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Grand Prix FIDE à Élancourt : visite guidée

Le Grand Prix FIDE se joue au siège de la Fédération Française des Échecs, à Élancourt, dans l’abbaye de la Commanderie des Templiers de la Villedieu. Grand Prix de Paris 2013 car la capitale était la destination initiale. Mais pour un billet de 150 000 € de différence rien qu’en location de salle, le calcul a été vite fait par la FIDE.

grichtchouk_kibbitz.jpg
Les conditions de jeu sont superbes. C’est la dernière partie du Grand Prix de la FIDE qualificatif pour le championnat du monde. Ces grands maîtres de top niveau sont très très sérieux et leur concentration est immense. Les spectateurs sont notoirement absents et à peine désirés. Pour la FIDE, seules comptent les connexions Internet !

Une vingtaine de sièges leur sont réservés dans la salle où le commentateur officiel, le GMI Tiviakov parle en anglais pendant des heures en débitant seul idées et variantes. J’ai pas eu peur bien que ‘Tivi’ soit le portrait craché du tueur en série français Francis Heaulme.

Il est impossible de s’asseoir dans la salle de jeu sauf à faire un sit-in de protestation. Bon, l’arbitre principal Laurent Freyd veille au grain. De petits écrans de télévision retransmettent dans la petite abbaye tout en longueur les parties avec les temps.

Il n’y a rien à boire ni à manger pour les spectateurs. Il faut donc amener sa gamelle. Du coup, quelques joyeux drilles d’un club de banlieue sont venus avec le pack de bière qu’ils ont lâchement abandonné dans la mare aux canards toute proche face au siège de la FFE. Encore des joueurs qui ne sont pas écolos ! Les spectateurs les plus réguliers sont les chauffeurs de taxi ramenant les joueurs ayant fini leur partie à leur hôtel à Versailles.

frigo_gp.PNGLes toilettes pour spectateurs sont dans une bâtisse proche. L’alarme se déclenche quand on y pénètre, il paraît que c’est normal d’après les gens de l’accueil distribuant  gratuitement les cartons de type carte poste rectangulaire à l’effigie de chaque joueur permettant de ravir les chasseurs d’autographe. A part ça, le spectacle vaut la peine si l’on n’a jamais vu en chair et en os de tels champions ! Ils ne seront pas virtuels mais bien réels et tous abordables avec le kibbitz venu les interroger ou leur faire signer un bouquin.

Ronde 3 : Beaucoup de parties décisives

nak_bac_1_0.jpgBacrot en simultanée

Nakamaru-Bacrot 1-0 : on pouvait attendre du spectaculaire dans cet affrontement. On a eu une partie digne d’une séance de parties simultanées avec le Français dans le rôle de la victime consentante contre le GMI qui joue debout contre ses adversaires avec les tables réparties en fer à cheval. Étienne est passé complètement à côté et a donné une pièce dans le désert. Son calvaire a continué avec les questions ineptes de la conférence d’après-match. Tiviakov lui a demandé « s’il s’était préparé ». Bacrot, mi-colère mi-amusé lui a répondu qu’il se préparait « faure-ol-ze-gai-m’z » avec son accent français aussi fort que celui de Fressinet et qu’un camembert de Normandie.

Guelfand : école russe
Boris Guelfand fait les cent pas. Traduction, il est bien. Il a vissé de belle manière le Cubain Leinier. J’ai vu Boris gagner des dizaines de parties comme cela : il combine les principes de l’école russe avec le dynamisme qu’il injecte dans son jeu de pièces. Il a complètement cafouillé dans son avantage mais a fini par gagner.

Ivantchouk-Wang (1-0) : rien compris, mais Tchouki a fait danser puis chanter ses pièces.
mur_joueurs.jpgChouchou contre Tchoutchouk (Fressinet-Ivantchouk 0-1)
Une fois de plus, Laurent Fressinet, ex-chouchou fédéral, a montré qu’il est aux portes du top mondial : il se crée de bonnes positions, provoque les chances avec un opportunisme rieur comme quand il était 2300, rate un coup avec énorme avantage et finit par perdre cette fois. Il a joué trop vite de manière incompréhensible. Se faire déjouer par Ivantchouk n’est pas étonnant.

Ce dernier a cessé de se crotter le nez  – le signe imparable qu’il a une position supérieure – et s’est pris les mains dans la tête. Résultat ? Tchouki a mis la locomotive de l’arnaque en route et a fait tourner les tables comme un derviche ! Le Français s’incline. Dommage et quel gâchis car il serait revenu dans le tournoi après sa partie perdue la veille contre Caruana.

Giri-Tomate (Giri-Tomashevsky), nulle sans intérêt.
Faut pas arriver une heure après le début de la ronde, parfois, deux joueurs ont envie de rentrer à leur hôtel.

Grichtchouk-Ponomariov
Ai bien cru que Grichtchouk allait visser Ponomariov encore et encore. Pas compté le nombre de cigarettes que le Russe fumait en passant par la porte de côté pendant ses parties, mais Ponomariov est resté à la table. Même tête sérieuse qu’à ses 14 ans. Il se défend d’arrache-pied et prend une nulle méritée.


Site officiel, parties en direct à partir de 15h (jour de repos le 26/9)

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