Avertir le modérateur

Fressinet - Page 5

  • Nancy : 88e championnat de France et 5 raisons...

    Le championnat de France a traditionnellement lieu fin août. Aucun autre tournoi n’est autorisé pendant cette période. La 88e édition se déroule à Nancy. Entre 800 et 1000 joueurs seront présents sur les
    7 à 8000 compétiteurs réguliers que compte la Fédé. Alors, Nancy, on y va ?

    Réponse fédérale ici.


    Voici cinq raisons d’aller jouer un peu, beaucoup et pas passionnément à Nancy.


    5 RAISONS DE LE FAIRE

    1. C’est génial, il y a toujours un jour de repos pour faire du tourisme.

    2. 11 rondes. Tournois à l’ancienne. C’est long et c’est bon.

    3. Super ! Je revois mes potes de toute la France. Enfin les moins fauchés.

    4. Chouette ! Cure visuelle des responsables et arbitres fédéraux qui s’empiffrent dans les restos sympas.

    5. J’adore jouer sans clim l’été. Cela me rappelle le Tour de France cycliste.

    5 RAISONS DE LE FAIRE PEUT-ÊTRE

    1. Y’a du soleil et pas de nanas.

    2. Bon entraînement car dans 50 ans, je veux gagner le Vétéran.

    3. Je parie que yora la clim dans les opens. La candeur me perdra.

    4. Jamais pris le tram. Et puis cette année, il y a Marie SEBAG chez les mecs. Alors, pourquoi pas ?

    5. Vraiment envie de massacrer les patates au Elo surévalué. Nan ? Si !

     

    5 RAISONS DE NE PAS LE FAIRE

    1. Génial, ça coûte un bras. FFE, m’en fous la crise.

    2. 11 rondes. Trop long, trop cher en afters. J’aime pas le camping.

    3. Super ! Peux pas revoir mes potes. Tous divorcés à cause des échecs.

    4. Sans Bacrot, Fressinet, et Vachier-Lagrave, je passe.

    5. Fais un régime. Voir responsables et arbitres fédéraux s’empiffrer, suis pas maso.

  • FFE : 12 commissions créées en 22 h ttc

    La FFE a créé 12 commissions comprenant 92 bénévoles dont des membres du comité directeur. Tout ce beau monde s’est réuni le week-end du 15 et 16 juin au siège de la fédé, à Élancourt (Yvelines) en présence du nouveau président Diego Salazar.

    Le tout a duré plus de 22 h repas et réunions annexes compris. Les rescapés non forfaitistes du précédent CD
    et qui ont joué le jeu de la démocratie étaient MM. Carvallo, Escafre, Fressinet et Mensch.

    Les plus aguerris à ces débats records (paraît-il) ont fait la pause « canard » : une promenade-détente indispensable à proximité du plan d’eau sis à la Commanderie des Templiers. Redonnons la parole aux « comités Théodule » ?

    Voir les nombreuses et importantes décisions sur cette page.

    • FFE_canards.jpgLes échecs chez Starbucks Coffe?
    • Nakamura reconnu par une serveuse dans un restaurant moscovite!
    • Cht de France de Nancy: hébergements Crous, dépêchez-vous!
    • Quand Salazar ira-t-il en Corse?


    Et encore plus à lire en mode zapping (sans s’enregistrer) sur le compte twitter d’Echecs 64

  • Mémorial Alekhine à Saint-Pétersbourg : fin de partie… en passant par Barcelone

    Мемориал Александра Алехина,aronian,guelfandLes fans ont longtemps rêvé d’un podium pour au moins un Français dans le Mémorial Alekhine. Cinq rondes avaient été jouées à Paris, dans le jardin des Tuileries.

    Les quatre dernières ont été fatales à Maxime Vachier-Lagrave à Saint-Pétersbourg. Et le rêve d’une première place s’est effacé comme des buts du Bayern au fond des cages de Barcelone.


    ‘MVL’ a perdu avec les blancs contre Vitiougov puis à la dernière ronde avec les noirs contre Aronian. Son avance de ‘+2’ le ramène à 50%... et à la 8e place, dernier des 4e-8e au départage. Fressinet a joué solide et a annulé ses quatre parties. Lui aussi termine à 50% (4,5 sur 9).

    Moralité : Le jeu d’échecs a été inventé en Inde, on le pratique très fort en Russie, mais à la fin, c’est toujours un Arménien qui gagne. Soyons juste, Boris Guelfand termine premier ex aequo, lui aussi avec '+2' (5,5/9) avec une très bonne gestion de tournoi.

    Résultats et photos sur le site officiel. On y voit notamment le GMI Mark Taïmanov (87 ans) remettre les prix aux joueurs et discuter avec tout le monde.

    Aronian (à g.), heureux avec Guelfand (à dr.) sous les yeux de Tara, la compagne d'Adams. (Photo: organisation)

  • Mémorial Alekhine : Énormes victoires des Français contre Kramnik et Svidler

    vachier-lagrave,svidler,cheymolLes spectateurs s’en souviendront. Les internautres n’en croyaient pas leurs yeux. Et tous les autres ne se lasseront pas de rejouer les parties. Vachier-Lagrave a battu Svidler sur une Grünfeld... que Svidler a cherché à éviter.

    Il a perdu le fil alors qu’il restait une paire de tours, un cavalier blanc et un fou noir. Le Saint-Pétersbourgeois préfère les parties complexes. Maxime a passé un cap dans ce volet parisien. Il a pris son temps pour exécuter techniquement l’ouvrage et prendre provisoirement la tête avec +2 (2 victoires 3 nulles).

    Le plus énorme a été Laurent Fressinet. Avec les noirs, il joue une défense risquée, la Tchigorine (1.Cf3 d5 2.g3 Cc6 3.d4 Fg4) sur les conseils de son secondant hongrois Richard Rapport.
    Un bon rapport qualité/prix celui-là. Vice-champion du monde junior 2012 derrière Ipatov et devant Ding, ce jeune de 17 ans a le même culot que Fressinet au même âge en beaucoup plus fort. Une sorte de 'all in' au bluff contre Kramnik ? Un hommage rendu à Alekhine pour une partie pleine de feux d’artifice ?


    fressinet,rapport,cheymol,kramnikKramnik n’a pu jouer la visse sur le début Réti. Fressinet gambite un pion, fait le grand roque. Psychologiquement, c’est gagné car Kramnik n’est plus chez lui. En d’autres temps, il aurait relevé le défi et trouvé le chemin le plus stressant pour les noirs. Mais Kramnik paraît absent dans ce tournoi. En fait, il est chez, lui... à Paris, devant répondre à moult sollicitations.

    Revenons à la partie. Les noirs ont trop de jeu pour la pièce sacrifiée d’un point de vue pratique. Partie d’école : roi au centre, pièces non développées, colonnes h et g ouvertes pour les noirs. Tout y est et Fressinet est en mode automatique.

    Kramnik abandonne au 32e coup. Il s’est fait massacrer avec les blancs. Si l’on avait masqué le nom des joueurs, on aurait parié ni sur l’un ni sur l’autre. Fressinet ne gambite jamais. Kramnik n’a pas perdu avec les blancs une partie lente en moins de 32 coups depuis sa jeunesse !


    Oui, ce fut une journée mémorable et ensoleillée. Fressinet, toujours bonhomme, répond aux sollicitations des nombreux joueurs de clubs chassant l’autographe à la sortie. La presse russe n’en a fait qu’une bouchée. Il enchaîne dehors, toujours dans sa partie.

    Fressinet aussi vient de passer une barrière. Kramnik n’est plus là-haut sur la montagne du Elo et invincible avec les blancs. Avec son nouveau préparateur de potion magique, le Français pourra encore sûrement surprendre. A Saint-Pétersbourg, la lutte pour savoir qui est le patron sur l’échiquier sera rude.

    Pour le plus fort tournoi joué à Paris dans les temps modernes, ces cinq rondes furent une réussite. De belles batailles, pratiquement pas de nulles de camouflage. Anand en embuscade, prêt à bondir en mode tigre. Aronian revient quand on le croit perdu. Des Français prêts à bien faire devant leur public. Une organisation à 2900 Elo respectueuse du joueur amateur et de club. Coucou et merci aux sponsors russes Filatov et Timtchenko. Suite et fin du tournoi avec les quatre dernières rondes à partir de dimanche à Saint-Pétersbourg.

    Ronde 5
    Svidler-Vachier-Lagrave 0-1    
    Anand-Ding 1-0    
    Kramnik-Fressinet 0-1
    Guelfand-Aronian nulle
    Adams-Vitiougov nulle

    Parties commentées en anglais sur le site de ChessBase

    Vachier-Lagrave est seul en tête avec '+2' (2 victoires, 3 nulles soit 3,5 sur 5) suivi de quatre joueurs à '+1' (3 pts sur 5): Aronian, Adams, Fressinet, Guelfand.

    © Photos site Éric Cheymol

    Vous avez loupé le direct « off » du tournoi ? Lisez les gazouillis en moins de 140 mots avec quelques photos sur le compte twitter d’Echecs 64 (pas besoin d’ouvrir de compte).

    Dimanche, parties en direct à 12 h, heure de Paris
    Sur le site officiel et commentées en trois langues : anglais, français, russe.


    Sur whychess.com ou sur chessbomb avec des analyses de l’ordinateur Houdini.

  • Mémorial Alekhine : Adams le pion à tous

    L’air pollué de Paris a-t-il donné des ailes aux joueurs? Cette deuxième ronde a été aussi palpitante que la première. Des parties spectaculaires ont effacé la nulle respectueuse des chemins sinueux de la Grünfeld Fressinet-Guelfand.
    Anand a souffert pour tirer sa nulle contre Vitiougov dans une finale de tours. Le Russe n’aurait pas dû échanger les dames selon Sosonko.

    Ding_504s_R2.JPGConcentration à 600 secondes
    Le premier à se présenter sur la scène est le Chinois Ding Liren. A 21 ans, c’est le plus jeune de la troupe. Plus de 600 secondes avant le lancement de la ronde, il arrive et se prend la tête dans les mains. Le compteur est lancé sur l’écran et égrène à rebours les secondes. Puis chacun prend sa place. Svidler devise avec l’arbitre principal, Boris Pastovsky.

    Les trois autres parties seront toutes gagnées par les blancs : Aronian-Kramnik, Vachier-Lagrave – Ding Liren et Adams-Svidler.


    Adams_R2_Cheymol.jpgAdams le pion à tout le monde
    Adams est le seul joueur à avoir fait le plein. Il a joué comme chez lui, case par case sur un système anti-Marshall. Il sera l’homme à abattre dans les prochaines rondes.
    (photo É. Cheymol)



    Kramnik : la Semi-Tarrasch, machine à perdre ?

    Kramnik, avec les noirs, s’est entêté à jouer la Semi-Tarrasch : on échange toutes les pièces pour passer en finale. Aronian a expliqué « avoir dévié le premier [par rapport à leur partie au tournoi des Candidats] ». A regarder la finale de pièces lourdes avec un pion passé central, on aurait pu croire que Kramnik avait les blancs et qu’il allait visser et concrétiser. Que nenni ! Cette fois, le Russe parisien a fait quelques fautes et n’a rien pu faire ensuite, ce qui remet Aronian en selle.

    Vachier_Ding_R2Cheymol.jpgMVL : enfermer des fous, c’est fou.
    Vachier-Lagrave part fait décoller sa fusée : la variante d’avance de la Caro-Kann. Clairement, il est en terrain connu : il a réfléchi 32 min pour ses 16 premiers coups alors que Ding a réfléchi le double.

    Le problème n’est pas là en fait : Maxime a sacrifié du pion pour enfermer les pièces noires. Du grand art… préparé à la maison. (photo É. Cheymol)

    La partie se terminera par un réseau de mat sans que les noirs aient eu la moindre chance de contre jeu avec un fou noir enfermé en f8 pour la vie (pions e7, e6, g7), un fou g8 et une tour h7.
    Ce bijou a été salué par tous les commentateurs, notamment la paire Pelletier-Mullon qui a fait du bon job avec ces parties très dures à commenter sans moteur d’analyse !

    Maxime reviendra-t-il plus fréquemment à 1.e4?

    Par certains côtés, cette partie me rappelle la partie dantesque Morozevitch–Vachier-Lagrave (Bienne 2009) où les noirs avaient aussi des pièces enfermées.

    Visite gratuite du blog d’Éric Cheymol, photos de la 2e ronde.

    Parties à revivre et commentées en anglais sur TWIC.

    Suivre les gazouillis en direct chaque ronde sur twitter Echecs64

    Les coulisses, les anecdotes, et comment s'y rendre, cliquer ligne suivante.

    Lire la suite

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu