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Geritzen - Page 2

  • Le zapping de la semaine

    Les deux font la paire

    7 juin 2006. Bingo ! Deuxième joueur d’échecs rencontré par hasard dans Paris, la moyenne d’un joueur par mois est maintenue. Une grande bringue, casquette à l’envers, rasage à la Clint E. en version poivre et sel, goguenard, bringuebalant à cause du wagon blitzeur de la ligne 8, s’avance vers moi. Moi assis. Il se marre encore : Kissé, c’lui là ? Bon sang, mais c’est bien sûr, JP JM Sebban, le Parisien habitué, dans les années 1980 aux tournois rapides et de blitz.

     

    Aveu : à l’époque, le gars n’était pas spécialement agréable et goûtait les incidents. Mais il avait le sens de la formule et des pointes, notamment quand il arnaquait, il adorait et ça me faisait toujours enrager quand cela tombait sur moi. Donc absolution, déjà. En quatre stations de métro, on a rejoué une version minimaliste échiquéenne du fameux sketch de Coluche « Et toi ça va, moi ça va… » c’était vraiment sympa et Sebban est devenu zen ! Cela s’est terminé par « on se bigomél », Sebban a dû s’éjecter sans parachute à la station Commerce ; il y a des jours où le passé vous donne des ondes positives, c’est bizarre.

    Second client ou plutôt premier par ordre d’apparition premier. Lui, c’était au Monoprix. Au moment de passer à la caisse, son dos légèrement courbé et son œil de semi-arnaque n’a pas fait un pli dans mon disque dur cérébral. Joueur invétéré du blitz tarifé, homme de la nuit, JF a longtemps gagné sa vie en tant que devin. Bidon, évidemment, et en plein connaissance de cause. Quel génie! D’abord en province, ensuite à Paris. Plus de concurrence, cela le stimulait. Ce personnage pasolinien n’a pas souhaité être cité ici. Par timidité maladive ou mégalomanie ? Une vieille branche haute en couleur !

    Les deux font la paire (de claques)
    Tiens, EE était en avance en kiosque ce mois-ci : bonne nouvelle ! La mauvaise : deux pages de contre-vérités comme disait l’ami Georges M. à propos de l’histoire même d’Europe Échecs. Ce mensuel appartient à la belle belle-fille de Babar Kouatly, Sandrine Vanobbergh, née Mélanjoie, ci-devant femme du beau-fils Grigri Vanobbergh, lui-même fils de sa mère Anne Kouatly née Geritzen. Vous avez suivi ? Bah oui. Babar est directeur de publication, rédacteur en chef. Gratuit dit-il. Sauf pour les notes de frais ne dit-il pas.

    Il attaque bille en tête la FFE. Babar qui déterre la hache de guerre, c’est beau. Un Babar qui verse des larmes de crocodile, franchement, ça trompe qui ? À la demande générale, tout cela sera développé dans une prochaine note. Salée, évidemment.

    Trop chaud pour un show
    En téléphonant à mon ex belle-mère à Elista, j’ai appris qu’il faisait 35° C. Pas étonnant dans ces conditions, qu’un membre éminent du Comité d’appel, Boris S., ancien champion du monde, suive les parties sur écran, dans un salon… et en short !
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    35° C à Elista, je confirme, ça fait du 45° C à l’ombre de par chez nous. Et à voir la rougeur des joueurs se battant à Elista, on se dit qu’être pro dans ces conditions, tiens, il faudrait mieux jouer à Roland Garros.

    Jours heureux pour Clichy
    Suis passé en blitz le week-end dernier à Clichy pour la phase finale du championnat de France des clubs. Je n’ai pas compté le nombre de poignées de main, mais avec Gérard (chemise) Demuydt, webmestre d’EE, on s’est dit bonjour. Tiens, cela m’a rajeuni.
    Clichy a gagné, les salles étaient propres, bien organisées dans un hôtel 3*, mais un peu petites. La classe quand même. La poule haute jouait au rez-de-chaussée et la poule basse au sous-sol. J’ai loupé Babar et Jicé, président de la fédération. À une prochaine les potes ! Enfin, je parlais pour Jean-Claude. Faut pas exagérer quand même.

    Spassky ambassadeur!
    Un livre sur Spassky m’a facilité un rendez-vous dans l’une des plus grandes administrations françaises: en voyant Spassky 300 wins, l’édition de 1988 (augmentée plus tard à 400) qui me permet d’oublier le tam-tam du métro, mon interlocuteur était intarissable. Il connaissait les joueurs d’échecs de Strasbourg (Norbert Engel, Michel Roos et son fils aîné Louis) et... Steinitz.
    Oui dobeul iou Steinitz lui-même. Paraît que c’est un nom rare "et vous ne m’aurez pas là-dessus car mon dada, c’est l’origine des noms et moi aussi je suis d’origine austro-hongroise."
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    Petit laïus sur le match Fischer-Spassky; j’ai écouté, assez interloqué, je dois dire. Un passionné, un curieux, mais pas encarté à la FFE et pas lecteur de journal spécialisé. En tout cas, il en connaissait un rayon sur la vie du joueur d’échecs Steinitz. Je suis reparti un peu penaud en me promettant de descendre sans les palmes dans les archives. Ou d’appeler Sylvain Zinser à la rescousse.  

     

  • Mme Polou, Boutteville, Babar Kouatly & C°

    Des nouvelles d’Irène Polougaïevsky
    Il faisait froid en décembre 2006 au pied de la tour Montparnasse, à Paris. La patinoire « Delanoë » attirait parents aventureux et enfants ravis. À quinze mètres, au milieu d’une foule compacte, je l’ai reconnue entre mille : Irène Polougaïevsky, la veuve de Lev. « Privet ! ». Quelques nanosecondes de frayeur comme si elle voyait un « zi-va du 9-3 » brutalement converti au russe. Double faute: mon bonnet à la Serpico (la série, pas le film avec Al Pacino) a redoublé l’effet de surprise. D’un geste, il part dans les airs. Quelque 2 000 cheveux sur les 3 000 syndicaux se font attaquer par le froid. Fiat lux ! Le visage d’Irène s’illumine du même sourire. Embrayage immédiat, attaque en première rangée et direction pour les potins de la planète des échecs. Oui, elle appelle toujours sa fille tous les jours. Oui, elle vous bombardé amicalement de questions. Oui, elle fréquente toujours « la haute » des 64 cases de Moscou : « Karpov, Kasparov ne s’intéressent plus aux échecs, ils font de la politique maintenant (…) ah ! ce n’est plus ce que c’était bien sûr, tu vois comme çà a changé (…) moi à la belle époque, j’étais nulle en affaires. Ce n’était pas le cas de la femme de Smyslov, je peux te le dire (…) et alors, tu t’es remarié etc. »
    Bref, nous sommes passés des coqs du Elo à l’âne français. Propos privés sur sa charmante petite-fille, ravie de patiner en compagnie de ma progéniture également. C’est fou, mais pour « Polou », j’ai eu comme l’impression que c’était hier. Il est décédé en 1995. J’entends encore, dans les années 1980, Jean-Claude Moingt (le joueur) vanter les mérites de son livre, Grandmaster Preparation.
    La photo de la patinoire de Montparnasse est visible en archives sur le site de l’internaute

    César Boutteville rejoue !
    Le sextuple champion de France César Boutteville rejoue! À 90 ans, qui dit mieux? Après le décès de sa femme l’an passé, le démon des 64 cases lui est revenu. Embauché presque malgré lui par son club du Chesnay-Versailles, César Boutteville a redécouvert les joies de la première table en Nationale IV et du 3e échiquier en Nationale III. Il ne devait jouer qu’à domicile vu son grand âge. Mais il s’est laissé convaincre : « Nous avons joué à Pétaouchnok l’autre fois ». Joint par téléphone début janvier, « monsieur 6 fois champion de France » nous affirmait: « Ma compréhension du jeu est toujours bonne. Ce qui me fait défaut, voyez-vous, c’est la pratique, et particulièrement ces cadences rapides après le 40e. J’ai perdu une partie gagnante ainsi. Mais l’essentiel, c’est que je m’amuse. » medium_Ol1966_La_Havane_Prins-Bouteville.2.jpgLe tout dit avec sympathie avec son inimitable ton pince-sans-rire. En 2001, Europe Échecs (n° 505, p. 44) via ma pomme lui avait consacré la une. Elle fut critiquée par certains lecteurs. Mais la même année, en août, César Boutteville était l’invité d’honneur du championnat de France à Marseille. Il fut toutefois renvoyé presque illico à son domicile après la photo traditionnelle sur l’estrade. Pas glop.
    Et maintenant ?
    J’ai comme l’impression que maestro Boutteville attend les prochains matches. Déjà, dans l’un de ses derniers tournois, à Ostende en 1990, je me souviens de cette allure faussement tranquille de cet homme petit, hyper accrocheur, et qui se détendait par une promenade le long de la plage au bras de son épouse. À son dernier tournoi à Metz l’année suivante, il avait eu sa dernière satisfaction de compétiteur : « J’avais battu le GMI roumain Ghitescu, vous connaissez, Bouton? ». Oui, maître Boutteville. Comme je crains et admire encore votre talent.

    Voir ci-dessus: match Pays-Bas vs France à l’Olympiade de La Havane 1966 (voir aussi colonne de droite, en bas, « Grands personnages »). 188 parties tirées de la carrière de César Boutteville (format CBV):

    Boutteville.cbv 

    Un Babar respiratoire
    Ordinairement faussement consensuel et obséquieux dans ses éditoriaux, Babar Kouatly s’est toutefois montré inventif dans sa dernière livraison d’Europe Échecs. Son style pachydermique a pondu le concept de « respiration démocratique » à propos des élections présidentielles dites « françaises ». Ce nouveau concept me bronche vraiment! Babar Kouatly fait semblant d’assembler des phrases. Babar Kouatly fait semblant de posséder EE alors que la société l’éditant appartient à la femme de son beau-fils. Tout le monde croit Babar réd-chef alors que Jean-Michel Péniblet fait tout le boulot. Saviez-vous qu'un Babar Kouatly, ça trompe énormément?
    Dans l’ombre, Mme Babar Kouatly (née Anne Geritzen) fait semblant de corriger les multiples fautes et coquilles d’EE. Et son fils fait semblant de faire une mise en page alors qu’il commande AUSSI des articles aux collaborateurs d'EE, le tout en facturant ce 'travail' à sa propre épouse! Belle respiration familiale participative! Ah ! si le fondateur Raoul Bertolo voyait tout cela…


    EE le site : les rois, c'est moi!
    L’animateur du site d’EE veut sûrement une augmentation. Ne sachant comment cirer les chaussures italiennes de son (grand) maître bienaimé, il s’est seulement trompé de deux siècles. À propos d’une interview datant d’un an de Babar Kouatly sur une webradio peu accessible, on lit ceci sur le site d’EE : « Bachar Kouatly, premier grand maître international français depuis la Révolution française… ». 
    Pour un gars dont le pseudo est ‘Reyes’ (rois en français), c’est un beau lapsus. Mais où était le spécialiste EE de l’histoire échiquéenne, Jean-Michel Péniblet pour le corriger? Ailleurs, et sûrement mort de rire, mais intérieurement muet, en position Secret Défonce.
    Gé-ème-i, voyons, voyons la définition dans le Dictionnaire des échecs de Le Lionnais et Maget, et non pas dans un vulgaire traité de dianétique: « Le titre de GMI a été introduit en 1907 au tournoi d’Ostende par Bernstein et Rubinstein et conféré pour la première fois, en 1914, par le tsar de Russie aux cinq finalistes du tournoi de Petrograd (Lasker, Capablanca, Alekhine, Tarrasch et Marshall) ... Aujourd'hui, il est décerné officiellement par la FIDE. »
    Et pour l'augmentation, il faudra fumer un peu moins de moquette, mon cher Reyes. Comme dit souvent Babar (véridique!): "Plus cher que zéro, c'est cher."

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