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  • Autographe de Fischer sur le drapeau US!

    Le 21 juillet 2005, le club Montpellier Européen a mis en ligne sur son blog un autographe de Bobby Fischer sur le drapeau américain! Le champion du monde 1972 n’accordait que très rarement sa signature aux amateurs. Un vétéran du club Montpellier Européen nous raconte par le menu comment il l’a obtenue... à Monaco. Allez-y, c'est désopilant!

    Montpellier Européen, c’est le club de Jean Py, l’organisateur du mémorable tournoi des Candidats à Montpellier, en 1985. Quelques photos historiques humoristiques ornent le blog du club. C'était notre minute, les nouvelles sont fraîches. La blogosphère est formidable.

     

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    La 'Une' de Life, en 1971, un numéro unique que l'on peut trouver sur ebay. Article passionnant, car Fischer est interviewé après sa victoire contre Petrossian à Buenos Aires, en 1971. Petrossian, dernier rempart soviétique avant Spassky, champion du monde en titre. Article où l'on découvre un Fischer abordable, agréable, faisant du cheval dans la pampa.

  • Gaston-Vladimir la gaffe

     

    Mat en un! Sûrement la pression de l’argent. Le champion du monde en titre, Vladimir Kramnik, le vrai, celui qui a même battu Kasparov en match, s’est fait mater en un coup comme un débutant par la machine dans la deuxième partie jouée le 27 novembre, à Bonn. Pire: il a joué, s’est levé, est allé siroter sa tasse de thé. De retour à l’échiquier, le manipulateur avait joué le mat, presqu’en s'excusant.

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    Cette gaffe va faire une pub énorme. Surtout pour le logiciel vainqueur. Mais quand va-t-on arrêter ces matches de foire ? Dans les années 1980-1990, ils avaient un intérêt au sens où ils donnaient des directions de recherche pour améliorer le niveau des machines. Aujourd’hui, ces mêmes machines sont comme les calculettes avec le calcul intégral ou les équations différentielles: elles ratatinent 95% des grands maîtres en parties rapides comme en parties lentes.

    Alors, que prouve ce match? Rien. Que la machine gagne ou perde. Ou plutôt si: que l’émotivité joue un grand rôle, même à haut niveau. C’est si vrai que la sonnette d’alarme avait déjà retenti dans la première partie. Comme l’a magistralement démontré le commentateur officiel, le GMI américain Yasser Seirawan sur le site de ChessBase, Kramnik a loupé plusieurs suites nettes de gain dans la phase finale de la première partie. Humain, forcément humain. La morale de l’histoire: un match entre humains est beaucoup plus intéressant, même avec ses outrances qu’un match entre un Kramnik, en pleine ou petite forme contre un ordinateur. Car le seul vainqueur ne sera pas Kramnik avec ses 500 000 dollars ou son million, mais le sponsor. Au prix d’une dévaluation de la quintessence du jeu d’échecs et de la production par ces super grands maîtres des meilleurs coups. Rappelons-nous les quelques parties atroces de Kasparov contre Deep Blue en 1997. Match perdu. Et des gaffes, déjà.

  • Le téléphone pleure…

    On ne s’en lasse pas. La niouz sur la « çonnerie du téléfon » (voir brève du 03.04.06 dans les archives) pointait du doigt un phénomène dont tout compétiteur moderne doit se méfier: les appels téléphoniques des amis. En effet, si votre téléphone portable sonne pendant une partie, vous perdez sur-le-champ.

    Match de Nationale III de mon club, Vincennes, dimanche 25 novembre 2006. Déplacement à Gien. Deux véhicules. La voiture ‘sandwich’ nous a devancé. La nôtre fait un crochet par le Buffalo Grill du coin. Évidemment, on arrive juste à l’heure. C’est beau, Gien, un dimanche de novembre. C’est mieux avec le téléphone portable de l’organisateur en guise de radioguidage. L’accueil? Sympathique. Les échiquiers sont propres et remplis de publicités locales. C’est rare et signe de dynamisme. L’arbitre veut que tout démarre à l’heure. Il nous loue les bienfaits de la cadence ‘Fischer’ (1h/20 coups, +40 min après le 40e coup, ajout de 30 s par coup) «où vous ne risquez pas de perdre au temps». L’est bien fier, l’arbitre. Plusieurs matches de notre poule se jouent dans cette salle ordinaire. Un classique des rencontres de ce type: le café est gratuit et bien fort. Il n’y a rien pour s’essuyer les mains dans les toilettes. La routine. En principe, nous sommes favoris. Au bout de cinq minutes, un portable sonne. Derrière mon échiquier. Frayeur. Mouvement à 90°, épaules comprises. L’arbitre arrive en mode piqué. Mon coéquipier Philippe est dépité. L’arbitre: « Je suis désolé, vous avez perdu la partie.»

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    Le drame, d’autant qu’après six coups, le camarade Philippe avait déjà un gros avantage! Récidiviste, va! C’est la seconde fois que cela lui arrive! La précédente, il n’avait pas été puni: son adversaire et lui-même étaient absents de l’échiquier au moment de la sonnerie. Et l’arbitre? Eh bien, c’était lui-même J Heureusement, nous avons finalement gagné le match. La femme de notre sonneur a gagné sa partie au temps, à 4 secondes du 40e coup, son adversaire oubliant le temps alors qu’il lui restait une minute dans une position gagnante. Leur future fille — qui va naître dans deux mois — a tambouriné de ses petits pieds en période de zeitnot maternel. Déjà en train de se rebeller contre son père.

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