Avertir le modérateur

  • Textos texto d'avril : le top 12 devient Top 50!

    Vous êtes nombreux à m’envoyer des textos. Des indics de la FFE et d’ailleurs, des informations sérieuses et pas mal de blagues pour ce bli-blog.

    Seules vos blagues (ou presque) ont été retenues pour cette catégorie ‒ "Les textos texto". Des titres ont été rajoutés pour situer le contexte et l’orthographe a été "rattroupée" comme l’on dit dans le Doubs. Bon zapping !

    top12


    Le Top 12 de la bouillabaisse

    Marseille ferait forfait pour le Top 12. Dans la capitale phocéenne, les subventions, ça bout, ça baisse ; ils sont furieux à la FFE. Diego veut organiser un Top 50 sur le modèle des radios périphériques avec des bons d’achat chez Lidl pour les 3 premières équipes.

    Aldo la classe, Aldo en classe
    Ai reconnu Aldo Haïk sur une photo de Copains d’avant ; on a fréquenté le même lycée (Limeil-Brévannes) à dix ans pile d’écart. Même tête, même en seconde et c’était déjà un fort joueur !
    Son père a été prof de maths dans cet établissement. Aldo et son frère étaient des bêtes en tennis de table. On en parlait encore des années plus tard.

    Le match de la réconciliation
    Un match Clichy-Levallois Perret serait sur les rails. Le thème ? Voix-échecs pour faire de la tévé.
    Table 1 : Catoire-Patrick Balkany
    Table 2 : Carlsen, champion du monde et sociétaire fantôme de Clichy contre Mme Balkany.
    Jules Moussard et l’ex-Clichois Igor Nataf lanceront les parties en chantant : « a3 de jouer ».
    Match organisé par le président du « syndicat des perdants », Jean-Claude Moingt, déjà pardonné par Catoire.

    Boutombe en trombe
    Un Corse m’a demandé de te transmettre un texto de menaces : « J’irai cracher sur boutombe. » Réponds-lui via le courrier des lecteurs d’EE. Il n’existe plus, mais Babar transmettra en beauté sur l’Île.

    Camba-délice $$ nommé
    « T’aurais définitivement dû faire de la politique au lieu de militer limité. »

    Réponse : Un repris de justice succède à un repris de justice par la volonté d’un nul et d’un archi-bidon. Et mon équipe de N3 s’est mangée plein d’amendes et est reléguée. Annus horribilis ! La droite, Moingt et Battesti doivent revenir !

    Bois-Co minute soupe
    Bois-Colombes vainqueur de la N2, N3, N4, N5. C’est historique probablement dans l’histoire de la FFE. De quoi faire pleurer Mullon.

    Cherche club de fumeurs
    Dois déménager dans les Yvelines. Cherche club de crevards attachants qui ont horreur des subventions et des jeunes et où l’on peut fumer. Club physiquement proche de la FFE et de sa mare aux canards s’abstenir.

    La loose de Montbé
    « Championnat des jeunes à Montbéliard : parents connards ; enfants p’tits cons prétentieux. C’est la loose. J’exagère, mais j’en suis à mon 4e whisky. »

    Diego S. en Coupe de France : « a3 de jouer »
    Fasciné par la mousse de Moussard et son « 1.a3 de jouer » dans le junior, le président fédéral va ordonner aux deux joueurs ayant les blancs lors de la finale de la coupe de France de jouer 1.a3. C’est (presque) de la triche… car son club compte bien être en finale.

  • Montbéliard-Belfort : exportons nos patates et nos poireaux !

    Le championnat de France des jeunes se déroule traditionnellement sur deux semaines. Cette année, le record de 1233 jeunes de 5 à 20 ans est atteint à Montbéliard. Cette édition a été impulsée par Jean-Paul Touzé, président du club de Belfort décédé le 26 octobre dernier.

    OK 1300 jeunes, on a la quantité. Mais côté qualité, c’est plutôt patates et poireaux... Il suffit de comparer avec le même championnat actuellement en Russie.

    Axone, lieu superbe. Des centaines de tables impressionnantes. Une organisation fédérale rodée. Petit peuple consomme du Coca pas light, des frites et du McDo. La ville est contente pour l’hôtellerie. Les pizzerias enfournent.

    Mais quid de nos futurs champions ?
    Ben la France n’a pas ou mal cultivé son jardin. Du coup, on exporte nos « patates » et on montre nos « poireaux » au monde en direct. Magie de l’Internet. FFE fière comme un coq.

    La catégorie juniors filles: des précieuses ridicules ?
    Coucou, déjà t’as un nombre impair de participantes : 11… pour  9 rondes ! 6 joueuses ont moins de 1700 Elo. Un grand merci à la FFE et à sa responsable d’avoir encouragé « les échecs féminins » tant d’années. On voit le résultat. Un petit stage en Géorgie est conseillé.

    Juniors garçons : "a3 de jouer"
    27 joueurs seulement dont un à 1300. 6 joueurs au-dessus de 2200. L’espoir français Jules Moussard s’est mis en mode « foutage de gueule » en jouant « 1.a3 de jouer » à Borya IDER à la 3e ronde… Le père de ce dernier a été formé à l’école russe.

    "Borya n’a foutre de 1.a3." Il a été patient et a encaissé le point sans psychoter face à cette facétie.

    Entraîné en Russie, Moussard cesserait de faire une telle mousse ou serait privé de tournois internationaux. En France, on rigole. Mais n’est pas Nataf qui veut, (Nataf-Mullon en finale de Coupe de France) jeune homme.

    Sophie Aflalo joue depuis son plus jeune âge ces championnats. Sa participation dans le junior hypocritement désigné « mixte » où elle se bat comme à l’accoutumée résume ce tournoi : illisible.


    Autres catégories : plus on descend dans les catégories, plus il y a de monde. Mais pas de petits grands champions de demain. Le côté kermesse-je défends ma ligue ou je revendique mon drapeau (oeuf corse) est par contre omniprésent.
    Le championnat jeunes est devenu un championnat de masse. La FFE le « vend » à une ville. La FFE a même cédé un open. Ben oui, mon gosse n’est pas qualifié, mais il veut jouer quand même. Je dépose plainte ou j’ai une amende ?

    Champ de patates à perte de vue
    De leur côté, certains entraîneurs font leur beurre en faisant appliquer leurs propres modèles. Exemple-type : mon élève joue mon répertoire. Sous-entendu : c’est moins de boulot à préparer et on répète à qui mieux mieux qui la Défense Scandinave qui la Défense Slave.

    Sous-variante : on fait jouer des petites sous-variantes pourraves.

    Contrainte quasi-générale : gérer le diktat des parents-employeurs qui ne comprennent rien aux 64 cases. Leur dire gentiment qu’il ne faut pas faire de sauts de cabri au moindre point marqué par leur progéniture. Leur conseiller d’acheter des jumelles, de ne pas talocher leur môme en cas de défaite et de ne pas le mettre dans le coffre de la voiture (si, si, ça c’est vu !)

    Entraîneurs : septante ans de solitude
    Ces entraîneurs, il faut les plaindre. Une réunion menée par Darko Anic, El Director de la toute nouvelle direction nationale de l’entraînement (DNE), propose de mutualiser les expériences. Vraiment pas gaulois comme réflexe, mais pourquoi pas ?

    Entre des élèves feignasses, lâchement sollicités par les études, septante années de retard dans la transmission de la connaissance et une fédération longtemps dirigée par des enseignants à qui le mot « élite » donnait des… boutons, bonne chance les gars !


    Je ne lis pas, je branche mon moteur
    Pour finir, à peu près 90 % des jeunes joueurs n’ouvrent jamais un livre et n’analysent jamais par eux-mêmes leur partie post mortem. On branche le moteur et on se dit qu’on était à "+2". Devenir esclave de la machine, il fallait y penser.

    Je connais pas mes finales, chef !
    Autre défaut hexagonal. Au cinéma, on parle d’exception française. Bon. Aux échecs, pas mal d’argent public va dans le financement d’entraîneurs via les clubs sans vraiment de contrôle sportif ni de suivi d’objectifs. Sauf pour faire du chiffre et de la grosse mousse dans les écoles avec les petits n’enfants comme en Corse ou ailleurs. Cela fait bosser des smicards, c’est cool. Et un enfant représente a priori deux électeurs.
     

    Hormis les élèves entraînés par des MI/GMI issus de l’Est (comme le faisait Spiridonov en son temps), tout le monde se concentre sur les ouvertures et rien pour les finales. Bon, OK c’est la mode au top niveau et il faut être vivant au 15e coup.
    Résultat : nos jeunes jouent les finales comme des cochons d’Inde. Ceux qui sont envoyés dans les compétitions internationales se font laminer.

    A part ça, il y a des motifs de satisfaction ; des joueurs et joueuses combattants vont jusqu’au dernier pion quel que soit le résultat. Ne citons personne, ils se reconnaîtraient tous !

    Site officiel

    Site dédié de la FFE (grille américaines par catégorie, c'est super)

    Article de l’Est républicain avec album photos

  • Romain Édouard fait mal à Doubaï

    Doubaï 2014 : le vainqueur du traditionnel open des Émirats arabes unis est le GMI français Romain Édouard. En forme, il a gagné de superbes parties. Par deux fois, il a réussi une mission impossible que lui confiait l’agent Caïssa : gagner une partie plusieurs fois perdante ou largement inférieure.

    Première victime : le GMI indien Gupta, ancien champion du monde junior. Il ne s’en est par remis à tel point qu’il a commenté des parties sur chessbase.com. Cette « poubelle » a été sauvée par des coups de rein énergiques.


    201404_dubai_edouard.JPG8e ronde : Après un massacre sur une Ben Oni qui en disait long sur le degré de préparation de celui qui joue à "top chef variantes" pour Topalov, arrive la partie à 10 000 dollars de la dernière ronde.

    Édouard affronte avec les noirs le talentueux Korobov. Le Russe a sorti en Coupe du monde Nakamura, Kramnik, Caruana et Kamsky ! B a un beau CV. La partie commence avec une ouverture vicieuse et vissante à la Kamsky : 1.d4 d5 2.Ff4. Le Français ne joue pas tout à fait comme dans Bauer-Édouard (Calvi 2011).

    Il souffre quand même. Korobov a un bon petit avantage type "école russe". On moissonne quand on veut selon le plan. Bizarrement, il se déconnecte de l’école russe et n’envahit par la 7e rangée avec ses tours en échangeant les dames au passage. Édouard a ensuite l’intelligence de comprendre qu’il faut tout balancer contre ce joueur qui a montré dans le tournoi des problèmes pour « terminer » ses adversaires.

    Internaute, appuie sur la touche "Replay". Va chercher "Casino", le film de Scorcese. Tu vois la scène où Sharon Stone balance en l’air
    les jetons (47e seconde) ? Eh bien, c’est kif kif.  L’incroyable se produit effectivement. "Koro" fait un effet "bof" et perd les pédales. Un sacrifice de qualité suivi d’une attaque de mat couronne le Français qui termine seul en tête avec 8 sur 9. Bravo. Édouard empoche un cinquième (!) de la bourse totale des prix, soit 10 000 dollars (7 200 €).

    Le GMI Istratescu a bien digéré une défaite et est remonté. J’adoube ! Il a pris de sacrés coups de soleil ! Le MI Adrien Demuth a joué plus de 141 coups pour rien à la dernière ronde contre le Roumain Lupulescu. Ce seigneur va concourir pour le prochain Guinness du fair play. Nous y reviendrons.

    Résultats complets et grille américaine sur chess results

    Parties de la dernière ronde en ligne.

    Parties avec moteur d’analyse sur chessdom

    Le tournoi comportait une double ronde et un jour de repos avec un tournoi de blitz où Édouard est arrivé 1-4e ex aequo.

    Reportage vidéo et photo sur chessbase.com

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu