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La boîte à çons - Page 8

  • La FFE a une panne d’ÉdF

    Dans la série cachez ces saintes que je ne saurais voir, la Fédération française vient de frapper un grand coup. A la soviétique, elle ignore jusqu’au 19/12 au matin, elle gomme le déplacement de quatre des meilleures joueuses françaises, invitées tous frais payés en Indonésie.

    Pas un mot
    jusqu’au 19/12 au matin, de ce match amical sur quatre échiquiers organisé par rien moins que la fédération indonésienne et l’école d’échecs du meilleur joueur local, le GMI Utut Adianto. Sophie Milliet a emmené ses collègues Maisuradzé, Benmesbah et Congiu à Djakarta, là où elle avait disputé un open en compagnie de Tkatchiev quelques mois auparavant.

    L’organisation de cette rencontre a été révélée par le site d’Europe Échecs. Au « Balto » d’EE – le forum france-echecs.com – les bavards ne se chicotent pas sur des âneries, mais font des remarques pleines de bon sens.

     Milliet,djakarta

    La La FFE aurait interdit aux joueuses d’utiliser le label ‘Équipe de France’ (ÉdF). Pourquoi pas.
    Cela me rappelle un ancien président fédéral qui sanctionnait les candidats maîtres au motif qu’ils étaient de vilains « professionnels » en devenir. Gagner de l’argent en jouant lui paraissait sale.

    2)  Tout le travail de préparation a été fait par Sophie Milliet. Tous les frais sont payés par les Indonésiens ! La tenue des Françaises a été confectionnée sur place. Aucune couturière n’était dispo à La Commanderie des Templiers, siège fédéral, France. La filière textile des Yvelines soufre en ce moment, il est vrai.

    • Constat 1 : Pas UNE LIGNE sur le site fédéral. La raison ? Sûrement parce qu’aucune joueuse n’est corse. Non, je plaisante. Chose rectifiée le 19/12 aux aurores. Merki qui ?
    • Constat 2 : Milliet et Maisuradzé ne sont pas sur la liste du vice-président fédéral, candidat à la présidence fédérale (Léonard Battesti), mais sur celle de son opposant (Diego Salazar). Est-ce grave, Docteur ?
    • Constat 3 : Elles sont allées là-bas (24 h de voyage) sans secondant ou entraîneur. Précision : Cornette aurait pu faire l’affaire. Mais il est aussi sur la liste du méchant Salazar, candidat à la présidence fédérale. Je rêve : suis-je dans un album de Tintin ?
    • Constat 4 : Un chicoteur de génie sur F-E nous apprend que nos champions de France ne sont que champions FFE car « la fédération n’a pas de lien de délégation par rapport à l’État français ». Conclusion : la FFE interdirait l’appellation ’EdF’ à des joueuses alors qu’en théorie, cette même fédération n’a pas le droit d’utiliser cette appellation. Interdit de rire.

    MISE A JOUR 19/12 au matin.

    Suite, peut-être à l’article d’EE qui se contentait de rapporter les faits, rien que les faits, puis à cette 'titte' nouvelle sur ce blog en reprise second violon méthode solo, le site fédéral a donné l’information sans commenter et l’a mise en ligne le 19/12 au matin avant 8 h30 ...

    Nous avons pu interroger, de manière presque imaginaire une grosse légume de la FFE sur les raisons de ce manque de soutien. Voici la version officielle (presque) imaginaire de ce grand moment du rayonnement international des échecs féminins français.

    « En fait, c'est un problème d’organisation interne. Il fait actuellement 34° C à Djakarta. On s'est dit qu'on pouvait faire le STRING MINIMUM. Après tout, les Françaises ont la cote à l’étranger, non? D’ailleurs les Indonésiens ont été ravis d’habiller ces dames de pied en cap. Et puis après, on s’est rendu compte. Politiquement, c’était chaud de rester muet, nous on s’était calé sur les températures hivernales de la Métropole, ben oui. Mais enfin, ils sont sympas ces Indonésiens. En moins de deux mois, ils ont réussi à confectionner une tenue à une équipe de France qui n’en porte pas le nom. On essaiera de faire pareil aux prochaines Olympiades. On a un peu plus d’un an. »

    Site officiel: INACHESS

    France-Echecs

    Site fédéral, genre en attendant Godot-Indo

    PS: Coucou aux Français présents à Pékin. Grâce au géocompteur, colonne de droite, on constate qu’ils consultent ce blog *;;) Battements de cils
    Le bonus : les gazouillis Echecs64 sur Twitter

  • Le Cap d’Agde : le mur du çon en moins

    C’est la magie du direct. Mélanger l’émotion et la bonne évaluation, voilà toute la difficulté pour commenter une partie d’échecs. La paire Geuzendam (New in Chess)-Short ou Geuzendam-Svidler s’en était parfaitement tirée lors du Mémorial Tal. On peut citer également les GMI britanniques Flear ou Conquest, rompus à l’exercice et de plus parfaitement bilingues. D’ailleurs Conquest a déjà exercé ses talents au Cap.

    Mais cette année, les budgets devaient être serrés. Interdit de rire. Les organisateurs ont embauché un pote. Un non titré, pas même titré dans un comité de la Fédé, mais pourtant un cacique classique présenté comme le « chroniqueur d’Europe Échecs ». Pas grave si ledit chroniqueur a fait sa fête à Marie Sebag dans EE. Sur place, ils s’ignorent superbement.

    Le direct est, paraît-il, plein de « euh ». N’est pas Robert Fontaine qui veut. Et pourquoi ne pas inviter un commentateur compétent ? Parce que nous sommes en France. Entre potes. La magie du direct. L’émotion coco, tu comprends ?

    Lu dans le bulletin n° 3, ces évaluations à l’emporte-pièce, simplement réfutées. Avec un budget monstrueux, le Cap d’Agde non seulement inflige aux internautes un commentateur faible techniquement, drôle cependant (« quand on prend des risques, on peut perdre »), mais ne lui procure même pas une attelle de silicium : un moteur d’analyse pour l’aider dans ses commentaires affligeants.
    Et dire qu’il faut payer 3 € le casque sur place. Vivement l’année prochaine : je vote pour le retour de Conquest. Il est drôle, modeste et pertinent.

    « Goryachkina s’est fait massacrer par Marie Sebag... »
    Faux.
    A plusieurs reprises, elle avait de la ressource, notamment avec 18.Cf5 !, un coup de défense d’ordinateur.

    « L’ouverture s’est jouée assez vite. La jeune Russe a très mal disposé ses pièces, notamment son Fou en d3. »

    Vrai.

    « Marie a joué avec une grande précision. »
    Faux.
    Marie Sebag laisse la jeune Russe revenir avec 27.Td8 ! quitte à jouer avec les deux tours contre la dame et les blancs ont encore des chances.

    Rebelote avec 29.Dc2 ! qui tient la maisonnette.

    Dans la phase finale, alors que c’est complètement gagné et que la Russe joue avec moins d’une minute contre 2 à la Française, cette dernière loupe trois coups consécutifs de massue : 36…Td6 !, 37…Txg3+, 38…Dc2 ! (imprenable à cause du mat et suivi de …Td1).

    « Il y avait quelques difficultés techniques, mais avec lattaque à l’aile-Roi, c’était assez facile. »
    Vrai. Lui, son tic, c’est : ‘facile’.

    Et ça continue :

    « Dans la partie Édouard-Ivantchouk, on a compris très tôt que les joueurs seraient assez satisfaits par le partage du point (...) Romain a vraiment joué "petit bras" avec les blancs. Il n’avait qu’une idée en tête : neutraliser Ivantchouk. »

    Rien de « honteux ». C’est un tournoi fermé double ronde qualificatif et prendre une nulle contre un favori est un bon résultat. Mais le commentateur n’a peut-être pas lu le règlement ou a demandé des conseils à son collègue Péniblet...

    P.S : Pour voir la partie (et les autres), c’est trop "facile" : la page est un peu planquée sur le site officiel, elle est ici.

  • Le petit business des échecs féminins

    Oui la fédération française s’entête à imposer un « échiquier féminin » en compétition jusqu’en Nationale III. Oui, c’est un problème pour beaucoup de clubs. Et oui, des joueuses à 1800 Elo se font payer pour jouer dans des équipes amateurs où tout le monde joue gratis.

    Oui, de nombreux clubs ont de la peine à trouver une « féminine » d’une force certaine voire d’une certaine force, quel que soit son âge. Et dans le Top 12 une très forte féminine est un énooorme avantage : un point d’avance sur huit échiquiers.

    Les ados tournent le dos ?
    Dans les petites catégories, il y a autant de jeunes filles que de jeunes garçons dans les écoles comme dans les championnats de France des jeunes. Après l’adolescence, ça se gâte. Le déchet de part et d’autre est énorme, mais plus accentué chez les jeunes filles.

    Les féminines se paient… de notre tête ?
    Conséquence ? Un effet pervers. Des joueuses à 1800 Elo maximum demandent à se faire payer pour jouer en Nationale II. Authentique et fréquent au moins en région parisienne. Certains clubs déroulent le tapis : inscription gratuite, cours gratuits avec un maître, inscriptions gratuites à des tournois. Le nombre de joueuses assez fortes étant assez limité, il y a un vrai petit marché.

    Licencier dans la rue !
    Souvent les clubs ne trouvent pas de solution : pas de féminine de rechange en cas d'absence imprévue ! Ils licencient alors des inconnues… qui ignorent tout des règles ! Ainsi, un ancien dirigeant fédéral avait pour habitude de contourner cette règle absurde d'une manière cocasse.


    En déplacement, et en cas de problème, il licenciait une jeune femme abordée dans la rue. Elle jouait la première (et la dernière) partie de sa vie, était dédommagée en espèces sonnantes et trébuchantes. Elle jouait son premier coup, et abandonnait. L’équipe ne perdait qu’un point sur cet échiquier – comme si elle avait perdu une vraie partie – sans être sanctionnée financièrement ou négativement au score.
    Et en 2012 ? Cette solution extrême pour contourner le règlement perdure… même si elle reste marginale.

    Les femmes sont des joueurs comme les autres
    Alertée par un joueur sur cette discrimination de fait, l’association féministe Chiennes de Garde a répondu qu’elle « avaient autre chose à faire ». Sûrement. Fischer disait que sur l’échiquier, "il n’y a pas de psychologie, seulement des bons coups". Il n’y ni sexe ni sexisme non plus. Seulement un manque de courage et un groupe de pression lilliputien à la fédération devant un règlement que personne n’ose affronter. Finalement, j’ai beaucoup de chance et aucun problème de conscience. Je joue depuis plus de 35 ans à l’échiquier masculin. Habillé.

    Ci-dessus, une partie de la championne américaine Jennifer Shahade jouant contre un homme nu afin de singer la partie que le peintre français et champion d’échecs Marcel Duchamp (1887-1968) avait joué contre Eve Babitz, essayiste californienne née en 1943, cette dernière étant nue.

    A voir absolument sur le site décoiffant de Jennifer qui a publié un livre remarquable sur Duchamp.

  • Encore une triche en Bundesliga ?

    Un grand-maître allemand de 22 ans pointant à 2532 Elo, Falko Bindrich, est suspecté de triche. En raison de fréquents aller-retour aux toilettes dans la première ronde de Bundesliga jouée samedi contre Tregoubov, le joueur était déjà dans le collimateur de l’arbitre et des joueurs de l'équipe adverse.

    Tregoubov alias "Très beau gosse" s’en est plaint à l’arbitre. Bindrich a dû ensuite rester vissé à sa chaise trois heures. Sa victoire dans une partie très compliquée a été décisive dans le match.

    Dans la deuxième ronde jouée dimanche matin, rebelote. Cette fois, l’arbitre l’a suivi au p’tit coin et lui a demandé s’il avait un téléphone portable (un ‘Handy’ en allemand)."Ja, ja" a répondu le joueur d’Eppingen, mais il a refusé de donner son appareil au motif qu’il contenait des analyses personnelles. L’arbitre a appliqué le règlement à la lettre : zéro pointé en cas de refus.

    Ben oui, dans le championnat d’Allemagne, on fait de la prévention. La partie en était au 10e coup. La pointe, si l’on peut dire, c’est que Bindrich affrontait Sebastian Siebrecht, le joueur qui avait énergiquement poursuivi dans les toilettes un tricheur confondu en juin dans le même championnat d’Allemagne ! Mais cette fois, Siebrecht n’avait rien soupçonné et a été alerté des manèges aux toilettes par ses coéquipiers.

    Le club de Mülheim qui a perdu samedi à cause de la victoire de Bindrich a demandé le dimanche la disqualification de la partie de Bindrich.

    Ce joueur doué très jeune est bien connu en Bundesliga (nulle avec Adams) et dans le championnat suisse (nulle avec Bauer, Kortchnoï). Pointe finale : il a battu le tricheur sanctionné Christoph Natsidis dans un tournoi du Premier Samedi à Budapest, en avril 2011.

    bindrich_2009.jpg

    Lutter contre la triche électronique
    Finalement, la triche dans les échecs professionnels est peut-être aussi répandue que le dopage dans le football professionnel. Mais c’est encore l’omerta sauf quand certains se font prendre.

    La parade arbitrale allemande « refus de confier un appareil électronique à la demande de l’arbitre » (en France, les téléphones sont conservés par les joueurs. Ils pourraient être confiés aux capitaines non joueurs...) semble temporairement éviter la fraude. En tout cas, cela évite toute poursuite gênante dans les toilettes...

    Communiqué de la fédération allemande (allemand)
    Le championnat d’Allemagne en direct, un vrai bonheur (même en différé).
    Les faits et une réflexion sur le "dopage électronique" sur ChessBase (allemand).

    • Toute cette histoire n'est pas claire? Falko se retrouvera-t-il au poste condamné à écoutez en boucle sur You Tube le grandissime Falco dans "Alles klar Herr Kommissar ?"


    Parlons échecs
    'Bac'
    (notre Bacrot national) s’est "décagoulé" en Bundesliga et marque deux points superbes de technique.
    Un jeune allemand de 15 ans, Rasmus Svane, met une bulle enthousiaste à l
    ancien champion du monde Kasimdjanov qui s’est emmêlé les crayons.

    Dans les autres équipes, on retrouve d’anciens et nouveaux champions : Jansa, Ribli, Hector, Nikolic et côté "péril jeune" l
    armada de Baden-Baden (Bacrot, Naidistch, Vallejo, Kasim, Nisipeanu, Gustaffson) et ailleurs Ipatov, Alekseïev, Howell, Parligras, Navara, Motylev etc.

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  • La tordante Vérat-cité du Dg fédéral décryptée

    Le directeur général de la FFE Laurent Vérat s’est exprimé un peu avant le championnat de France en août 2012. Pas sur le site fédéral – c’est trop loin –, mais sur… Europe Échecs-le site.

    Pour dire quoi ? Surtout pour ne pas insulter l’avenir au moment où le second candidat Diego Salazar avait commencé à dérouler son programme en vue des élections. A relire cet entretien, on a le sentiment que les dirigeants de la fédération et son plus gros salarié Laurent Vérat (non élu) se comportent comme si la FFE leur appartenait.

    Heureusement, Echecs 64 a pu aussi se téléporter au siège fédéral à la Commanderie des Templiers à Élancourt (Yvelines) et décrypter de manière presque imaginaire cet "entretien" du directeur général Laurent Vérat, le vrai, le tatoué fédéral.

    Décryptage presque imaginaire de l’interview, pardon de la publi-information d’août 2012, cliquez z'ici.

    P.S : Vérat s’était exprimé en 2010 dans EE-papier pour dire des choses similaires en mode chouinage. Voir les détails sur cette page du blog et l’inévitable réaction du président d’alors.

    Lire la suite

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