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La FFE chambre Sokolov!

Andréï Sokolov est un ancien ancien candidat au titre mondial. C’est aussi un abonné au championnat de France et le seul Belfortain du National. Il a demandé à être traité de la même façon que les autres joueurs, à savoir, disposer d’une chambre et des repas gratuits.

Mais dans une lettre datée du 25 juin 2010, le président fédéral Jean-Claude Moingt écrit au champion: « Nous comprenons parfaitement que tu maintiennes ta demande de prise en charge des repas, qui constituent une réelle contrainte [pour Sokolov, note du blogueur]. Ce n’est pas le cas de l’hébergement dont le coût avoisine les 1000 euros.... Dans cette période de crise économique (…) il aurait semblé convenable que tu renonces à nous faire engager cette dépense dans la mesure où tu habites précisément à 11 minutes de la salle de jeu. » Et de pleurer la nulle pour dire que « l’ensemble des membres du bureau fédéral et du CD a été choqué par cette attitude » (…) Bien entendu, c’est ton droit le plus strict (…) » blabla.

Les zélus belfortains auraient également été choqués. Ah bon? Mais jouer un tournoi fermé d’une telle importance et rentrer à la maison tous les soirs ne permet pas de se concentrer pleinement, de se préparer en pleine nuit, de se réveiller à midi pour jouer à 16 h etc.

Ah zut! On ne peut plus débattre de cette question dans ‘Ça se discute’, l’émission de Delarue n’existe plus. Alors que faire? Poser deux questions:

1) Aurait-on lu la même lettre avec ce ton comminatoire si le championnat de France s’était déroulé dans la ville où habite Étienne Bacrot, Joël Lautier ou n’importe quel champion du club de Clichy?

2) Dans la série, 'les bonnes pratiques fédérales en matière d’économie et de gouvernance', pourquoi la FFE a-t-elle diligenté un audit des comptes de la ligue d’IDF alors que le résultat était grandement prévisible: RAS, tout est propre (la lettre de mission ici… et les conclusions ). Le coût de cette plaisanterie décidée par Moingt peut aller jusqu’au triple de la chambrée sokolovienne. Rions un peu: À quand un audit de TOUTES les ligues? Cela serait populaire pour une pré-fin de mandat.

Flash Belfort et livre Payot du jour, cliquer ligne suivante, le direct à partir de 16 h sur le site fédéral.

Flash Belfort (1)

Cornette fait partie des joueurs dangereux du National. En tout cas, quand nécessaire, il n'a pas peur 'd'envoyer' comme en témoigne la partie suivante.

Donner un coup de Cornette à Nimzovitch

Dans le tournoi d’avril 2010 de Malakoff, Cornette a atomisé une paire de maîtres bulgares; 16 coups pour l’un (Panbukchian) et 19 coups pour l’autre. Nous étions un 21 avril, tout était possible. Mais la façon dont Cornette a joué la Défense Nimzovitch a totalement sorti de la théorie le maître bulgare. Il gaffe seul en plein vol au 16e coup. Je n’avais jamais vu la position après le 6e coup. Vérification faite, il y a ‘bien sûr’ des centaines de parties sur ce thème, et apparemment aucune avant 1973. Qui a bien pu inventer pareille conception?

Kozhuharov (2412) - Cornette (2552)

Malakoff, 6e ronde, 21 avril 2010

1.d4 Cf6 2.c4 e6 3.Cc3 Fb4 4.Dc2 0–0 5.a3 Fxc3+ 6.Dxc3 De8?!

De8.JPG

7.f3 d6 8.Fg5 Cfd7 9.e3 e5 10.d5 a5 11.b4 f5 12.Fh4 axb4 13.axb4 Txa1+ 14.Dxa1 Ca6 15.Da3 Cb6 16.c5?? Cxd5 17.Fc4 Fe6 18.cxd6 Caxb4 19.Db3 cxd6 0–1

Les parties du tournoi de Malakoff (format PGN) ici

 

 

 

Le livre Payot du jour

Justemennimzo2.jpgt, lisez et relisez Mon Système (tome 1 et 2) et La Pratique de mon système de Nimzovitch. C’est mieux qu’un blitz sur Internet et on a l’impression d’être intelligent après l’avoir lu. À 11 euros pièce, c’est rentable.

Les livres d’échecs de Payot-Rivages


 

 

 

 

Commentaires

  • Tout à fait d'accord. Au lieu de persécuter ce pauvre Sokolov, l'équipe dirigeante de la FFE ferait mieux de restreindre ses frais de bouche.
    Ils sont tous gras comme des verrats !

  • A propos de Cornette et du Championnat de France, que penser de cette nulle dans le National B entre Apicella et Gozzolli ? Nulle ou Nuls ?

  • Le sous-titre de ce blog me semble de plus en plus usurpé. En lieu et place d’informations impertinentes, je lis de plus en plus des sautes d’humeur pour le moins désinformées.

    On nous invite à nous apitoyer sur le sort d’un joueur remarquable au motif qu’il a été invité (« et non contraint ») à ne pas faire engager de dépense supplémentaire, lequel redoutable sanction, a reçu une lettre en ce sens.
    J’ai quelque peine à imaginer qu’un ancien candidat au championnat du monde soit nécessiteux au point de ne pas disposer d’une pièce dans son domicile qui lui permettrait de préparer en toute quiétude un tournoi fermé. Le prix de l’immobilier belfortain aurait-il flambé au point de le contraindre de partager un studio HLM avec 6 enfants à charge ? On reste sceptique et les pleurs de compassion ont dû mal à dévaler des yeux tandis que les cris d’injustice ont dû mal à s’extirper de la gorge.

    En sus d’admettre cette invraisemblance, il convient de surcroît d’avaler une argumentation assez indigeste.

    D’une part, il faut admettre que dans le cas où le championnat se serait tenu près du logement d’une autre personne concernée, on ne lui aurait pas adressé la même remarque. (Ce qui relève de la supputation spécieuse) de l’autre, que la fédération est riche (Ah ! Bon ?) et peut payer des dépenses inutiles (ce qui contredit au passage la première partie tendant à prouver le bien fondé de la dépense d’hébergement). On cite pour preuve l’audit requis par la fédération des comptes de la Ligue d’Ile de France !! Et cerise sur le gâteau de la puissance argumentative, cet audit est prétendu inutile au motif qu’il n’a rien révélé. On se pince !!!!!


    Je reconnais qu’il s’agit de données techniques difficilement compréhensibles et dont la plupart des joueurs d’échecs se désintéressent. Mais quand on fait allusion ou on donne son sentiment sur certains actions administratives, il me semble nécessaire de jauger et d’évaluer ce dont il retourne surtout quand on prétend encore patiner ses écrits de journalisme.
    Sur le fond, je trouverai pour ma part, tout à fait normal, que cette grosse structure gérée par des « bénévoles » soit régulièrement auditée. Mais là n’est pas la question. Le contexte est pire et nécessitait une action. La ligue d’ile de France donnerait, à elle seule, matière à un véritable travail d’investigation journalistique.

    Cette saison a été marquée par une grave crise au sein de la Ligue à tel point que certains ont même espéré que la Fédération la place sous sa tutelle. On n’est pas dans l’anodin.

    La toile abonde pourtant en commentaire sur les événements de cette année. Il serait fastidieux à rappeler et la longue suite d’implication de tenant et d’aboutissants. Le lecteur intéressé pourra se reporter au blog du Canal St Martin ou au forum du Comité du 92.

    Il y aurait beaucoup à écrire donc. Je me contenterai de rappeler certains faits, partie visible de l’iceberg. Il y a eu une convocation de l’AG de la Ligue d’IDF proposant une augmentation du prix de la licence de un euro. Le jour de l’AG, ce point de l’ordre du jour est reporté pour être abordé en fin de réunion. Le jour même donc, un président de club porte cette augmentation de manière substantielle (représentant une augmentation totale de 7 euros pour le licencié A s’il vous plaît !) Ce président de club n’est autre que le trésorier de la Ligue, lequel avait tout loisir de stipuler le bon chiffre dans l’ordre du jour. D’autant plus, qu’il invoque l’état critique des finances de la Ligue d’IDF.

    Quand les membres dirigeants d’une Ligue évoquent un état très préoccupant de leurs finances pour justifier une augmentation inédite et conséquente du prix de la licence, il ne paraît pas anormal que la fédération nationale se penche sur ce sujet. Non ?

    L’audit a, du reste, établi que l’état financier de la ligue n’est en rien préoccupant (la Ligue a des placements). Les dirigeants de la Ligue ont depuis fait volte face. Ils ont fait campagne contre l’augmentation de la part FFE de la licence sur le thème « si je n’ai pas le droit d’augmenter comme je veux, eux non plus. » Dans un souci d’apaisement, la fédération a renoncé d’elle-même à cette augmentation. Et j’ai cru comprendre que sur le site de son club, le président de la Ligue se vante
    En revanche, l’audit ne rien dit sur l’explosion des frais de bouches de la Ligue d’IDF ni sur les budgets en déficit récurrent. (La Ligue s’est trouvée condamnée par la justice). Ce n’était pas son but.

    Il y aurait beaucoup à dire sur le petit monde des échecs. Et un blog d’INFORMATIONS impertinentes aurait sa place. Mais pour ce faire, il ne faut pas être retiré, se contenter de colporter des propos assez vague et faire preuve du sens objectif journalistique ou à défaut d'invetsigation, lequel décidément a du plomb dans l’aile dans notre pays où qu’on se tourne, fût-ce dans le petit monde des 64 cases.

  • M. Bouton,

    Je tenais à vous remercier sincèrement d’avoir abordé publiquement le sujet de l’audit que nous avons diligenté auprès de la ligue de l’IDF qui est, je vous le rappelle, un organe déconcentré de la FFE (si vous ne comprenez pas ce que cela implique, je vous invite à consulter le Code du Sport). Bien entendu, je vous suivrais parfaitement si cet audit avait uniquement pour but de vérifier que les comptes de la Ligue de l’IDF étaient bien tenus ; cela n’aurait eu aucun sens et nous n’avions d’ailleurs aucun doute la dessus ! Mais en réalité, cet audit avait pour objectif de vérifier dans quelle situation financière la Ligue se trouvait pour refuser de payer la quote-part de licences à certains comités départementaux, se défaussant ainsi sur la FFE. Il a permis de vérifier (l’audit) que la ligue de l’IDF avait fait le choix délibéré de réaliser des produits financiers au lieu de reverser à tous les départements franciliens ce à quoi ils avaient droit. Imaginons un peu ce que nous aurions trouvé sur ce blog si la FFE avait adopté la même attitude vis-à-vis de ses Ligues…

    En ce qui concerne le courrier adressé à Andreï Sokolov, je préciserai juste que nous n’avons jamais contesté son droit à occuper une chambre d’hôtel. Simplement, il a paru naturel aux membres du Bureau Fédéral de se poser la question de savoir si Andreï Sokolov avait vraiment besoin d’une chambre, alors qu’il habite à quelques centaines de mètres de la salle de jeu…

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