSI des articles aux collaborateurs d'EE, le tout en facturant ce 'travail' à sa propre épouse! Belle respiration familiale participative! Ah ! si le fondateur Raoul Bertolo voyait tout cela…


    EE le site : les rois, c'est moi!
    L’animateur du site d’EE veut sûrement une augmentation. Ne sachant comment cirer les chaussures italiennes de son (grand) maître bienaimé, il s’est seulement trompé de deux siècles. À propos d’une interview datant d’un an de Babar Kouatly sur une webradio peu accessible, on lit ceci sur le site d’EE : « Bachar Kouatly, premier grand maître international français depuis la Révolution française… ». 
    Pour un gars dont le pseudo est ‘Reyes’ (rois en français), c’est un beau lapsus. Mais où était le spécialiste EE de l’histoire échiquéenne, Jean-Michel Péniblet pour le corriger? Ailleurs, et sûrement mort de rire, mais intérieurement muet, en position Secret Défonce.
    Gé-ème-i, voyons, voyons la définition dans le Dictionnaire des échecs de Le Lionnais et Maget, et non pas dans un vulgaire traité de dianétique: « Le titre de GMI a été introduit en 1907 au tournoi d’Ostende par Bernstein et Rubinstein et conféré pour la première fois, en 1914, par le tsar de Russie aux cinq finalistes du tournoi de Petrograd (Lasker, Capablanca, Alekhine, Tarrasch et Marshall) ... Aujourd'hui, il est décerné officiellement par la FIDE. »
    Et pour l'augmentation, il faudra fumer un peu moins de moquette, mon cher Reyes. Comme dit souvent Babar (véridique!): "Plus cher que zéro, c'est cher."

  • Sylvain Zinser raconte... La Havane 1966, l'Olympiade

    Abreuvé début janvier de nouvelles alarmantes sur la santé du «Commandante» Fidel Castro, j’ai appelé Mulhouse, sans passer par le 22 à Asnières. L’une de mes synapses en état de fonctionnement m’avait rappelé que Sylvain Zinser avait participé à l’Olympiade de 1966. En 1966, mes parents ne captaient pas Radio Rebelde, ne parlaient pas espagnol et avec mes cinq années au compteur, ma passion du jeu s'arrêtait aux petits chevaux.
    Plutôt que de faire un compte rendu technique tardif de cette compétition d'anthologie qui vit la présence de l'équipe américaine emmenée par Bobby Fischer sur le sol cubain, voilà du scoop d'ambiance, du trente quarante et un ans d’âge. Du spécial Sylvain Zinser livré en deux coups de cuillère à pot! Sylvain Zinser, infatigable rédacteur et icône d’
    Europe Échecs, est aujourd’hui à la retraite, mais toujours actif devant l’ordi! Avant d’avoir eu le plaisir de travailler avec ce puits de science, j’ai beaucoup appris de lui en tant que lecteur, à mes débuts sur les 64 cases, comme beaucoup d’autres... Au nom de la blogosphère et de vos anciens lecteurs, merci Sylvain! C.B. medium_Sylvain_Zinser_Le_Havre_avril_1968.JPG

     D'autres photos de Sylvain Zinser que celle prise ici au Havre, en 1968, sont dans la colonne de droite ("Personnages"): c'est son copyright, lui faire une demande pour utilisation éventuelle, merci pour lui.

    Les parties de Sylvain à l'Olympiade de La Havane 1966 au format PGN:
    PGN_Zinser_La_Havane_1966_ol.pgn

    mais aussi au format zippé CBV:

    Zinser_La_Havane_1966_ol.cbv

    Le texte qui suit est à 99% de Sylvain sauf: quelques intertitres et le choix de toutes les photos.

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