Avertir le modérateur

ChessBase - Page 2

  • Un Vishy avec deux K bien frais svp!

    Pour gagner un championnat du monde, rien de mieux que d’inviter deux K. Comment? Grâce à l’Internet. Le nouveau champion du monde d’échecs, l’Indien Viswanathan Anand le confie dans un entretien en anglais en deux parties: Kasparov et Kramnik lui ont prodigué de précieux conseils à des moments critiques de son match contre Topalov.
    De son côté, Topalov disposait de 8792 processeurs, probablement prêtés par le gouvernement bulgare. Un presque ’K’ a donné un coup de main également: le numéro 1 mondial sur la liste du classement Elo, le jeune jeune Norvégien Carlsen, lui-même s’étant entraîné avec le 'retraité' Kasparov. La victoire de la psychologie et de l’expérience Kolossale contre la force brute des machines?
    Pas si simple comme le décortique Anand qui connaît les limites de la machine, mais qui a aussi fait appel aux ordinateurs dans sa préparation. Mais qu’ont-ils donc contre le Bulgare Topalov, qui a perdu le titre en s’inclinant avec les blancs dans la 12e et dernière partie du match? Lire les révélations passionnantes sur le site de ChessBase. L’importance des ordinateurs dans la pratique d’aujourd’hui: cliquer ligne suivante.

    Lire la suite

  • Gaston-Vladimir la gaffe

     

    Mat en un! Sûrement la pression de l’argent. Le champion du monde en titre, Vladimir Kramnik, le vrai, celui qui a même battu Kasparov en match, s’est fait mater en un coup comme un débutant par la machine dans la deuxième partie jouée le 27 novembre, à Bonn. Pire: il a joué, s’est levé, est allé siroter sa tasse de thé. De retour à l’échiquier, le manipulateur avait joué le mat, presqu’en s'excusant.

    medium_gaff-kramn.3.JPG

    Cette gaffe va faire une pub énorme. Surtout pour le logiciel vainqueur. Mais quand va-t-on arrêter ces matches de foire ? Dans les années 1980-1990, ils avaient un intérêt au sens où ils donnaient des directions de recherche pour améliorer le niveau des machines. Aujourd’hui, ces mêmes machines sont comme les calculettes avec le calcul intégral ou les équations différentielles: elles ratatinent 95% des grands maîtres en parties rapides comme en parties lentes.

    Alors, que prouve ce match? Rien. Que la machine gagne ou perde. Ou plutôt si: que l’émotivité joue un grand rôle, même à haut niveau. C’est si vrai que la sonnette d’alarme avait déjà retenti dans la première partie. Comme l’a magistralement démontré le commentateur officiel, le GMI américain Yasser Seirawan sur le site de ChessBase, Kramnik a loupé plusieurs suites nettes de gain dans la phase finale de la première partie. Humain, forcément humain. La morale de l’histoire: un match entre humains est beaucoup plus intéressant, même avec ses outrances qu’un match entre un Kramnik, en pleine ou petite forme contre un ordinateur. Car le seul vainqueur ne sera pas Kramnik avec ses 500 000 dollars ou son million, mais le sponsor. Au prix d’une dévaluation de la quintessence du jeu d’échecs et de la production par ces super grands maîtres des meilleurs coups. Rappelons-nous les quelques parties atroces de Kasparov contre Deep Blue en 1997. Match perdu. Et des gaffes, déjà.

  • DSK se drogue au direct

    Quelques mots d’un dinosaure français du Web échiquéen et animateur du site Notzai, Pascal Villalba alias Notzai. Après avoir cliqué sur la touche magique pour prévenir quelques connaissances de la naissance de ce blog avec la même émotion de gosse quand on se tâche le majeur avec la plume de l’encre, voici sa réponse blitz : « Reste plus qu'à le remplir... Don't forget que je suis l'inventeur du blog échiquéen (infos et états d'âme écrits à la première personne), présent depuis le 20 avril 1998 ! Echecs64, le nom n'est pas très original, et ça me rappelle forum64 ;-) amicalement, »

    Exact mon cher Pascal, et je suis même passé sous tes fourches caudines, à un moment où Notzai faisait feu de tout bois. J’ai l’impression, peut-être fausse, qu’à l’époque, les débats étaient plus enflammés et que la drogue (dure, très dure) du jeu d’échecs en direct semble aujourd'hui anesthésier tous les joueurs quel que soit leur classement Elo.

    « Sans transition », comme on dit à la télévision, j’attaque sur « du lourd », mais un peu réchauffé il est vrai : Dominique Strauss-Kahn alias DSK s’est drogué. Si, si. Mais à l’Internet, et au jeu d’échecs en direct. C’était pendant sa traversée du désert, au moment où tous ses potes socialistes avaient oublié son numéro de téléphone ; le pire, c’est que cette drogue se répand à la vitesse grand V en toute impunité : c’est gratuit, faut savoir jouer et avoir un peu de résistance. Et plus tu perds, plus t’es dedans ! Même les meilleurs joueurs du monde n’y échappent pas ! Lamentable ? Disons que c’est tendance et que si l’on veut voir le côté positif, ça développe les réflexes, ça permet de tester en peu de temps une variante en quelques clics-clacs ni vu ni connu. Attention, ne pas dépasser la dose prescrite, c’est un brise-ménage très efficace, ça rend un peu neuneu, on perd le sommeil et globalement, ça fait baisser le niveau.

    Certains s’en sont sortis comme DSK : il est retourné à la politique. Comme me l’a dit un jour Emmanuel Florent, grand ponte à TF1, et lui-même joueur à 2000 Elo environ, « il faut toujours faire ce que l’on sait faire de mieux ». Aujourd’hui la drogue est mondiale et même encouragée par les diverses retransmissions en direct de tous les plus grands tournois de la planète : on suit un super tournoi et en même temps, on fait des parties blitz en fond d'écran. Les plus habiles s’éclatent en « une une » soit une minute par joueur par partie sans compter les « lags ». Si Alekhine ou même Tal voyaient ça, je pense que tous deux y passeraient des heures comme aujourd'hui les grands maîtres Nakamura, Bauer, Short, Dreïev sur le site de ChessBase!

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu